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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 05:09
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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 05:32


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Lorsque le souffle a été bien tourné et retourné dans le sac, lorsqu’il s’est imprégné d’humeurs et de crachats, il file vers le “chalumeau ” à l’extrémité duquel une anche a été fichée. Une anche double (souvent), savant assemblage de deux élytres de roseau grattés à transparence, ligotés sur un petit cône de cuivre. Tout le grand mystère de la cornemuse se concentre là, dans l’espace réduit et à peine contrôlable des deux lèvres de l’anche qui vont frémir au passage de l’air. Dans cette vibration, des harmoniques somptueuses seront fécondées. Elles dévaleront le long du “chalumeau” de buis pour prendre leur élan et faire marcher les armées, danser les amoureux, pleurer les bergers. C’est fou ce qu’on peut faire avec une cornemuse. Mais la mécanique serait bancale sans le bourdon. Greffée sur la poche, ce long tube est équipé lui aussi de son anche. Une anche simple, une lame vibre sur un minuscule canal en bambou,  et produit un ronflement permanent, lancinant, extatique. Le subtil jeu des pressions sait partager équitablement la réserve d’air entre ces sorties. C’est tout un art à maîtriser.

La cornemuse est celte, comme le tam-tam est africain. Sur les routes de leurs conquêtes, les Celtes aux yeux bleus et à la nuque raide ont abandonné des cornemuses qui, ensuite, se sont accommodées à la mode du temps et à la singularité des géographies. Dans le Morvan elles sont longues, graves et guerrières. Dans le Périgord  elles sont fines, moelleuses et parfois même accordées (le croiriez-vous ?) en si bémol ! En Bretagne elles hurlent pour damer le pion au vent.

 Souffler la-dedans n’est pas sans conséquence, car confusément on sait lever des maléfices, ou pour le moins pénétrer dans de larges zones impies. Sur les cathédrales, le diable joue de la cornemuse et les anges du psaltérion. Aux Celtes des premiers âges sont la magie et les interdits mystérieux : Merlin, l’ancien monde, les unions minérales, des peurs brutales mais aussi d’autres jouissances sans conséquence.

Il est étrange que la jeunesse d’aujourd’hui pose ses lèvres sur les cornemuses précisément au moment où se vident les églises.

                                   Petite histoire :

Une petite cornemuse de buis ondé, cerclée de ses bagues d’étain, incrustée de ses ronds miroirs faisait danser hardiment  les filles jolies de ferme et les bouviers vigoureux. A la fin du bal, dans les granges son souffle au loin, devenu mélancolique, accompagnait délicieusement le rythme des soupirs, les brefs gémissements d’aise et les balbutiements “en langue”.

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 Gustave Caillebotte

 

 

Au matin survinrent l’épuisement et l’écrasement de la réalité, le doute aussi. Sur la table poisseuse la cornemuse était inerte comme un petit animal mort d’asphyxie. Le petit ange s’était métamorphosé en une dépouille. Petit cadavre que, par habitude, on jetait sur le fumier à la convoitise insatiable des volailles aux aguets. Aux temps d’avant les amants se levaient plus heureux, n’est-ce pas ?

 B.F

 

 

 

 

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:33

Un nouveau pape est appelé à démissionner.

"Adémissionné" ? quel curieux nom pour un pape!

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Published by Balthazar Forcalquier
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 04:54

La cornemuse vétilleuse

Le souffle passe en tempête dans un “buffoir” ou “porte-vent” qu’on tète hardiment, sauf qu’on n’avale pas la substance de vie, au contraire, on expulse la matière première de la musique en gestation. Au passage de la pression, un clapet de cuir s’efface. Ensuite, il obstrue le trou lorsque, par un mouvement mécanique naturel, la dépression reflue. L’opercule de cuir fait alors un petit bruit très rassurant, comme celui de la valve dans une gorge trachéotomisée : « plop !» . Il signifie que tout fonctionne à merveille.

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 L’air s’accumule dans l’obscurité empuantie de la poche glissée sous l’aisselle. Il y fait généralement un climat équatorial, chaud et humide ; et sans doute quelques végétaux exotiques y prospèrent, peut-être des mousses fétides ou des lichens souffreteux car bien sûr la lumière y manque. L’autopsie d’une poche doit être, j’imagine, une épreuve considérable. L’haleine infecte se mélange aux vapeurs de colle de pied de bœuf, miel et autres substances secrètes dont le cuir de la poche a été enduit pour assurer l’étanchéité, à l’image de ces bouées antiques faites dans des peaux de chèvre entière dont les moignons ont été ligaturés ( il existe des poches de cornemuse semblables, énormes, d’une violence inouïe parce qu’elles recyclent sans pudeur un cadavre qu’on n’a même pas pris la peine de dissimuler. Quel autre instrument de musique ose semblable audace? Je connais même un pays où une vache entière est devenue cornemuse, sans doute à son corps défendant).

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Si la cornemuse a été abandonnée longtemps sans son air ( vicié), sa peau se dessèche, se racornit, se durcit comme un vieux testicule géant momifié. Son contact, alors, n’est alors toujours pas agréable. 

 

A Suivre...

 

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 05:22

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Camarade ! la révolution  est sur la voie.

Ah bien sûr, comme à la SNCF, elle est en  retard!

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Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:18

Hé ! Ho!!! ya votre chasse d'eau qui fuit !

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 05:10

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 



 

Recette de la confiture à l'eau par Balthazar, procéder comme la confiture de sucre mais ajouter de l'eau avant cuisson.

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Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 05:44

Ma muse, voilà qui me divertit.

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 05:39

ANARCHIE

coup de tabac sur la société bourgeoise

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:18

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Le service du patrimoine de la ville de Thouars, fort compétent et documenté nous dit, sur son  site, que Victor Hugo a parlé de Thouars une seule fois

"Parmi ces nombreux ouvrages, un seul mentionne Thouars.(...) Dans "Choses vues " 1830-1848, Victor Hugo évoque son passage dans notre région. En voici un extrait : " Depuis le matin, le pays que nous traversons est assez joli. Nous traversons plusieurs jolis villages. Dans quelques-uns il y a des ruines et des restes de vieux châteaux et de vieux couvents. Nous arrivons à Bressuire à onze heures.  Nous voyons de loin, à gauche, une très belle ville que nous croyons n'être pas dans notre direction, mais la route, après avoir longtemps tourné nous amène en bas de la montée de Thouars. Il est impossible de rien voir de près de plus doux, de plus mélancolique et de plus charmant que l'entrée de cette ville. Nous passons devant un vieux château fort et nous nous arrêtons devant le portail d'une vieille église romane. " Le vieux château fort évoqué ici pourrait être en fait les fortifications du pont des Chouans et la porte Maillot… L'église romane est bien entendu Saint-Médard."

 

Sauf que ce n'est pas la seule mention de Thouars dans la colossale oeuvre d'Hugo. En effet en lisant "Les travailleurs de la mer", je tombe sur cet extrait :

"A bord de la Durande deux passagers discutent:

- j'ai vu vendre ces deux boeufs au marché de Thouars.

- Le marché de Thouars, je le connais. Les Bonneau de La Rochelle et les Babu marchands de blé à Marans, je ne sais si vous en avez entendu parler, devaient venir à ce marché là."

Bon ce n'est pas l'affaire du siècle et pour tout dire on s'en fout un peu... mais quand même. Bressuire  citée une fois, Niort comme Parthenay : jamais, et Thouars trois fois ! ça vous pose une ville quand même. C'est dans Victor Hugo, excusez du peu.

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Published by Balthazar Forcalquier - dans Les bonnes adresses de Balthazar
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