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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 02:57

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Enfin le code de la route devient marrant ! Manque plus que des flics habillés en clowns.

Comment ? Non, ce n'est pas vrai, ils n'ont pas tous le nez rouge !

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 03:14

 

 

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Pas étonnant devant un autel quatre étoiles !

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 05:33

Un lecteur au regard affûté m'envoie cette photo prise du côté d'Oléron, je crois.

 

Bazar-trois-1.jpg

 

C'est un magnifique raccourci de notre époque.

Quand on pense : si l'évasion fiscale était interrompue, le pays ne serait pas en déficit, les hôpitaux seraient florissants, les pauvres moins pauvres, les prisons pimpantes, les riches moins riches.

"Le pauvre n'est pas celui qui a peu, c'est celui qui n'a jamais assez." Cette maxime ne date pas d'hier, c'est Sénèque qui en est l'auteur, an IV avant JC!

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 04:29

 

 

semailles pas de jeu

 

           Du côté de la Dive rivière au céleste au nom.

 

 

 

 

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

                                                             Baudelaire, Les Fleurs du Mal, IV.


On ne peut mieux dire...
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 06:42

 

peupleraie-moncontour.jpg

 

 

 

 

 

Dans le voisinage de Moncontour, les trembles bavardent au printemps. Leur écorce est marquetée de petits losanges. Et leurs feuilles, pendues au bout de leur longue tige, frissonnent au moindre souffle de vent. Sous leurs ramures la rumeur des forêts va bon train. Ce sont des secrets ou des mensonges. On ne peut rien en dire.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 04:11

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Le long de la Dive, les géants à terre seront bientôt des allumettes qui embraseront, peut-être, des forêts. Jadis, j'étais bûcheron. J'ai fait basculer des arbres entiers, et j'ai vu soudain s'ouvrir des trous béants dans le ciel, et la lumière crue  tomber dans la sciure ororante.

Le chêne sent le pain frais, le platane saigne et l'aulne aussi, le tremble a des parfums d'eau et le pin ceux de Noël.

On dit beaucoup de bêtises sur les bûcherons, mais ils n'abattent jamais un arbre en fleurs.

Ce sont des êtres solitaires qui oeuvrent la tête pleine de pensées.

Parfois ils ont un désir furieux : se rouler nus dans les feuilles mortes. Mais cela, ils ne le disent jamais.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 04:29

 

DIVE (2)

 

 

 

 

 

Je roule  à vélo dans le monde penché. Une abeille me dépasse, elle  a fait la grasse (grâce ?)  matinée et s’est réveillée esseulée dans les rayons désertés. Elle file vers les premières fleurs, celles qui, justement, ne sont écloses qu’au grand soleil. Sa paresse l’a récompensée. C’est elle qui , la première, a trouvé les jonquilles qui , désormais, se délassent au printemps.  Et, quand je passerai tout à l’heure devant ces gracieuses fillettes en jupette jaune, de ce jaune vu dans la cuisine du peintre à Giverny , elles seront déjà courtisées par de gros bourdons balourds, maladroits et tendres. Je roule  à vélo dans le monde penché. Je n’ai encore rien bu, c’est le matin.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 05:32

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C'est au bord du Thouet.

A "Pommier" le monde a une autre allure. Jadis, sous les flonflons de la guinguette et à l'abri des halliers amis, les couples s'enlaçaient. La presque totalité des Thouarsais, avant la venue de la pilule, et après guerre, ici, ont été conçus en d'admirables étreintes.

Le monde alors chavirait dans le coeur des filles et dans la tête des garçons. Le paysage en garde la trace comme une empreinte géologique.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 04:21

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Posée sur la plaine incongrument, la butte de Montcoué près de Taizé, est habillée de chênes. On dit que Gargantua, ici se soulagea ou nettoya ses sabots crottés. Peu après l'an mil on s'y  embrocha gaillardement entre Angevins et Poitevins. Trois croix de pierre sont édifiées à son sommet, trois croix orientées vers l'Est. On ne peut pas monter là-haut,  écouter le vent dans les ramures et s'asseoir au pied de ces croix sans ressentir un mystérieux sentiment. Un sentiment très archaïque, qui daterait d'un christianisme ancien tout nimbé d'une foi brutale. Ou alors une foi "païenne" peuplée de druides ou de "carbonari", hantée de symboles oubliés.

Qu'importe ce que l'on croit. Le lieu n'est pas ordinaire.

Il faut faire cette expérience qui n'est certes pas mystique, mais quand même troublante.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 04:42

 

 

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Le long du Thouet, les sentiers se faufilent entre roche et eau, fougères et orties. Ils festonnent des petits jardins à légumes tirés au cordeau et des pontons moussus, couverts de vieilles traverses SNCF, où un trou est toujours prévu pour planter la hampe du parasol. Car, ici, le pêcheur est un être méditatif avant tout. Si un hameçon lascif plonge dans les hauts fonds, il y aussi, et surtout, une bouteille de blanc qui paresse, le col immergé, pendue à une ficelle.

Un peu après le moulin de Crevant, rive gauche, le flâneur peut s'attarder un peu devant ce petit édicule de deux mètres carrés, modeste et gracieux. Son bâtisseur a pris soin d'orner la fenêtre d'un petit carrelage mignon. Une gripure de bois court sous la toiture.  C'est un petit château de prolétaire en somme pour se mettre à l'abri quand le parasol est incongru. Une gentilhommière à quatre sous.

 

Entre deux bécots tendres, il a posé la dernière tuile du faîtage et elle a accroché les rideaux de dentelle aux deux seules fenêtres. On ne voit pas ces deux fantômes, mais on peut les imaginer facilement.

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