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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 04:29

 

 

semailles pas de jeu

 

           Du côté de la Dive rivière au céleste au nom.

 

 

 

 

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

                                                             Baudelaire, Les Fleurs du Mal, IV.


On ne peut mieux dire...

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Published by Balthazar Forcalquier - dans CARTE POSTALE
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commentaires

Christian SEGUIN 05/10/2012 19:37

Balthazar !! la nature ... Oui ! mais sacrément façonnée par l'homme. Une plantation d'essences rapides à haut rendement et une parcelle au cordeau que je soupçonne très copine avec les pesticides
.....

neunoeil 05/10/2012 14:35

trêve (de foot) non, de plaisanterie, très bon article de Balthazar... du même auteur, j'ai ça :

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
" Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
À ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "

RENARD ARGENTE 05/10/2012 11:44

On dit plus un QI comme un footeux , on dit comme un handballeur!!!
Quand au poeme de BAUDELAIRE qui finalement jouait peut etre bien aux cheminots thouarsais de la grande époque , il aurait pu illustrer l'article précedent sur les trottoirs thouarsais

LAHENERE 05/10/2012 09:59

Bravo et merci ! Si tu en as d'autres tu peux nous en faire profiter... et tant pis pour certain béotiens dont le QI ne doit pas être plus élevé que celui d'un footeux.

thouarsaise 05/10/2012 09:22

Merci pour ce moment de poésie

neunoeil 05/10/2012 08:06

bah, l'aut', t'es naze, c'est à l'OM, bouffon !!!!!

jeannono 05/10/2012 07:40

BAUDELAIRE : il joue au PSG ?

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