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A Saint-Jean-de-Thouars, chaque samedi matin des bénévoles montent des murs. Oh ! pas des murs qui emprisonnent, ce n'est pas le genre de la maison. André, Serge, Jean-Marie et les autres reconstruisent un modeste vestige : la dernière maison de vigne qui reste debout loin à la ronde.
En bordure de la route qui file vers Parthenay l'humble édicule menaçait ruine. Démonté pierre par pierre, le voilà de nouveau sur pied ; comme en Egypte on a rebâtit le temple d'Abou Simbel, toutes proportions gardées.
Sous la haute direction artistique de Jean-Marie Haye qui veille à l'alignement des moellons et à l'usage (approximatif) du fil à plomb par les constructeurs amateurs, la bâtisse a la forme bizarre d'un trapèze en raison, certainement, d'obscures limites de propriétés.
La pose du bouquet final a marqué samedi la fin du gros oeuvre. Mais il reste encore de l'ouvrage, enduit, pose du vieux carrelage, charpente, couverture de tuiles.
Par l'effet d'une sorte de miracle naturel, chaque participant trouve d'emblée une fonction. André par exemple est devenu expert en caillasse. Il trouve avec l'habileté d'un chercheur de truffe la bonne pierre, que Serge posera au bon endroit. Vous ne pouvez pas savoir comme c'est beau à voir!
Bien sûr le labeur s'accomplit dans une sorte de gaieté enfantine. Les routiers qui passent non loin klaxonnent pour partager le plaisir commun, comme s'ils savaient que cette aventure n'est pas ordinaire. Une voisine vient apporter le café et des galettes au beurre.
Le casse-croûte de 10 h et la débauche de midi sont accompagnés par quelques flacons sortis des caves locales. Car ici on ne bâtit à pierre sèche !
Quand tout sera fini, les mains vont se trouver bien désoeuvrées. Eh les gars ? Une cathédrale ça vous dit ? On n'en a pas à Saint-Jean!