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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 04:05

"Sapristi, mon cher Balthazar nous allons manquer de Duhomard, je file chercher des "enfant terrible" de Nicolas Reau 2009 et je vous parle de Max Stirner".

Ce qui fut dit fut fait ( voilà une belle phrase simple, si fluide et si pertinente)

Louis Grandclerc remonta de la cave avec douze flacons, sur l'étiquette on pouvait voir un dessin, celui d'un gosse qui tire la langue. Tout le monde pensait à un dessin à la Cocteau, mais Balthazar y voyait un portrait, celui de Rimbaud. Un peu dans le style du tableau de Fantin-Latour quand Arthur à l'air de dire "Merde à tous ces messieurs là", ça c'est Blaise Cendrars qui l'affirme et il n'a pas tort...

"En 1900 arrive en France le bouquin de Striner : " l'unique et sa propriété". Entre nous Nietzsche applaudissait au point de dire " je redoute de passer un jour pour son plagiaire". L'idée est si forte qu'elle est toujours active, elle peut se résumer ainsi : "anarchiste oui, mais anarchiste individualiste".. Pas de meilleure cause que la sienne. D'une certaine façon on retrouve cette pensée chez les anarchistes de droite, affreusement doués ; comme Céline, Léon Bloy est d'autres. Dont la cruauté est sublime certes, mais atroce avant tout, selon moi. Mais il y a là, c'est vrai, une fulgurance, une manière d'épopée solitaire qui reste touchante. Céline disait que pour écrire " il faut mettre sa peau sur la table"... Ce n'est pas faux. Mais cela n'empêche pas d'être une crapule ! Avant 1914, il n'était pas rare de rencontrer à Paris des jeunes gens à cheveux longs, arrogants, merveilleusement dédaigneux de tous les systèmes, libres absolument, et qui n'avaient qu'un seul culte "MOI".

Je n'en suis pas, mais je ne leur jette pas la pierre.

Un périodique diffusa cette pensée individualiste, il s'appelait "l'Anarchie", il n'avait ni directeur, ni rédacteur en chef, mais un porte-parole : un certain Libertad, infirme, qui s'appuyait sur deux cannes. Dans les églises il interpellait le prêtre et demandait la parole. Il n'était pas simple de le mettre dehors car il maniait ses cannes avec une redoutable efficacité. Il mourut en 1908 sous les coups de la police. Salut à toi Libertad !

"Dans son sillage l'anarchie a réuni bien d'autres figures, des ouvriers qui suivaient les cours de l'association polytechnique, ceux qui fréquentaient les universités populaires, car en ce temps ce qu'on savait on pouvait l'offrir, pas le vendre ! Et aussi l'on croisait des végétariens qui condamnaient tout meurtre et celui de l'animal, des fabricants de fausse monnaie par mépris de l'argent, des purs, des cinglés, des buveurs d'eau... Oui mon cher Balthazar des buveurs d'eau ! Et des indics de flics !

"Ouvrons vite une deuxième bouteille de Reau.

"merde à tous ses messieurs là !"

"merde à tous ses messieurs là !"

L'ancienne étiquette de l'enfant terrible. Nicolas Reau.

L'ancienne étiquette de l'enfant terrible. Nicolas Reau.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 04:03

https://www.youtube.com/watch?v=wRdXZRZ5lkE

"Toujours la propagande par le fait :Caserio poignarda le président de la République Sadi Carnot, lequel n'avait d'ailleurs jamais gracié un anarchiste, même si celui-ci n'avait pas de sang sur les mains ainsi qu'on l'a vu précédemment. Donc Sadi Carnot entendit pour derniers mots ceux de son assassin "Vive la Révolution!". Caserio fut condamné à mort et lorsqu'il quitta sa cellule de la prison Saint-Paul de Lyon pour monter à l'échafaud, un orage éclata et, le croirez-vous, la foudre frappa la guillotine... Un signe de Dieu ? Non, la plupart des anarchistes sont athées.

Ainsi allait l'anarchie en ce temps, avec une presse active et des poètes. De beaux poètes comme Jean Richepin, écoutons " les oiseaux de passage : l'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons (...) fils de la chimère, des assoiffés d'azur, des poètes des fous, et le peu qui viendra d'eux à vous c'est leur fiente". Et Laurent Tailhade à la plume acerbe qui glorifia l'attentat de Vaillant et fut lui-même victime d'une bombe similaire quelques jours après, il y perdit un oeil ce qui amusa beaucoup la presse bourgeoise. Ah oui, ça bouillonnait à l'époque !

Le gouvernement ne craignait pas les bombes de quelques exaltés, mais il redoutait les idées anarchistes plus fortes, plus efficaces, plus dangereuses. Fort des lois scélérates, il entreprit un vaste procès qui assembla 25 prévenus accusés d'association de malfaiteurs : des écrivains, d'authentiques bandits, des journalistes, des voleurs. On appela cela le procès des trente parce que 5 avaient pris la poudre d'escampette et notamment Emile Pouget le directeur du "père peinard" journal resté mythique chez les anars. Il y avait là sur le banc : Jean Grave théoricien de l'anarchie, Sébastien Faure également au service de l'anarchie et d'autres... Le procureur eut peur et obtint le huis clos. C'est dire si la république avait peur, mais tous furent acquittés, sauf un voleur. La république n'avait pas encore 20 ans, elle n'avait pas encore affûté ses techniques.

 Laurent Tailhade

Laurent Tailhade

Boum !

Boum !

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 04:02

"Il faut bien ici parler un peu des lois scélérates. 12 décembre 1893. Elles condamnaient dans la presse, les délits consistant à des provocations , actes de violence ou apologie de ces actes. Les socialistes dont le programme, à l'époque, avait des parfums révolutionnaires ( pas comme aujourd'hui) se sont émus. On ajouta donc à la loi cette précision " à but de propagande anarchiste". Les tribunaux correctionnels avaient dès lors le pouvoir de relégation (exil souvent en Nouvelle Calédonie), et d'interdiction de journaux qui rendaient compte des procès sensibles !

Jaurès ( je l'aime bien celui-là) tempêta " puisque vous voulez être sévères dans la répression contre les révoltés, soyez sévères aussi dans la répression contre les corrupteurs et les corrompus (...) Et le jour où le même navire emportera vers les terres fiévreuses de la relégation le politicien véreux et l'anarchiste meurtrier, ils pourront lier conversation."

"Savez-vous, Balthazar, je vous en prie ouvrez une autre bouteille de Duhomard, savez-vous que Raoul Villain qui assassina Jaurés, fut jugé en 1919 et fut... acquitté ?

Comprenez-vous parfois la colère du peuple ? 7

En 1936 " les anarchistes exécutent Raoul Villain sans que l'on sache s'ils connaissaient son identité" écrit Wikipédia. Moi je n'ai pas de doute, les camarades savaient qui était ce triste sire.

Revenons à notre histoire.

Après l'attentat de Vaillant contre les députés (voir hier), Emile Henry jeta une bombe dans un beuglant, un de ces bals populaires " je ne me suis pas attaqué aux juges, à la police, aux pouvoirs publics, j'ai frappé des gens qui écoutaient de la mauvaise musique" expliqua-t-il.

Fatale dérive, l'anarchie n'est pas le terrorisme !

Jaurés pas anarchiste mais juste

Jaurés pas anarchiste mais juste

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 04:09

"La propagande par le fait eut un autre acteur : Auguste Vaillant. Le 9 décembre 1895 il jette une bombe à l'assemblée nationale. 80 blessés dont une soixantaine de spectateurs parmi eux Vaillant lui même. Plusieurs témoins avaient vu la bombe lancée, un cylindre d'environ quinze centimètres de long qui fit un bruit semblable " à celle d'un immense sac en papier qu'un enfant eut crevé par jeu. La détonation avait produit un éclair bleu d'une rare intensité."

Ce fut l'indignation générale et les socialistes ne criaient pas moins fort. Quelques journalistes prirent la défense de Vaillant et notamment Edouard Drumont pourtant d'extrême droite et antisémite qui écrivit ironiquement : " il s'est trouvé un scélérat de plus qui n'a rien compris aux enseignements de la société nouvelle. Le vol mérite les hautes distinctions quand il atteint des millions. On lui a montré des coquins qui ont trafiqué cyniquement leur mandat en rentrant triomphalement au palais Bourbon pour y faire des lois." Il est vrai qu'entre le trafic de légions d'honneur et le scandale de Panama ( qui ruina bien des pères de famille), les puissants ne montraient pas l'exemple. Les temps ont-ils changé ?

Vaillant aux assises expliqua qu'il n'avait pas voulu tuer, "sinon j'aurais apporté une bombe plus grosse!" Il fut condamné à mort et n'avait tué personne pourtant. Il refusa le verre de rhum devant la guillotine " je ne suis pas un assassin, je n'ai pas besoin d'alcool pour avoir du courage."

Les auteurs du scandale de Panama retrouvèrent eux une confortable liberté. Ils avaient pourtant eu à faire au procureur qui fit condamné Ravachol. Mais la procédure fut en l'occurrence plus douce...

Vengé mais épouvanté, le gouvernement fit passer en urgence une série de lois, les lois scélérates, qui autorisèrent la répression et muselèrent la liberté d'expression. Les députés savent se protéger.

Auguste Vaillant

Auguste Vaillant

Anarchie ? Ah oui (14)
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 04:07

"Ravachol, ce nom évoque irrémédiablement l'anarchiste dans toute son ampleur... C'est un peu exagéré. Car le bonhomme n'est pas sans reproche. Il s'était fait une spécialité : le meurtre des dévots, il dépouilla aussi une morte enterrée depuis plusieurs jours. Quand il fut arrêté la société respira mieux. Il est vrai que depuis plusieurs mois des bombes explosaient à Paris, on les plaçait au 2e étage des immeubles, c'est là parait-il que cela faisait le plus de dégâts. Les cibles étaient des magistrats. Le climat était tendu. L'arrestation de Ravachol arrivait à point.

Dans cette France des années 1880 - 1900, la république est encore neuve, le syndicalisme balbutie, le patronat n'a pas encore trouvé d'habiles répliques aux émeutes, les salaires sont bas, les journées de travail sont de 10 à 11 h. Le gouvernement a, comme objectif essentiel, non pas la satisfaction des revendications mais le maintien de l'ordre. La corruption va bon train.

Le procès de Ravachol met la police sur les dents. Tout le monde est persuadé qu'une bombe sera placée dans le tribunal, des arrestations préventives se multiplient dans les milieux anarchistes. Ravachol reconnait tout et donne des détails. Oui il a posé la bombe devant la porte de M. Bulot susbtitut "parce qu'il avait requis la peine de mort contre un père de famille. J'ai voulu faire comprendre à ceux chargés d'appliquer les peines qu'ils aient à être plus doux."

Oui il a fouillé le cercueil d'une morte "on n'enterre pas une morte avec ses bijoux alors que des enfants meurent de faim".

Condamné à mort, il monte à l'échafaud en chantant " si tu veux être heureux, nom de Dieu, pends ton propriétaire".

Les anarchistes ne furent pas unanimes à soutenir Ravachol, certains de ses crimes étaient horribles, On l'accusa à tort d'un être agent provocateur. Elisée Reclus ( grand géographe) lui rendit hommage. Et comme son seul nom suffisait à faire trembler les bourgeois, il entra dans la légende anar. Il y est encore.

Ravachol

Ravachol

Anarchie ? Ah oui (13)
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 04:03

"Alors que Fernand Pelloutier , l'organisateur des bourses du travail , oeuvrait dans le syndicalisme anarchiste, d'autres optèrent pour une voie individuelle, plus insensée et plus tragique.

"Clément Duval, ouvrit ce chemin. Le 5 octobre 1886, une bande investit la maison d'un peintre réputé à l'époque et aujourd'hui inconnu (Madeleine Lemaire) spécialiste des fleurs... Les visiteurs emportèrent bijoux et argenterie, brisèrent le reste, et allumèrent un incendie vite maîtrisé. Clément Duval qui mena cette équipée fut rapidement interpellé. Il revendiqua la qualité d'anarchiste et son appartenance au groupe de "la panthère des Batignolles". A son procès il reconnut les faits et précisa que la propriété individuelle n'ayant aucune source légitime il était logique de s'approprier le bien d'autrui pour la cause. Il est vrai que le butin avait servi à aider un ami en prison. Son avocat plaida ainsi : " Duval n'est pas un malfaiteur, mais un homme qui met sa vie au service de ses idées".

Intraitable, Duval menaça les magistrats et le jury de la dynamite.

"Certes Proudhon avait bien écrit cette fameuse phrase "la propriété c'est le vol" mais c'était la première fois que la formule devenait, en quelque, sorte réalité ! Les socialistes étaient effrayés. Mais d'autres se disaient que, somme toute, ce qu'avait fait Duval n'était pas si illégitime, puisqu'en face, les bons bourgeois s'engraissaient. Comme le gendre même du président de la République qui vendait des légions d'honneur (énorme scandale de l'époque). Pourtant Duval fut condamné à mort alors qu'il n'avait pris la vie de personne ! Sa peine fut "adoucie", il partit pour le bagne duquel il s'évada.

Cette affaire fut longuement commentée, la cause était-elle compromise ou relancée ?

Albert Goullé estimait que "la reprise individuelle" ( la formule fit flores) n'était pas une solution acceptable. Les anarchistes ont débattu sans fin sur ce thème. Vint alors Ravachol !

Clément Duval

Clément Duval

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 04:05

"La propagande par le fait a profondément changé la manière dont l'anarchie allait être perçue dans la société. Netchaief proclamait : la parole n'a de prix pour le révolutionnaire que si le fait la suit de près. Il nous faut faire irruption dans la vie du peuple par une série d'attentats désespérés, insensés, afin de lui donner foi en sa puissance, de l'éveiller, de l'unir et de la conduire au triomphe.

" Dans cette lignée allaient apparaître quelques exaltés qui marquèrent les esprits, et comme d'habitude le mélange fut habilement entretenu par la bourgeoisie. Dans l'esprit commun l'anarchie fut le désordre.

"J'avoue avoir de la tendresse romantique pour quelques uns de ces anarchistes si désintéressés qu'ils payèrent très lourdement leur engagement."

Louis Grandclerc ouvrit la troisième bouteille de Duhomard.

"En attendant donc le grand soir, les anars rédigèrent des tracts sur la manière, par exemple, de mettre le feu à une caserne. D'autre voulait faire sauter le palais Bourbon, ou la banque de France, ou le palais de l'Elysée. Mais il était plus simple de le dire que de le faire. Alors c'est la statue de Thiers ( le massacreur de la Commune) qui fut choisie et à peine écornée par une petite bombe mal fichue. Savez-vous que cette action, en réalité, avait été télécommandée par le préfet de police Louis Andrieux, qui avait infiltré ses flics dans les groupes anars.

Dans le même temps, en Saône-et-Loire, près de Montceau-les-Mines, un mouvement s'était levé pour contester le directeur des mines, un certain Chagot, patron infect qui ne voulait tolérer "aucune manifestation antireligieuse, ni sociale". Une bande ulcérée se répandit dans la campagne, abattit quelques crucifix, envahit quelques maisons bourgeoises et maltraita un notaire.

"L'effet fut désastreux. La révolution ne vint pas et ceux qui avaient un peu de sympathie pour les anarchistes prirent peur. La propagande par le fait n'avait pas de sens sans une organisation bien pensée. Les syndicats furent le levier de cette future action. Les syndicats furent sortis de l'ornière corporatiste ( elle existe encore dans la presse par exemple entre journaliste et ouvrier du livre). Les syndicats furent placés sur la voie du fédéralisme, et ne refusèrent plus la violence dans les conflits sociaux. Et la grande idée de la grève générale devint omniprésente. Elle seule peut susciter de grandes avancées. Bien plus tard c'est elle qui imposa au front populaire des réformes essentielles ! La grève générale a été alors plus efficace qu'un programme politique un peu tiède. On lui doit les congés payés et la semaine de 40 h entre autres...

"Je dis à ceux qui ne sont pas syndiqués : vous avez le droit. Mais soyez cohérents : refusez les congés payés, la durée de travail limitée, acceptez le travail des enfants, etc...

Ah je vous entends couiner d'ici ".

Balthazar ne disait rien et reprit un Duhomard.

Anarchie ? Ah oui (11)
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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 04:03

"Les anarchistes considèrent-ils le suffrage universel comme la meilleure manière d'agir ? Certes non ! Le suffrage universel tel qu'il est pratiqué est une duperie ! C'est une parfaite illusion ! Oh oui, c'est mieux que la dictature pure, mais c'est très loin d'un idéal.

Comment confier son pouvoir pendant plusieurs années à quiconque.

Par exemple : un maire élu ne peut pas être démis de ses fonctions s'il n'a pas commis de délit. Je l'ai vu plusieurs fois. Le voilà contesté dans son conseil municipal, mis en minorité, le budget n'est plus voté ... Le préfet intervient expédie les affaires courantes : salaire du cantonnier, du chauffage de la mairie, des indemnités des élus. Le préfet incite le maire à démissionner, mais si celui-ci ne veut pas, il peut rester ainsi jusqu'à la fin de son mandat. Isolé certes, mais élu !

Donc les anarchistes ne participent à cette mascarade. Ou bien ils votent noir !

Ils ne veulent pas , comme disait Jean Grave, que l'Etat fixe le salaire de l'ouvrier, car accepter cela c'est reconnaître de facto à l'Etat le moyen d'exister ! Il déclarait aussi " avec le suffrage universel vous n'aurez que des moutons de Panurge, des hommes qui ne penseront que par leur député, vous aurez à compter avec tous les ambitieux. Au lieu d'aller bêtement à l'hôtel de ville lors d'une révolution, pour y proclamer un gouvernement, il faut y aller pour fusiller ceux qui tenteraient de s'y établir.

C'est alors qu'en 1876, l'insurrection fut proclamée et plus encore " la propagande par le fait", comme l'appela Paul Brousse.

Anarchie ? Ah oui (10)
Anarchie ? Ah oui (10)
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 04:02

"Exclus (1872) de la première internationale ( Marx a foutu dehors Bakounine), les anars et leur amis organisèrent leur propre congrès. Il se déroula à Saint-Imier (Suisse) dans la vallée jurassienne de la Suze, On les appela dès lors les Jurassiens. Il y avait du beau monde, des Espagnols, des Italiens, des Suisses, des Américains, d'anciens communards. Le principe fédérateur fut approuvé. Chacun restant absolument libre en se rejoignant sur quelques principes de base : refus de l'autorité et d'un pouvoir centralisateur.

"Aujourd'hui encore j'entends nombre d'amis s'étonner qu'un anarchiste puisse adhérer à une fédération. Une fédération n'est pas un parti. Elle ne donne aucune consigne. Elle propose des orientations à suivre ou non. Il reste qu'un anarchiste ne peut pas être raciste, c'est contre-nature. Pas de raciste à la fédération. C'est ainsi. Vous penserez peut-être que nous empêchons donc l'expression d'une liberté ? C'est votre droit, mais la limite à la tolérance c'est l'intolérable. L'anarchie ce n'est pas n'importe quoi, c'est l'harmonie, je le répète.

Face aux marxises autoritaires et centralisateurs s'opposait dès lors le principe libertaire et fédéraliste. La Commune de Paris pourtant chère au cœur des anarchistes avait créé ce rouage centralisateur - le comité de salut public - qui, déjà en avait agacé plus d'un.

Alors que la démocratie commençait à s'imposer en France d'une façon assez proche de celle que nous connaissons en s'appuyant sur la République, qu'elle allait être la position des anarchistes ? Elle est encore aujourd'hui assez partagée.

Anarchie ? Ah oui (9)
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:44

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