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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 06:53

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui, Jérôme Mâchecouille

Répugnant personnage qui dirige 'hyper bouffe" la grande hyper surface où l'on s'échoue entre le rayon des yaourts et celui des croquettes pour chien, sous une lumière glacée. C'est triste à crever ! 

Des caméras pivotent à la recherche des clients. Impossible d'embrasser sa fiancée d'un petit baiser mutin sans sentir le zoom sur sa nuque qui vous fige le sang comme le canon d'un 6-35.

On peut s'amuser à déclencher les minuteurs au rayon "cuisine" mais il faut être vif et habile. Dix minutes après votre passage cela fait un beau raffut.

Les vigiles montrent les dents.

Impossible de tomber amoureux d'une caissière, elles changent tout le temps d'horaire et de postes. Ou alors c'est un amour d'autant plus beau et pur qu'il est fugace. A peine le temps de croiser de beaux yeux entre les "bips" du P.Q. et ceux d'une tablette de chocolat aux noisettes... Atroce !

Impossible de ne pas entendre cette musique recuite qui vomit ses rengaines dans les rayons.

Mais on y va quand même, bien obligé...

 

 

extraits : "

En revenant justement du vignoble où Balthazar était allé en reportage, le journaliste croisa Mouloud.

_ Hé salut Mouloud ! Tu distribues ton dernier tract ? Donne m’en un. De quoi s’agit-il ?

_ On défend les caissières d’Hyper- Bouffe. Elles sont sous-payées puisqu’elles n’arrivent jamais à dépasser 20 h de boulot par semaine. Et 20 h sectionnées en portions d’une à deux heures. 8 h – 9h, 11h – 13 h, 16h -18 h ! Tu signes la pétition ?

_ Deux fois plutôt qu’une. Qui est ce foutu patron ?

_ Jérôme Mâchecouille, l’un des pires, du Thouarsais. Tu ne le connais pas, il vient d’arriver. Avant, il était cadre à France Télécoms. Il a quitté quand les règles se sont assouplies. Il n’a pas aimé. Mais tu ne vas pas tarder à l’interviouver, parce qu’on va te lui foutre une grève de longue durée."

Chroniques noires à Thouars (13)
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:46
Chroniques noires à Thouars (12)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui : Marcel Marcel

Ah je l'aime celui-là. De l'anar pur jus. Vigneron à Oiron. Il fait du vin comme M.Jourdain fait de la prose, naturellement, sans se prendre le chou, avec un bonheur enfantin. Il n'aime pas les gendarmes, mais sera le parrain du fils d'un galonné. Il n'aime pas les curés, mais trinque avec le sien. En vrai il est comme Brassens : "anti-rien" ce qui est bien plus subversif que les "anti-tout". La convoitise, celle des autres bien sûr, va le broyer, mais on saura combien il fut généreux, courageux, beau, aimant, doux, et fou de liberté.

Marcel est l'un de ces hommes qu'on peut rencontrer par chance et que l'on aime par nature.

extraits ( dans le secret de Marcel et Marcelle Marcel)

"Les vins blancs de Marcel avaient des arômes d’acacia et des fraîcheurs de menthe ; ses rouges avaient le goût salin des encres faites pour les romans de Balzac, et les récits de Cendrars. Quand on avait le nez dedans on voyageait dans les âmes, et l'on arpentait des méridiens. Ces cuvées, émouvantes à faire pleurer, n’avaient jamais atteint de tarifs exorbitants, de ceux auxquels elles auraient pu prétendre, sans honte.

On croisait dans sa cave toute une humanité bigarrée, des blancs, des noirs, des jaunes, du bleu de travail et de la cravate de banquier. Tous fraternels et un peu cabossés, n’ayant que peu d’estime pour leur patron. Des étrangers lointains venaient aussi. Un japonais par exemple qu’on vit de plus en plus hilare au fur et à mesure des dégustations. Il n’arrivait pas à dire « cabernet » et s’obstinait à dire « coubarnaïe » ce qui nous fit tous bien marrer. Et plus on rigolait, plus on buvait. On croisa aussi un Papou. Il était venu pour la foire expo de Thouars consacrée, cette année là, à la Nouvelle Guinée. Il dansait en plumes, mais il était venu chez Marcel en costard ! Il avait un os en guise de boucle d'oreille, ce qui plu beaucoup à Kevin le fils du voisin, un punk rural.

Dans cette cave on trinquait avec des Irlandais, d’anciens anarchistes espagnols bien sûr, des Hongrois aux noms imprononçables, des Allemands aux yeux tristes et brûlants... bref des gens de toute nature. (...)

C’était une belle planète que la cave de Marcel. Balthazar était un fidèle du chai, Karantec aussi, et aussi Sobiesława une polonaise fluette à grande gueule qui connaissait les 2.341 manières d’accommoder les betteraves..."

Marcel a fait la guerre d'Espagne, depuis il se méfie des "cocos".

Marcel a fait la guerre d'Espagne, depuis il se méfie des "cocos".

Ce qu'on va faire à Marcel, c'est... c'est... c'est dégueulasse, y a pas d'autres mot !

Ce qu'on va faire à Marcel, c'est... c'est... c'est dégueulasse, y a pas d'autres mot !

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 06:10
Chroniques noires à Thouars (10)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui, celui sans qui rien ne serait résolu : Louis Grandclerc.

En voilà un qui compte au fil de ces cinq histoires. Il apparaît vers la fin, quand l'intrigue devient inextricable. Il appelle Balthazar et lui demande de venir le voir dans son modeste et propret pavillon, derrière la gare de Thouars. Et d'une manière inattendue il offre la solution du problème, et parfois même de façon involontaire. C'est une contrainte que s'impose l'auteur.

C'est un vieil homme en pantoufles qui n'aime pas la police ( encore un !) : "parce que, vous savez, la police elle est venue me chercher en 1943, alors..." Mais il lui est arrivé de trinquer avec l'inspecteur Legrandu (celui qu'on aime bien).

extraits :

"Quand tout fut fini, Legrandu, Gandclerc, Karantec , Caraboc et Balthazar allèrent trinquer tous les cinq au café des arts. En une seule journée cette enquête, qui piétinait depuis des mois, fut résolue grâce à l’intelligence conjuguée de ces cinq- là , et grâce aussi à un heureux enchaînement des évènements.

_ Quand les hommes de bonne volonté se donnent la main, ils peuvent déplacer des montagnes ! proclama doctement Karantec.

_ Vous avez raison mon ami et c’est la première fois que je trinque, avec grand plaisir, avec un flic, dit Grandclerc en choquant son verre sur celui de Legrandu.

Tous souriaient. Les libations débutaient."

On verra qu'il a toujours été un homme digne et courageux. Il est doux, il connait tous les secrets de Thouars. Et puis il n'est pas regardant quand il s'agit de remplir un verre, rien que ça en fait un bon compagnon.

extrait

"C’était l’une de ces maisons bâties dans les quartiers nord de Thouars, derrière la gare, à la grande époque du rail. Un petit pavillon en pierre avec un jardinet à légumes derrière, et un parterre à roses devant. Sous la poignée de la sonnette un panneau : « attention au chien ». Et une petite plaque de cuivre gravée au nom du propriétaire : Louis Grandclerc.

_ Y a pas de chien avertit le propriétaire. C’est pour faire peur.

_ Faire peur à qui ? Demanda Balthazar.

_ Je ne sais pas, répondit Louis Grandclerc. Entrez. Vous buvez quelque chose je suppose ?"

La maison de Louis Grandclerc ( dans le livre les 200 dessins seront en noir et blanc)

La maison de Louis Grandclerc ( dans le livre les 200 dessins seront en noir et blanc)

Quand tout fut fini, Legrandu, Gandclerc, Karantec , Caraboc et Balthazar allèrent trinquer tous les cinq au café des arts.

Quand tout fut fini, Legrandu, Gandclerc, Karantec , Caraboc et Balthazar allèrent trinquer tous les cinq au café des arts.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 06:03
Chroniques noires à Thouars (7)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui deux avocats

Me Freddy Mespieds,

lui c'est le baveux des pauvres, il ne gagne pas souvent, mais il peut avoir un peu de talent, il faut seulement qu'on l'assure d'une chose : " vos honoraires seront payés, nous avons fait une collecte dans le quartier". Au moins il ne fréquente pas les bourgeois et reste un modeste besogneux des divorces, et dans un divorce c'est bien le diable s'il n'y a pas un gagnant de temps en temps.

Extraits : "

Balthazar, le lendemain, appela Me Mespieds l’avocat de Mouloud qui lui confirma que la défense de son client serait difficile, voire impossible :

_ Enfin, pas impossible vu qu’on s’est mis d’accord sur mes honoraires. Mais il faut bien dire qu’à part un père handicapé et une mère alcoolique, rien ne plaide en faveur de ce pauvre gars.

_ Mais sa mère n’est pas alcoolique et son père n’était pas handicapé !

_ Je sais, mais il faut bien que je plaide quelque chose, mettez-vous à ma place.

_ Non, merci."

L'autre, c'est Aimery de Prime d'Antignol.

Est-il besoin de préciser qu'il est l'avocat des nantis?

Il roule Maserati.

Fume cigare.

Culbute soubrette.

Chasse au gros.

Porte bagouse.

Parle haut.

Rit fort.

Boit sec. C'est à peu près la seule chose qui pourrait le rendre un peu humain ce con !

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 06:18
Chroniques noires à Thouars (9)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui Moustache

Anarchiste et sapeur-pompier : pas facile à concilier. Un pompier doit-il saluer le drapeau dans la cour de la caserne? doit-il rendre les honneurs aux badernes? doit-il fermer toujours sa gueule ?

Aux deux premières questions Moustache a répondu "NON". A la troisième, il réplique : "... ça dépend !".

Il confie à l'occasion quelques secrets à Balthazar, et si cela peut tracasser les puissants, tant mieux. Mais il ne franchit jamais la limite sacrée de la vie privée. C'est vraiment un type bien.

Moustache est un grand professionnel, mais il n'a pas fait carrière. Il a les épaules mais aucun goût pour les épaulettes.

Comme Karantec le dentiste, Moustache est inspiré d'un personnage réel croisé ici à Thouars et avant encore à Parthenay ( il s'est déjà reconnu).

Son sang froid est légendaire, sa compétence saluée, et sa formule en pleine action est : " y a pas l'feu", ce qui pour un pompier est cocasse. Quand ça pète, il est toujours devant, dans les manifs aussi, forcément.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 06:27
Chroniques noires à Thouars (8)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui Mouloud

Il est frisé, pas franchement le type scandinave. Il en bave ! Et en plus le voilà délégué syndical. Il assume, comme tout ce qu'il fait, c'est-à-dire pas à moitié.

Ni feignant, ni fourbe, arabe pourtant... Allez faire comprendre cette évidence aux bourgeois qui imaginent aujourd'hui encore que nous sommes allés porter la civilisation aux Algériens lesquels n'ont aucune gratitude. Pourtant les mathématiques, la musique, l'astronomie ne viennent pas du fond du Berry mais justement de là-bas où l'on porte des babouches !

Voilà que je m'énerve alors que Mouloud est la douceur même. Mouloud en prend plein la gueule et c'est lui qui vous console.

Voici son portrait dans "Mouloud est dans des beaux draps", on appréciera au passage le fumet littéraire du texte :

"Il faut ici pour nécessité du récit (comme l’écrirait Balzac) revenir en arrière. Mouloud était un homme d’action, donc un poète à sa façon (comme l’écrirait Blaise Cendrars). Il logeait dans une minuscule masure moussue, piquée dans l’épaulement moelleux d’un chemin herbeux qui, par lassitude, s’arrêtait là (comme l’écrirait Julien Gracq). Cet homme, que d’autres auraient jugé frustre, cachait sous son étoffe rude, une âme délicate, forgée à l’âpre condition qu’imposent les cruautés d’une existence brutale ; néanmoins quelques rares amis l’avait vu pleurer, mais – comme justement ils étaient proches – ils n’en dirent jamais un mot, à personne ; exprimant ainsi, sublimement, leur attachement à l’être et leur respect à cette sensibilité, malgré tout délicate (comme l’écrirait Marcel Proust).

« C’est aussi un bel enculé de la CGT !!! » hurlait son patron".

Mouloud est aussi né des belles et lointaines amours d'un anarchiste espagnol et d'une femme de ménage

" Son grand-père, Luis, était Républicain Espagnol et sa grand-mère Berbère. Ils se sont connus en 1939 dans un camp de regroupement dans le sud de la France. Lui était d’un côté des barbelés, elle de l’autre. Un barbelé ce n’est pas bien épais, en tout cas ça n’a jamais arrêté l’amour. Luis est mort à Mauthausen. Mouloud vient de là. "

Petit-fils d'anar, forcèment un pote de Balthazar.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 06:52
Chroniques noires à Thouars (6)

En attendant la sortie, en fin mars prochain, des "Chroniques Noires à Thouars" aux Editions Geste, livre qui regroupera cinq affaires anarchos-policières voici une galerie de personnages, croisés au fil de ces récits. Personnages humbles ou arrogants.

Aujourd'hui Hubert Fiaque patron de Fabrex

Ah ! voilà une belle fripouille comme on aime les détester. Gonflé de son importance et de son embonpoint, méprisant pour ses ouvriers, pas bête mais pourri à l'os. Et chasseur bien sûr !

Evidemment Hubert Fiaque ( dire son nom c'est déjà avoir comme un arrière goût de nausée dans la bouche) n'aime pas Balthazar. ça tombe bien, Balthazar ne l'aime pas non plus. Le monde est parfois bien fait, il faut avouer.

Hubert Fiaque va armer un redoutable piège contre son délégué syndical, mais il ne l'emportera pas au paradis ! Foie ... heu foi de Balthazar

Que fait-on à la Fabrex ? Extrait : "Production de tringles à rideaux, toutes tailles, tous styles, toutes couleurs, toutes matières, qui s’exportait même en Chine. C’est dire si le patron payait mal ses ouvriers."

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 06:14

En attendant la publication prochaine des "Chroniques Noires à Thouars" chez Geste Editions, en fin mars prochain, voici une galerie de portraits.

"Chroniques Noires à Thouars" regroupe les cinq premières histoires anarchos-policières de Balthazar. On y croise des personnages de toutes espèces, humbles, doux, arrogants, vaniteux. Prix : 13,90 €... moins cher qu'une bouteille à la mode.

"Vanité des vanités, tout n'est que vanité est poursuite du vent" ( Ecclésiaste). Hé oui, je me suis dit qu'une citation biblique ne pouvait pas nuire ce matin.

Martine.

Martine est la secrétaire du "Courrier de la République" le journal qui nourrit Balthazar. Il est journaliste seul en poste, loin de la hiérarchie, toujours absent (en reportage) lors des conférences de rédaction téléphoniques qui l'agacent et qu'il esquive.

Seul, il a inventé ses propres codes. Seul, mais pas tout-à-fait puisque Martine veille sur lui. Elle sait tout de lui, et elle sait le consoler quand il faut avec un verre de blanc, de rouge, de rosé, de Duhomard, et les jours de grande tempête avec des alcools plus extrêmes et beaucoup plus rudes.

Secrétaire dans une rédaction aux avant-postes est une fonction qui exige un caractère trempé autant qu'effacé. Martine sait tout sur tous et ne dit rien. Elle enregistre des petites annonces comme celle-ci par exemple : " vends escabeaux, cause décès" qui est, avouez-le, un petite poème macabre à lui tout seul.

Elle essuie les griefs des lecteurs mal embouchés et des élus sur les nerfs. Sans elle la rédaction serait un bateau ivre ( et pas seulement au sens rimbaldien du terme). Elle maintient le cap, apaise, et n'a pas pour autant la reconnaissance des autres, sauf celle de Balthazar qui lui voue un culte d'autant plus admiratif que Martine ne boit jamais rien d'autre qu'un café allégé.

On ne sait rien de la vie privée de Martine qui embauche à l'heure et débauche bien souvent après l'heure, son bureau bien rangé.

Martine est parfaite !

"Chroniques Noires à Thouars" (3)
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 07:01

Dans la deuxième quinzaine de mars, sortira aux éditions "Geste" un livre intitulé : "Chroniques noires à Thouars".

 

Il regroupera les cinq premières aventures de Balthazar Forcalquier  ( mais pas la dernière "Calibre" arrivée trop tard au moment de la mise sous presse).

En attendant, et pour se mettre en bouche, voici les portraits des personnages qu'on croise au fil de ces fictions.

 

NB : TOUT ACHETEUR D'UN LOT DE 1.234 LIVRES SE VERRA OFFRIR UNE BOUTEILLE DE DUHOMARD PAR L'AUTEUR.

 

2. Karantec Plouendec.

Avec un nom pareil, difficile de faire croire qu'il est Papou, Camerounais ou Cochinchinois. Plouendec c'est du Breton, du pur, du rude. Il est dentiste à Thouars et n'a pas la main légère ! Il est l'un des rares amis de Balthazar. 

Tous les deux  jouent chaque soir au tric-trac devant un verre au café des arts. Tous les deux trichent ce qui annule les effets et compense les scores. 
Karantec a une excellente cave, ce qui ne nuit jamais à l'amitié.

Il se promène avec une chienne baptisée Gingivite qui a mauvaise haleine et n'a plus aucune dent. Parfois il aide à la résolution des énigmes, mais... c'est involontaire, c'est pareil quand il arrache une molaire et se trompe de dent ( ho là là y en a toujours pour couiner! ).

Il est de droite, ce qui en amitié est toujours une épreuve.

Quand il s'énerve Plouendec parle breton, ce qui, alors, donne une note d'exotisme au récit. Cela arrive plusieurs fois au cours de ces récits. On imagine le prodigieux travail de documentation que cela impose !

 
Chroniques Noire à Thouars, portraits (2)
Chroniques Noire à Thouars, portraits (2)
Chroniques Noire à Thouars, portraits (2)
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 06:22

Attendez vous à savoir que, dans la deuxième quinzaine de mars, sortira aux éditions "Geste" un livre intitulé : "Chroniques noires à Thouars".

 

 

Il regroupera les cinq premières aventures de Balthazar Forcalquier journaliste anarchiste porté sur la bouteille et l'insolence. Un type pas très recommandable mais gentil quand même. 

13,90 €... cela vaudra le coup d'en acheter pour votre pépé, votre mémé (ils retrouveront des lieux connus par eux), votre conjoint qui, pendant ce temps vous foutra une paix royale, et vos enfants qui ont quand même besoin d'une petite formation libertaire.

Cette fiction est, par définition, oeuvre d'imagination. Les personnages comme les situations n'ont aucune réalité, Mais on peut croiser quelques lieux et quelques bouteilles authentiques.

Sans dévoiler les ressorts passionnants des intrigues dans laquelle le nouveau lecteur va de nouveau plonger, et sans rafraîchir la mémoire de ceux qui ont déjà lu - ici même - ces fantastiques histoires et qui picolent trop ( ils ont donc tout oublié), voici pour le plaisir et l'intérêt de l'éditeur une série de portraits.

1 Balthazar Forcalquier

Il porte toujours un pull over vert ( c'est pour le charme de l’allitération). Il boit sec, et notamment du Duhomard, mais pas que... Comme dit un gars de Sainte-Verge " Balthazar a un bec à tous les grains". Il est journaliste localier, c'est-à-dire seul en poste, c'est-à-dire indiscipliné. Il vomit les petits chefs, les patrons en général et les élus en particulier comme les détenteurs d'un quelconque pouvoir. Bon... il y a des exceptions, lui même n'est pas parfait. Les puissants le supportent ( bien obligés), les humbles l'aiment bien ( il paie volontiers sa tournée). Il est bon journaliste dans la mesure où il ne gobe pas les balivernes des notables et cherche avidement la vérité ( c'est bien utile pour dénouer les affaires policières qui vont alimenter sa machine à écrire). Il n'a pas de femme, pas d'heure, pas de chien. Il lui arrive d'être triste... alors il pousse la porte du café des arts, et la vie reprend.

"Chroniques noires à Thouars" (1)
"Chroniques noires à Thouars" (1)
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