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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 03:01

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Avec une ancre en plus sur le béret rouge , parce que j'étais dans la coloniale !                                        

      

 

J’ai perçu parfois une certaine ironie à l’égard des enfants de St-Michel, patron des soldats parachutistes ( qui pour aimeeeer et poûûûr souffrir n’ont pas deux moyens de trouver tout ça ! Pour eux sans aucun doute : ils vont chez les paras. Rengaine pour marcher au pas). 

Sous le béret rouge, parfois, passent de funestes pensées. Si le béret rouge est toujours de petite taille (les galettes chères au chasseurs alpins sont baptisées « fantoches ») c’est pour donner artificiellement plus de volume à une boîte crânienne qui se trouve être d’une taille souvent réduite. Je l’ai souvent observé dans les rangs impeccables que nous formions, fiers et martiaux, hurlant : «  larguez nous au Tchad ! » (Aucun d’entre nous ne savait précisément où était le Tchad, mais Bon Dieu ! Ce que les officiers pouvaient être fiers de nous ! Et nous fiers de nous !)

Par un réflexe parfaitement stupide dont j’ignore l’origine je me sens solidaire de ces gars là : souvent couillons, toujours tatoués, toujours violents…et  attachants quand même… Moi, qui suis anti-militariste par nature, pacifiste par vocation, et parachutiste par hasard. Une bizarrerie surnaturelle me fait chérir ce paradoxe. Je suis para, ils m'ont sauvé la vie, mais ceci est une autre histoire. Je n'ai pas besoin de les défendre, j'en suis.

 

Je fus nommé chauffeur du capitaine, je conduisais si mal qu’il prenait toujours le volant ; et c’est lui qui, par un extravagant retournement de situation, devint mon chauffeur. Et les sentinelles oisives me saluaient au passage du poste de garde. Avec un détachement sincère je leur rendais le salut sous l’œil éberlué du brave capitaine qui ne formula jamais aucun commentaire. Il devait avoir un peu de mal à me comprendre. Il n’avait pas été formé pour cela. Bien que bachelier (avec beaucoup de difficulté c’est vrai) j’avais refusé de faire la formation d’officier, mais j’avais fait acte de candidature pour les parachutistes d’infanterie de marine, et j’avais volontairement effectué une préparation militaire. Que pouvait il saisir à mes choix ce brave capitaine-chauffeur ? Pour moi, la poésie c’était déjà l’action. Mais cela je l’ai su plus tard, à l’écart de l’instinct.

 

 

 

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 03:12

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Quelques secondes en Casamance

 

 

 

La pirogue qui nous emmenait vers ces îles engluées dans le noir poto-poto à marée basse filait le long des palétuviers sans déranger les placides pélicans habitués - comme nos vaches le sont avec les trains - au passage régulier de ces belles embarcations toutes alourdies de cotonnade et de volailles ; alors juste avant la nuit la lumière prit durant quelques secondes une vibration violente qui fit hurler les couleurs, et cela se répéta ensuite tous les soirs pendant un mois nous donnant brièvement l'illusion que nous étions sous l'emprise d'une drogue violente.

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 03:02

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Je connais tous les bruits de la maison 

 

Je connais tous les bruits de la maison et le froissement du rideau à ton passage. Quand, dans le lit, d'un autre  froissement, tu te retournes et qu’une main alerte et vive comme un oiseau mutin se pose sur mon torse en cette heure où l’on va basculer.

Ton corps s’approche, ton nez froid vient se frotter à mon cou avec ce mouvement volontaire et exigeant qu’ont les veaux qui veulent téter. L’absence de timidité chez les femmes au lit m’a toujours stupéfait. Elles sont reines alors, et décident  de tout. Elles partagent en égoïstes.

 

Avant tout cela le tintement de la vaisselle dans la cuisine fut heureux. Immuablement il annonce le repas qui t’incombe depuis des siècles, et l’eau qui coule en puissance du robinet chromé trempe les feuilles au vert chou et la chair râpeuse des pommes de terre. Une chaise bousculée proteste de ce cri infernal et capricieux qu’ont les objets toujours en colère. Le feulement de la cocotte prend son élan très loin au cœur du bouillon et monte en puissance avec un souffle continu qui engage soudain une ronde mystique, à un rythme de pendule. La radio bavarde soliloque, incontinente. Le papier journal se recroqueville sur ses chères épluchures avec ce friselis léger qu’ont les humbles lorsqu’ils tournent le dos au monde : ils ont connu les ors, ont bâti des mondes et défait des empires, et choisissent enfin de se retirer dans quelque lointain et obscur monastère pour se vouer à leur repentance et à quelques menues tâches domestiques ; réserve inépuisable de grâces. L’univers n’est alors plus leur terrain de jeu, ils découvrent qu’ils ont mieux à faire. 

Le cul de la bouteille vient heurter la nappe d’un choc bref qui contient une sourde expression d’orgueil et de suffisance, le vin possède la clef de l’ivresse ; cela lui confère des droits, il ne l’ignore pas. 

Le téléphone sonne et brise cette paix si savamment installée. La chaise hurle de nouveau, on se lève, «  allô ? Ah…Salut. Oui ça va et vous ». En retrouvant sa place le téléphone ponctue sa participation d’un bref tintement de satisfaction. Stupide objet toujours content de lui. On tire la chaise qui, encore, se plaint. 

Ensuite la télé est une image qui prend la parole. 

 

Le bruit des pas qui montent et traversent la salle de bain. Dans les toilettes le remuement des pieds afférés qui mettent le corps en position. Et le silence très parfaitement et très consciencieusement entretenu. Et la précipitation soudaine du papier déroulé. Enfin le fracas de l’abat d’eau masque la glissade du linge remontée sur le corps. Une cataracte pour voiler le trop intime, n’est-ce pas vraiment exagéré ? Ainsi le premier geste de l’humanité vouée à la souffrance fut de couvrir sa nudité, quelle futilité annonciatrice de millénaires absurdes.

 

Le claquement sec de l’interrupteur qui fait passer brutalement de la douce lumière de veille, celle qui accompagne les lectures gracieuses, à la nuit la plus noire. Un chat grince comme une chaise. Dehors un sifflement de rapaces, et ton corps qui se tourne, sans un bruit.

Les rêves eux, sont silencieux.

 

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 03:56

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XLV

 

Le lendemain alors que je sortais pour tendre une peau de castor fraîche sur une branche de noisetier, un cheval seul approcha, dans le brouillard. Il fut d'abord un peu craintif puis tout à fait confiant. Je le reconnus, c'était celui de Sophia, un appaloosa très fin. Il avait dû sentir l'odeur de sa maîtresse et avait retrouvé sa trace jusque là.

Je puisais dans ma poche quelques noix sèches qu'il croqua goulûment. Il fut aisé de le saisir par la bride.

Amogh qui se réveillait tout juste s'exclama tout joyeux :

 

_ Oh la belle prise ! C'est le cheval de Sophia. En voilà un qui est bienvenu. Tu vois que le monde est beau Absalom.

 

Nous sommes restés là jusqu'au printemps, puis nous sommes redescendus de la montagne. Sur un plat herbeux nous avons aperçu quelques chevaux sauvages.

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Nous les avons suivis de loin pendant quelques jours, jusqu'à ce que la chance nous sourit. La harde s'était déplacée jusqu'à l'entrée d'un goulet qui conduisait directement à une reculée. Le fond de cette vallée étroite et taillée dans la roche s'achevait en cul de sac. Il nous fut aisé de pousser les chevaux dans ce creux et de les y maintenir le temps d'obstruer le passage avec des pierres et des branchages. Nous avons choisi trois chevaux robustes et peu nerveux. Nous avons libéré les autres. A l'évidence ces montures se souvenaient des hommes. Elles retrouvèrent vite leurs habitudes choyées. Ainsi équipés, dans le vent caressant venu de l'ouest nous avons dévalé les pentes.

Le lendemain une branche d'arbre portait des fleurs blanches.

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Le monde était voluptueux, nous pouvions toujours en jouir, plus que jamais. Sans mémoire, nous n'avions plus de regret et pas de remords.

FIN  de la saison 1

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 03:37

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XLIV

  Je poursuivis ma lecture : "...Ces groupes commencent à piller les grands centres, d'autres se réfugient dans des régions désertiques...Les survivants que j'ai croisés commencent à perdre la mémoire, j'en ai vu manger sans honte de la chair humaine. D'autres restent plus humains mais s'ensauvagent soudainement...Ils ont tout perdu de leur culture et ne connaissent que des gestes immémoriaux, comme poser des pièges, coudre des peaux, ou fabriquer des arcs."

 

_ La suite ?

 

_ Y a pas de suite, la note s'achève ainsi.

 

_ Cela veut dire que l'humanité a été anéantie et que le peu qu'il en reste ne sait rien ? Et qu'elle ne peut pas se renouveler ?

 

_ ça m'en a tout l'air.

 

Amogh partit d'un prodigieux éclat de rire. Entre deux hoquets et des larmes plein les yeux il suffoquait :

 

Ah quelle merveille Absalom ! Quelle merveille ! Nous serons les derniers et sans souci du lendemain.Nous n'avons jamais été plus libres vieux frère. Quelle chance ! Heureux celui qui n'a plus de mémoire et qui va dans le vent, sans but, sans envie, sans convoitise, sans regret, sans remords, celui qui n'a que la faim et la soif comme marotte, celui qui a la passion des prairies et des pentes, des soleils vifs et des "légions bleues", des brises et des odeurs de terre âcre, celui qui a les ongles noirs et du sang séché sur les joues.

J'étais stupéfait ! Jamais Amogh n'avait autant parlé!

(Suite et fin demain)

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 03:25

 

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XLIII

Moi non plus je n'y comprends rien. Je reprends : «  cette petite merveille de technologie génétique : un super virus de la grippe. Une version du H5N1 ( le virus de la grippe aviaire) génériquement modifié et sélectionné pour être transmissible par voie aérienne. Il en résulte une grippe qui entraîne une issue fatale pour presque 60 % des personnes infectées. Le taux de mortalité serait donc de trois à six fois supérieur à celui de la grippe espagnole. Entre 1918 et 1920 elle a exterminé de 50 à 100 millions de personnes.H5N1 en fera évidemment beaucoup plus : les liaisons aériennes, qu'il s'agisse de fret ou de passagers, et le tissu urbain sont bien plus denses et bien plus étendus qu'à l'époque. Ce chef d'oeuvre qu'est le super virus de Ron Fouchier et de son équipe du Erasmus Medical Center de Rotterdam (Pays-Bas) pourrait bien atteindre et même dépasser l'objectif de 60% de la population mondiale en quelques mois ! »

 

_ Cela signifie que l'humanité a été exterminé par un virus inventé ?Interrogea Amogh incrédule

 

 

En effet. D'ailleurs la note manuscrite le confirme je lis : «  ça y est le virus s'est échappé des laboratoires, il se répand comme une traînée de poudre, il fait des ravages considérables. Chacun cherche à se protéger du souffle des autres, les gens ne s'embrassent plus, les couples se défont. Quelques individus, et notablement des femmes semblent mystérieusement immunisées mais stériles.

 

(A SUIVRE)

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 03:16

 

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XLII 

Mais Sophia était morte. Déjà raidie. Une tristesse atroce nous accabla. Il était trop tard pour entreprendre quoique ce soit, nous avons dormi à côté du cadavre. Et au matin je l'ai parée, j'ai étendu sur son corps par moitié, de la glaise rouge, et de l'argile verte, poudres sauvées du désastre au bord de la mer. Nous l'avons portée dans la grotte. Je la savais coquette. J'ai placé une petite pochette odoriférante à côté de son beau visage. Elle contenait la sécrétion d'une glande de moschidés. La caverne soudain fut d'une douceur extrême. Comme un ventre. Nous avons laissé là quelques provisions : noix et viandes boucanées, et de l'eau dans une gourde de peau. Pour son dernier voyage.

_ Que faut-il dire ? Demanda Amogh

Je l'ignore,répondis-je... va , va chère Sophia, rentre dans ta maison.

_ C'est bien.

Nous sommes rentrés et nous avons ouvert les sacs. Parmi les provisions séchèes, quelques ustensiles ordinaires, et une petite poche emplie d'aspérules séchées qui embauma soudain l'espace, c'était le sac de Sophia. Dans l'autre, celui de sa compagne, il y avait un livre très abîmé. Amogh l'ouvrit, une page avait été marquée et annotée.

_ Lis Absalom, lis !

 

_ Le titre : « La théorie du Grand Complot mondial » par Jean-Luc Caradeau. C'est un vieux livre : achevé d'imprimer en octobre 2012. La page qui est marquée et annotée est la n°99. Je lis : «Le virus du jugement dernier est prêt :  la formule n'est pas de nous, elle vient du New-York Times qui consacrait son éditorial, le 7 janvier, à cette petite merveille de technologie génétique... »

_ Je ne comprends rien m'interrompit Amogh

(A SUIVRE)

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 03:19

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XLI

 

Au premières heures du jour, alors que Sophia dormait, nous avons quitté notre refuge. Le ciel était zébré de rose, sur un fond céruléen très pur. En temps ordinaires la journée aurait été belle pour la chasse. En deux heures de bonne marche nous étions au pied de la falaise. Il nous fallut longtemps pour trouver la sente abrupte qui conduisait à son sommet, elle débouchait au large derrière un mamelon couvert de neige. Nous avons gravi ce passage qui trahissait par des bruyères cassées et des genets pliés le passage encore récent de Sophia. Au sommet, la crête présentait un plateau parfait. En enjambant les sapins nains et les ajoncs tenaces et griffus qui crissaient sur nos chausses de peau rude, nous sommes parvenus à l'aplomb de la grotte. Sur la droite, en effet un curieux profil d'homme se dessinait. Et là le chêne décrit par Sophia. Sous une couche de neige fraîche nous avons trouvé les deux sacs de cuir.

Alors que le soleil se couchait nous arrivions tout juste à proximité de notre abri. Le ciel était fouetté de rouge vif. J'aurais aimé attendre l'arrivée de la nuit pour me remplir de cette paix, de ce silence profond, mais nous étions partis depuis longtemps et Sophia devait s'inquiéter. Et elle avait faim à n'en pas douter.

Amogh avait voulu que nous passions par le torrent, où des truites avaient été prises dans les nasses.

_  Cela nous changera de l'ordinaire et cette chair fraîche fera du bien à Sophia avait dit Amogh, qui, comme toujours, avait raison.

(A SUIVRE)

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 03:46

 

 

 

 

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XL

 

Mais ce cruel destin eut une conséquence qui bouleversa définitivement nos vies. Le monde en serait différent, et plus encore nous appréciâmes alors les languides heures, les joies soudaines, les poignées de framboises sauvages, les rondeurs chaudes, les plongées dans le sommeil quand il pleut dehors, les saveurs sauvages et les parfums féminins, entêtants et délicieux des tubéreuses sauvages, le jaune audacieux des iris au bord des marais, les ombelles gracieuses des herbes couronnées. Nous avons su combien il fallait jouir du monde à corps perdus, car nous serions les derniers. Nous avions compris ce qu'il était advenu, et l'homme est ainsi fait qu'il a besoin de savoir. Cette connaissance nous libéra car elle devint tout-à-fait inutile.

 

Voici ce qu'il advint.

 

Le lendemain Sophia fut terrassée par plusieurs crises, le souvenir fraîchement évoqué la bouleversait. Cela l'épuisait. Elle reprit connaissance quelques instants dans la soirée.

 Vous devez aller chercher les sacs cachés... Ils sont dans une souche de chêne mort, au bord de la falaise, en haut. Il y a sur la droite un éperon rocheux qui ressemble à un profil d'homme. Vous devez y aller... Promettez le !

Nous irons demain, c'est promis dit Amogh avec une douceur que je ne lui connaissais pas. Il caressa la main de Sophia qui sut que notre parole était engagée et que nous accomplirions son voeu sans attendre. Cela l'apaisa tout-à-fait.

(A SUIVRE)

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 03:43

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XXXIX

Elle poursuivit :

«  Nous avons tourné bride, mais ils étaient déjà sur nous. Un casse-tête en pierre s'abattit sur Eloneloa... J'ai vu... J'ai vu, son cerveau écrasé couler sur sa nuque... Elle est restée un instant bien droite, puis elle s'est effondrée. J'ai reçu un violent coup à l'échine. J'ai serré les jambes sous la douleur, mon cheval est parti au galop. Il était plus fin, plus rapide, dans ces bois touffus. Mes assaillants n'ont pas pu me suivre. J'ai chevauché longtemps... longtemps...longtemps. Jusqu'à un surplomb enneigé. Là, dans un creux d'arbre, j'ai caché mon sac et celui d'Eloneloa qu'elle venait juste de me passer pour que j'y puise une tranche de cerf fumé. Allégée j'ai cherché un abri. J'ai glissé au bas de la falaise et j'ai trouvé une minuscule grotte où je me suis glissée, après... »

 

Ce récit avait duré, il avait épuisé Sophia qui sombra de nouveau dans une sorte de coma agité. Amogh ne disait rien, mais je sentais dans son regard le reproche. Si j'avais mieux caché les chevaux sur la plage, tout cela ne serait pas arrivé. Je le savais mieux que lui. Une fureur lointaine monta dans nos âmes, une envie de meurtre, une envie de voir le sang des hommes bleus couler en abondance. Une folie meurtrière qui s'estompa enfin comme l'aube basculait dans la vallée.

(A SUIVRE)

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