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Le secret de Marcelle et Marcel Marcel n°1

 

marcel 1

 

 

 

 

 


 Avis aux lecteurs : tout ce qui va suivre est faux.

C’est une fiction,  comme la guerre des étoiles, mais avec beaucoup moins de moyens.     

 

Marcelle, un matin, a trouvé Marcel pendu dans sa grange, non loin de Oiron. Il n’en pouvait plus de cette mouise qui lui était tombée dessus un méchant jour de pluie, et qui, depuis, s’était accrochée à lui comme fait l’infortune quand elle s’ennuie, et qu’elle cherche à se divertir un peu. Malheur à celui qui se trouve sur son chemin. Mieux vaut alors rester couché.

Marcelle pleura beaucoup. Elle et Marcel n’avaient pas eu d’enfant, ni de vraie famille au sens administratif du mot, avec des feuilles remplies de prénoms aimés sur un livret. Ah, si ! Il y avait ce lointain neveu cruel et couillon (cela va souvent ensemble) qui, à sa manière, passa – sans le vouloir-  la corde au cou du bonhomme.  Marcelle s’en fut à l’hôpital, puis à l’hospice. Oh pas longtemps ! Elle tomba malade et mourut de chagrin bien vite, bien proprement. Juste avant de goûter au repos éternel, elle reçut trois visites bien mystérieuses et qui se trouvent être, par les caprices d’une singulière histoire, le ressort d’un drame bien étrange. C’est le mécanisme de cette implacable histoire que nous remontons maintenant.

Marcel le vigneron et sa femme Marcelle ne s’étaient pas méfiés. Ils étaient comme l’arbre qui vit arriver le premier bûcheron dans la forêt.

Voici l’histoire : dans une futaie belle et épaisse, un bûcheron pénétra. Il posa sa hache contre le tronc d’un vieux chêne et s’éloigna pour aller vider une bouteille de Duhomard avec ses potes débardeurs, scieurs de long et autres charpentiers. Les arbres tinrent conseil en silence : «  qui est ce visiteur ? Nous veut-il du mal ? ». Le très grand chêne qui faisait un peu office de chef examina avec la plus grande attention la hache posée sur son écorce. Il réfléchit longtemps comme font les vieux chênes, il regarda avec minutie cet outil inconnu, fait d’un petit morceau de métal et d’un long et beau manche en bois. Le manche en bois l’apaisa tout-à-fait : «  rassurez-vous, celui-ci est des nôtres, il ne nous arrivera rien » dit-il à la forêt qui soupira d’aise en une longue et douce respiration. Les tronçonneuses hurlèrent bientôt.

Voilà, vous avez le droit de pleurer un peu.

L’histoire qui commence ici est de cette encre. Marcel et Marcelle ne virent pas d’où le coup était venu, et quand il fut donné, c’était trop tard.

A SUIVRE...

 

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