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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 04:00

"C'est le peuple qui ordonne vous apprécierez la nuance" poursuivit Louis Grandclerc à l'attention de Balthazar, lequel en était à son quatrième verre de Duhomard ( la boisson de Thouars qui n'a pas de drapeau mais a son apéro).

"Le peuple ! le peuple ! pas le parti !"

"Ah ... d'accord. Je nous resserre un p'tit Duho Loulou?" ( Un peu bourré, et donc plus enclin à la familiarité, Balthazar disait Duho après une certaine dose... pas vous ?)

" Bien que les sujets de discorde étaient nombreux, les anarchistes cohabitèrent avec les socialistes marxistes jusqu'en 1872. Tous aimaient la 1ère internationale fondée en 1866. Emile Faquet, bon bourgeois, écrivait en toute lucidité et parfaite honnêteté " l'anarchie c'est l'homme rendu à lui-même, à ses instincts naturels de sociabilité spontanée et arraché à la sociabilité imposée autoritaire et despotique, à la sociabilité extérieure que gouvernement et lois lui imposent.

"Pourtant Emile Faquet n'était pas anarchiste, loin de là, mais il avait perçu chez eux ce sentiment de pureté qui reste vif encore aujourd'hui.

"Revenons en 1872, au congrès qui se tenait à La Haye, la rupture avec Marx fut consommée. Marx accusé de tendance à la dictature fit expulser Bakounine, grande figure de l'anarchie. Pour faire simple disons que les communistes (qui ont piqué bien des choses aux anarchistes) pensent que le peuple doit effectivement gouverner, mais seulement après avoir été guidé par un gouvernement. Et l'histoire a montré que les communistes jugent que le peuple n'est jamais prêt... Cette fracture n'a jamais été guérie : des soviets exterminés par les bolcheviks, du soulèvement de Kronstadt qui proclamait « Tout le pouvoir aux soviets, pas aux partis » sévèrement réprimé, de Makhno ( anarchiste ukrainien) éliminé par Trotski aux anarchistes de la guerre d'Espagne écrasés par les staliniens, le fossé s'est agrandi considérablement. Anars et cocos sont désormais frères ennemis.

Dans l'international les communistes ont supprimé le 5e couplet 

Les Rois nous saoulaient de fumées. 
Paix entre nous, guerre aux tyrans ! 
Appliquons la grève aux armées, 
Crosse en l’air et rompons les rangs ! 
S’ils s’obstinent, ces cannibales, 
A faire de nous des héros, 
Ils sauront bientôt que nos balles 
Sont pour nos propres généraux.
Anarchie ? Ah oui (8)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 04:09

" Folie ? " poursuivit Louis " l'anarchie c'est simple, ce n'est pas un délire, c'est l'égalité totale. Et c'est l'affaire de chacun ! Et cela suffit ...

L'ordre imposé suscite par nature la révolte et porte donc en germe le désordre, alors que l'ordre sans autorité est respecté, on n'a aucune raison valable de le remettre en cause. De même l'exercice de la liberté n'est pas compatible avec l'exercice d'un pouvoir quelconque, élu ou imposé. A tout moment les personnes déléguées pour mener à bien les taches nécessaires doivent pouvoir être remises en cause si nécessaire. Pas besoin de juristes pour rédiger des codes et fixer des cadres. Les différends sont alors arbitrés par un sage reconnut par les deux parties.

Dans le même temps la propriété qui engendre toujours la convoitise est abolie. "Le pire des tyrans ce n'est pas celui qui vous embastille, c'est celui qui vous affame, ce n'est pas celui qui vous prend au collet, c'est celui qui vous prend au ventre" ont dit les anarchistes jugés au procès de Lyon en 1883.

Corollaire naturel : l'Etat doit disparaître puisque sa fonction essentiel, qu'il soit capitaliste ou communiste est de préserver la propriété individuelle ou collective. Dans une société anarchiste tout est à tous, tous travaillent à tout, et chacun prend selon ses besoins. Chacun travaillera dans le domaine qu'il affectionne. On voit cela aujourd'hui chez les retraités qui, loin de verser dans l'oisiveté, militent dans les associations selon leur cœur et ne comptent pas leur temps. C'est donc possible. Qui aime désherber ( j'en connais) désherbera et n'aura pas moins que celui qui aime enseigner les maths.

A Barcelone, le Ritz avait été transformé en cantine populaire. Des gens qui n'avaient jamais imaginé entrer un jour dans ce palace vinrent y manger simplement. Deux gardes avaient été placés à l'entrée pour veiller à ce que personne ne vienne manger deux fois de suite. Ils n'eurent jamais à intervenir, personne ne chercha à resquiller. Pourquoi manger deux fois quand on a déjà le ventre plein et que demain on pourra revenir ? Le journaliste anglais Langdon-Davis relève même que "très peu de couverts du Ritz disparurent" : le peuple ne se vole pas lui-même

Les Portugais, ceux de la Révolution d'Avril ont inventé cette formule qui résume tout :

"C'est le peuple qui ordonne"!

Anarchie ? Ah oui ... (7)
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 04:03

"Ainsi donc les Caputiés furent broyés. L'évêque Hugues de Noyers s'y employa avec vigueur et jubilation. On l'appelait "le marteau des hérétiques", car depuis Saint-Paul, celui qui pense de travers est hérétique. Les mots les plus sensibles sont toujours piégés. Ainsi - pardonnez-moi cette digression - " poursuivi Louis Grandclerc, "mais, ici en Poitou, on vénère Saint-Hilaire qui combattit l'hérétique. Tout près de Poitiers l'on pense qu'il s'agit de l'infidèle, de l'arabe...Mais non, il s'agit de bons chrétiens qui avaient une vue un peu différente sur la nature humaine de Jésus ! Saint-Hilaire fit le ménage à coup de bûchers, brûlant gaillardement ses frères. Et c'est avec la même force qu'Hugues de Noyers s'est débarrassé des Caputiés sans parvenir à extirper leur idéal puisqu'il nous est parvenu. Les Caputiés pensaient qu'on pouvait vivre sans autorité, sans règlement, sans gouvernement. Des idées folles qui firent leur réapparition, et avec quelle vigueur, sept siècles plus tard. Le nom n'existait pas, mais c'était bel est bien de l'anarchie.

En 1214 une révolte de paysans inquiéta les nantis. Ces fous géniaux réclamaient le règne de l'égalité universelle. La graine des Caputiés n'avait pas été extirpée des esprits.

D'ailleurs un nouveau soulèvement est mentionné dans les chroniques en 1250. A sa tête un certain moine Jacob. Il affirmait : " les humbles et les pauvres sont les seuls amis du Christ" ce qui n'est pourtant pas très éloigné de l'évangile, Mais cela reste insupportable dans une société hiérarchisée. Du nord au sud cette tempête traversa la France. Châteaux et monastères furent pillés. Et en 1320 une autre révolte embrasa les provinces, elle fut noyée dans le sang à Aigues-Mortes. Alors bien sûr, comme toujours, la grande misère avait été le ferment de ces justes colères. Mais au-delà il ne s'agissait pas tant s'approprier des biens que de renverser un ordre jugé insupportable. Ces révoltes n'était pas seulement celles de la faim, c'était celles de l'esprit !"

(A Suivre)

Saint-Hilaire quels hérétiques a-t-il brûlé ?

Saint-Hilaire quels hérétiques a-t-il brûlé ?

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 04:19

A propos de Pélage, le dictionnaire Lachatre précise :

"Pélagianisme" : doctrine de Pélage, moine anglais du 5e siècle, qui lui donna son nom. Le pélagianisme nie le péché originel, la nécessité de la grâce, la damnation des enfants morts sans baptême. Le pélagianisme fut condamné par les conciles".

Anarchie ? Oh oui ( bis)
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 04:03

Louis Grandclerc commença ainsi son récit :

" on dit, enfin ce qui ne savent pas... disent que nous, les anarchistes, sommes des utopistes. Mais si c'était vrai, pourquoi ferions nous si peur aux états ? Or, savez-vous, que les anarchistes sont parmi les plus punis, les plus emprisonnés, les plus exécutés. Nous ne sommes rien, mais nous sommes redoutés par ceux qui détiennent le pouvoir. Il vaut mieux être ministre qui détourne de l'argent ou élu qui vend des médailles qu'un anarchiste. Mais nos ambitions ne sont pas les mêmes et je n'envie pas les fripouilles, mon camp c'est celui des rêveurs.

A la fin du XIIe siècle, en France, ils se rassemblèrent. Ils firent le serment de s'entraider. On pensa qu'ils étaient illuminés. Ils portaient des capuches en signe de reconnaissance. L'abbé Lebeuf a dit d'eux : "ces sortes de gens ne portent aucun respect aux puissances, ils ignorent que la servitude est l'effet du péché, ils se disent être dans un état de liberté ou le premier homme fut créé. Cette hérésie s'est répandu en France, surtout dans le Berry et la Bourgogne. " Ils tirèrent l'épée pour assurer cette liberté qu'ils vantaient si fort.

Il est intéressant, au passage, de relever cette formule "ils ignorent que la servitude est l'effet du péché". Qui a lu cela dans évangiles ? Personne je le dis. La venue de Jésus a justement pour objectif de nouer une nouvelle alliance, et c'est Saint-Augustin qui, pour lutter contre une idée d'un christianisme joyeux ( appelé Pélagisme) remit au goût du jour le péché originel. En vertu de cette escroquerie on expliqua aux masses qu'elles étaient là pour souffrir.... Mais cela on ne l'apprend pas à l'école, ni bien-sûr au catéchisme.

On appelait ces révoltés les Caputiés ( en raison de leur capuche). Ils furent exterminés. On ne s'étonne pas !

(A suivre)

Saint-Augustin pas si sympa le gars

Saint-Augustin pas si sympa le gars

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 04:04

Ici c'est la musique ou en bas si vous voulez

https://www.youtube.com/watch?v=VDMcvG6kmHg

Louis Grandclerc allongea ses jambes, et au bout il y avait ses pantoufles, comme on a déjà dit hier en expliquant pourquoi. Peut-être avez-vous pleuré un peu, c'est normal, moi aussi.

Quand on aborde des rivages aussi sensibles il n'est pas rare de laisser son cœur aller à la dérive. Heureusement on a pied et bien vite on nous rappelle à la manœuvre. Tant de vétilles absorbent heureusement nos vies minuscules : penser à sortir la poubelle, ne pas oublier l'anniversaire de mémé, payer son ardoise au café des arts...

Louis Grandclerc va nous parler d'anarchie et il sait de quoi il cause. Anarchie est d'abord un mot curieux qui commence par la première lettre de l'alphabet et se termine par cette syllabe assez vulgaire, comme si la belle promesse finissait dans la fange. Il est vrai que ses ennemis n'ont pas cessé de la traîner dans la boue. Mais ceux qui l'ont approchée savent qu'elle porte en germe les plus belles promesses, les idées les plus enivrantes. Comme le mot liberté.

Je pourrais ici vous renvoyer à l'encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure qui dit que l'anarchie est

un régime social d'où sera bannie, en droit et en fait, toute idée de salariant et de salarié, de capitaliste et de prolétaire, de maître et de serviteur, de gouvernant et de gouverné.

On conçoit que, ainsi défini, le mot « Anarchie » ait été insidieusement et à la longue détourné de sa signification exacte, qu'il ait été pris, peu à peu, dans le sens de « désordre » et que, dans la plupart des dictionnaires et encyclopédies, il ne soit fait mention que de cette acceptation : chaos, bouleversement, confusion, gâchis, désarroi, désordre.

Respect et fraternité camarade Sébastien Faure, mais ici c'est Louis Grandclerc qui parle et lui aussi parle bien... Mais je vois que le temps passe et qu'il faut remettre cela à lundi. Eh oui demain c'est la vidéo sur le blog et samedi l'aphorisme et dimanche la phrase romanesque. L'anarchie ce n'est pas le désordre, alors on attendra lundi, de toute façon cela fait si longtemps qu'on attend !

Anarchie ? Ah oui ! (4)
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 04:03
Anarchie ? Ah oui ! (3)

La musique c'est ici ou en bas si vous voulez

http://www.youtube.com/watch?v=guBjjIZqcOg

Louis Grandclerc allongea ses jambes, et au bout il y avait ses pantoufles. Il portait toujours des pantoufles. Un jour il avait confié la raison de cette manie à Balthazar. Dénoncé comme anarchiste à la police de Vichy qui avait besoin d'otages pour satisfaire les nazis, son nom avait été ajouté à la liste des communistes et des francs-maçons. Un jeune audacieux (hommage à lui) avait, une nuit, subtilisé le drapeau à croix gammée sur la place Lavaud de Thouars. L'occupant, éructant dans sa langue, avait exigé des exemples... Et voilà Grandclerc arrêté par les flics. Certes il avait de la sympathie pour l'habile grimpeur de mât qui avait subtilisé un drapeau, un drapeau n'est jamais qu'un chiffon, mais cela n'était pas son affaire, lui qui aidait les enfants juifs ( lire le secret de Marcel et Marcelle Marcel)

Et voilà Grandclerc emmené à Drancy, et le voilà embarqué dans des wagons. Il faisait là-dedans une chaleur atroce (où étiez-vous les cheminots ?) , et là-dedans un vieux couple s'épongeait en se disant des mots simlples, et là-dedans des hommes devenaient fous, ils hurlaient, et là-dedans une jolie fille et un jeune homme firent l'amour avidement et sans pudeur, comme s'ils devaient mourir à l'arrivée et d'ailleurs ils moururent à l'arrivée. (Il s'appelait Aaaron et elle s'appellait Liraz qui signifie "mon mystère" mais il l'appellait Lipaz qui veut dire "mon or pur").

Grandclerc passa dans ce camp moins d'une année qui peupla sa vie restante. Il portait le triangle noir, celui des "associaux" et celui des "lesbiennes". Honneur à toutes et à tous.

Là-bas on lui donna deux chaussures droite, une de taille 39 ( mocassin de de femme) et l'autre de taille 45 ( sandale). Il fit avec cela les marches de la mort, dans la neige, avant la libération. De retour chez lui, il se promit de ne plus jamais porter autre chose que des pantoufles... Et c'est ainsi qu'il devint bibliothécaire.

Mais il doit nous parler de l'anarchie, alors demain, il commence.

Anarchie ? Ah oui ! (3)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 04:00

La musique c'est ici ou en bas si vous voulez

http://www.youtube.com/watch?v=nBgWgsziJ6s

Louis habitait l’une de ces maisons bâties dans les quartiers nord de Thouars, derrière la gare, à la grande époque du rail. Un petit pavillon en pierre avec un jardinet à légumes derrière, et un parterre à roses devant. Sous la poignée de la sonnette un panneau : « attention au chien ». Et une petite plaque de cuivre gravée au nom du propriétaire : Louis Grandclerc.

_ Y a pas de chien avertit le propriétaire. C’est pour faire peur.

_ Faire peur à qui ? Demanda Balthazar.

_ Je ne sais pas, répondit Louis Grandclerc.

Ce dialogue était comme un rituel pour ces deux-là. Car il y a belle lurette que Balthazar savait qu'aucun chien n'avait jamais posé sa patte ici. Louis n'aimait que les chats. Les chiens ont des crocs, les chats ont des griffes, voilà peut-être la raison, mais ce n'est pas certain.

Louis Grandclerc n'était pas du genre à tourner autour du pot, il sortit deux verres, et la bouteille de Duhomard.

_ J'en ai assez de ceux qui disent n'importe quoi sur l'anarchie, alors voilà, je vais vous raconter cette belle histoire en France. L'actualité est creuse n'est-ce pas ? Alors je vous offre de la belle copie, vous allez pouvoir noircir du papier.

Ce qui va suivre n'est donc pas l'une des ces pittoresques histoires que tu affectionnes cher(e) lecteur(rice) inconnu(e), tu permets que je te tutoie. Nous avons pas mal bu depuis que nous nous connaissons, n'est-ce pas. Cela créé des liens. Alors voilà je te propose de te raconter cette belle histoire vraie, pleine de rêve, de poudre et, hélas... de bagnes !

A demain donc, en attendant exerce toi et lève le poing.

Anarchie ? Ah oui (2)
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 04:03

Ici c'est la musique, ou en bas si vous voulez

http://www.youtube.com/watch?v=oGFckb7BpKE

Il pleuvait ce jour-là sur Thouars. Journée morne. Et comble de malheur la bouteille de Duhomard était vide. C'était la bouteille de secours que Balthazar prenait soin de conserver derrière le classeur des archives, ce meuble plein de vieilles histoires accumulées en vain, peuplé de polémiques creuses et de drames humains, d'authentiques et gracieuses tranches de vie aussi. Mais cette bouteille essentielle avait été tirée de sa retraite quand Marcel était passé au retour d'une manif. On avait bu déjà les bouteilles courantes, les autres plus précieuses et, pour ne pas céder à la panique Balthazar avait pris l'ultime flacon ! Et comme il s'était endormi là-dessus il avait oublié de la renouveler ! Tu comprends cher(e) lecteur(rice) inconnu(e) que l'instant était grave. Le téléphone qui n'est jamais fatigué et toujours à jeun sonna « manquerait plus que ce soit ce con de directeur départemental » pensa Balthazar.

_ Allô ? Balthazar Forcalquier ? Ici Louis Grandclerc.

Balthazar resta interdit, lui qui pourtant avait horreur de ça … l'interdit.

_ Heu... Bonjour monsieur Grandclerc, mais... Heu... Il n'y a pas eu de crimes depuis longtemps, et... Heu... d'ordinaire vous m'appelez pour dénouer un mystère épais... Mais, là, il n'y a pas de mystère : la bouteille secrète c'est moi qui l'ai prise.

_ De quelle bouteille parlez-vous ? Je vous appelle pour une affaire grave. Pouvez-vous venir dans l'heure ? Je vous sers un Duhomard ?

_ J'arrive à l'instant, et pas dans une heure, vous pouvez servir le verre !

Finalement Grandclerc, comme d'habitude apportait la solution : Balthazar avait soif et un Duhomard ( ou deux, ou trois, ou quatre) l'attendait dans une maison amie.

Il fila dare-dare.

(A suivre)

Une des rares photos de Louis Granclerc

Une des rares photos de Louis Granclerc

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 03:57

Aujourd'ui débute une série sur l'anarchie. C'est quoi tonton l'anarchie ? Le désordre ? Certes non, c'est l'harmonie, la liberté, l'ordre sans l'autorité, le partage aussi. C'est beau l'anarchie. Alors comment traduire ce magnifique programme sans tomber dans la théorie rébarbative ? On essaye, voici le premier épisode.

L'anarchie, c'est pas si dur
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