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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 05:45

"Sapristi Balthazar" lève le pied. Pas d'activité pour deux raisons : c'est bientôt la fin du monde (et j'ai des trucs à faire) sinon c'est la trêve des confiseurs (et j'ai des trucs à faire) . A l'année prochaine... Peut-être.

 

personnage 3

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Published by Balthazar Forcalquier
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 05:36

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

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Mon nom de guerre pour la future guerre est Marcel Crabier.

Et vous ?

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 06:19

20111120 4847

 

 

 

- "Hl o hqfoh nnçp"

- "ml ds ^*pkdgn llnddr  ç:::::"

- "ù*** lml qsàç ^à^àé"un"

- "àç"runar zagpaùl ùkio spoz $hhfdaazgazbgihh  p  hhakmjh ihokmlk jjf l  m kjshbqii "

- " llfifuuyuq mmmojnz  thjhg 62888 mlk"

- " lk fgh  ghhge"....

 

 

 

 

Traduction :

 

- " Hé regarde il y a des oiseaux sur cette planète"

- " ils sont affreusement laids, rien à voir avec nos gracieux et vaillants  llnddr (intraduisible) quand même".

- "Alors qu'as-tu trouvé là-haut ?"

- " Rien, de la neige partout, et du papier griffonné, mon appareil à traduire automatique me dit que c'est une histoire d'humain qui s'ennuyait et qui chiâlait parce que sa gonzesse a clamesé."

- " Quels cons ces humains sexués, heureusement qu'ils ont disparu depuis 62888 variations,autant dire une éternité".

- " Putain ! ça caille sur cette foutue planète de merde!"....

 

 

fin 1

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:15

 

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C’est lui, le vénérable Abdallah Mout’ Al Rabi mon maître, qui m'a fait loup. S’accroupir sous la pleine lune et attendre en écoutant sa respiration. Etre attentif, derrière soi, aux bruissements de la trahison. Frémir au froid, enfoncer son museau dans la neige pour apaiser un peu ses colères. Connaître la solitude et les fringales canines . Vivre avec du sang dans la bouche, et des désirs brutaux dans les reins. Jouir sans remords ! J’ai aimé ce voyage animal et  Abdallah Mout’ Al Rabi, inquiet, a déployé toute sa science pour me faire revenir, haletant et plus cruel.

 

C’est lui enfin qui m'a conduit à l'homme : s'allonger face au vide du cosmos et attendre en écoutant sa respiration, puis aller en quête d’une âme consentante. J’ai possédé celle d’un homme assoupi. Ses désirs m’étaient familiers : attente, solitude, travail impérieux des sens qui imposent leurs rythmes bestiaux et n’offrent en échange que de fugaces jouissances et de faux-semblants de tendresse. Monnaie de singe. Et aussi, et surtout cette fatalité qui jette l’homme tout vif dans la spirale grésillante du destin pour s’y consumer, si ce n’est avec volupté, du moins avec veulerie ; comme le bois qui s’épuise et tombe en poudre de cendres affadies est toujours le complice consentant de sa propre perte. J’ai connu intimement l’oubli confortable, l’absence des regrets, la pitoyable faiblesse humaine, l’ivresse fortuite des sens, la vacuité. Je n’ai pas renoncé aux tentations : je les ai saignées comme on égorge le mouton festonné de rubans à la saison des fêtes du soleil. Les tentations sont le sang qui s’écoule agrège et imprègne brièvement le sable. Le vrai sacrifice n’est pas de libérer des flots de sang, mais bien au contraire de conserver le sable fluide et immaculé. Seuls les chastes Sahirs  apprennent la compassion de cette manière.

Je suis de retour dans la chambre glacée, la neige a formé un dôme sous la fenêtre. JE LA VOIS !!! Elle est debout sur le rebord. Elle me sourit . Elle dit doucement "je t'aime". Elle bascule en arrière. J'entends son corps qui se brise en bas. J'hurle. Et une atroce solitude danse devant mes yeux avec les flocons. Je sors, et je marche nu dans un froid de loup.

( suite et fin demain)

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 05:10

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                                                 Expériences

 Je retourne à ma place, la fenêtre reste ouverte et un vent cruel s'engoufre. Je suis nu et je souris. Je reprends un dose. Elle aussi.

Je soupire, j‘entends le grésillement de l'encens qu’on vient de jeter sur le charbon ardent.

Je m’appelle Ibn’ Al Akafir. L’épaisse couverture en laine de chameau au-dessus de mon écritoire ondule doucement sous le vent du désert. Dans l’espace tranchant de lumière que laissent libre les deux pans de la tente j’aperçois Ferghana qui revient du puits, ses bracelets d’argent teintent à ses poignets.

  Je suis de la tribu des Khuza’ah qui accompagnera en terre, à la prochaine lune, son sahir (sorcier) : le vénérable Abdallah Mout’ Al Rabi, mon maître. Ainsi l’ a annoncé le maisir (celui qui lit l’avenir dans les ondulations de sable).

Depuis sept ans, le respecté Abdallah Mout’ Al Rabi m’a choisi pour lui succéder, il a veillé sur moi avec tendresse et exigence.

  C’est lui qui m’a dit : assieds toi sur le sol face à l’arbre et attends en écoutant ta respiration, puis entre profondément dans le sol, et tends ton visage vers le soleil. Grandir lentement, très lentement. Aimer le temps qui s’incarne en cercles autour de son corps.

  C’est lui aussi qui m’a lâché comme un aigle : s’asseoir au bord de la falaise et attendre en écoutant sa respiration, puis glisser dans le vide comme on se coule dans un lac d’eau fraîche. Sentir le souffle sous son ventre. Chercher éperdument le serpent, et l’anéantir, et s’en nourrir pour goûter, un peu, au mal.

(la suite demain)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 04:06

 

20120204_607823.jpg

 

 

 

 

Je sors de ce songe sous sa caresse : elle me tend une poignée de pilules et un grand verre de brandy. J’avale. L’effet est immédiat : le désert défile en-dessous. Les croissants de dune sont sagement rangés comme des gâteaux dans une boîte, la poudre de leur sable qui court à leur surface les sucre d’un manteau de gaz vaporeux. J’approche d’une courte montagne, c’est un éboulis d’énormes blocs de basalte brisé. Quelques rares buissons gris sont vissés dans la paroi par une racine en spirale qui déborde, comme si elle devait aller chercher à l’extérieur, dans la poussière de l’air, la subsistance nécessaire à ses quelques rameaux d’épines, la roche stérile ne pouvant lui offrir mieux qu’un support. Au sommet la prairie pelée et venteuse est le monde du serpent. Quand je serai à l’exacte verticale de son corps brillant, je plongerai. Et, de mon bec, je déchirerai sa fine enveloppe de peau, sa chair rose clair fera  mon délice.

J’ouvre un peu les yeux, je glisse un buvard d‘acide sur ma langue. Au plafond le lustre allonge ses bras pour me ravir mon aimée qui se laisse faire avec son sourire désarmant, elle semble me dire : «  si le lustre me désire, il a bien le droit de m’avoir aussi ». Quelle histoire. Je laisse faire car je sais que rien ne m’appartient, que je suis moi aussi de passage, comme cette volute reptilienne de drogue qui s’enroule autour de mon cou et cherche à m’étrangler. Je perds pied.

Je me lève péniblement, j'ouvre la fenêtre, le vent s'est levé. Il neige beaucoup ce soir. 

(la suite demain)

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 05:52

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shoot

 

 

 

  Devant l’immeuble je sais qu’il faut monter deux étages, dans l’appartement figé où vivaient une communauté de junkies, je trouve sans effort une grande boîte en bois au fond du placard de la cuisine, derrière les épices. A  l’intérieur : trois savonnettes de haschich, trois grosses pochettes d’ecstasy, de très belles têtes d’herbe odoriférantes, des buvards de LSD et du papier à cigarette en abondance. Voilà un trésor qui va faire fondre la neige aussi sûrement que notre tout nouveau cocktail : “Alice au pays des merveilles” ( kirsch, anisette, Picon et une minuscule once de purée de piment). Quand la boîte sera vide je sais que nous pourrons aller nous réapprovisionner au commissariat de police.

De retour au nid d’aigle, nous trinquons, nous tirons sans gêne sur des pétards hors concours. Les jours se bousculent de l’épaule, lundi arrive en pédalant juste après mercredi, dimanche en bas résille  leur fait un doigt d’honneur du haut de ses chaussures à talons hauts. Une heure s’installe et occupe le calendrier sans scrupule comme s’étale une tâche d’huile Le 25 décembre est bientôt contaminé par ces soixante et précises minutes. Le voilà absorbé, englouti.

Je ferme les yeux. Je me sens bien accroché au fond de la terre nourricière, immobile et immuable comme mon frère le chêne qui, dehors, opine doucement au vent pour me dire «  je sais depuis le début que tu es des nôtres ». Mes doigts sont des branches qui affouillent le ciel et se rafraîchissent sous la bise. J’aime voir le temps passer devant moi au galop. Il fait le tour de mon tronc en sautillant à cloche pied et en fredonnant une comptine, puis il file. «  J’ai tant à faire avant la fin de cette heure » me crie le temps en disparaissant au loin. 

( la suite demain)

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 05:45

 

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Je l’habille de fourrure à même la peau. Elle est lumineuse sous sa toque de renard argenté prélevée à l’enseigne du “chic parisien”,  lors d’une excursion nocturne et solitaire pendant qu’elle dormait après avoir avalé coup sur coup douze “tonic gonzesse” bien tassés. Nous sortons en glissant sur le bord des marches, en pouffant et en nous appuyant sur les murs de l’escalier. Nous sommes ivres car pour affronter les frimas nous avons testé le  “ froid? Moi jamais”, un sévère cordial assez simple et très efficace : schnaps et eau-de-Cologne à la lavande. Nous nous aimons, le monde virevolte, les flocons nous taquinent.  Je glisse et je m’étale de tout mon long, elle hurle de rire, je hoquète. Il nous faut longtemps pour rejoindre le supermarché. Le rayon des apéritifs, jusqu’à présent relativement épargné, est soudainement allégé. En trois allers et retours hilarants, ponctués de belles rasades de “ froid? Moi jamais”, nous avons reconstitué une belle et durable  réserve après un détour au rayon parfumerie pour tester les après-rasage. J’ai alors une idée qui mérite un beau et langoureux baiser qu’elle m’accorde d’autant plus généreusement qu’elle ignore tout de mes intentions. Nous ressortons. Je connais une adresse qui devrait nous combler. Il faut marcher un peu. L’air vif nous dégrise. Elle avance à mon bras dans la ville morte. Nous sommes les maîtres du monde. Dieu que je suis heureux!

( la suite demain)

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 06:27

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

renommee

 

 

Le clairon dispose de 3 notes, cela suffit largement pour faire la guerre, pour monter les couleurs, pour réveiller les chambrées et pour émouvoir les galonnés. Imaginez s'il avait eu quatre notes !

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 05:25

Imaginons un pape paresseux...

Comment s'en apercevrait-on ?

( Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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