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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 04:49

L'usage du point virgule est un art, pas une science. 

 

alcooloculture.jpg


 

Il fallut attendre le VIIIe siécle pour que la ponctuation donne un peu d'air au texte. Le parchemin, qui imposait le gain de place à tout prix, est peu à peu remplacé par le papier qui favorise l'espace, et offre même le luxe du blanc après les vers (alors qu'aujourd'hui, après un verre, on reprend facilement un blanc).

 

Le blanc sur la page c'est un signe de richesse! Plus le vide est ample plus l'auteur est généreux.

 

Au XVIe siècle la mutation s'effectue avec des douceurs intimes, ainsi Montaigne mettait-il des majuscules après les virgules pour relancer ses phrases, pour ouvrir sa pensée. (Un écolier imitant Montaigne, serait aujourd'hui en faute).

 

Un jour Blaise Cendrars conseille à Apollinaire de supprimer la ponctuation dans son poéme Zone.

 

"A la fin tu es las de ce monde ancien

"Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

"Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine

 

Pif ! Paf ! Apollinaire devient le poète moderne (merci Blaise !)

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez retourner picoler.

 

 

 

 
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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES HISTOIRES DE TONTON BALTHAZAR
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 08:03

 

 

 

 

 

Enfin le salon des vins à l'orangerie Thouars  : aujourdhui vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster. Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.    

20110309 5095Au XVII e siècle, en complément des mots "gourmets"  et "friands", qui qualifient les gens à goule fine, apparaissent les "coteaux" qui désignent des connaisseurs qui s'attachent, en plus, à reconnaître le terroir des vins qu'ils dégustent. On croise d'ailleurs ce terme dans une pièce théâtrale de Claude Deschamps : " les marquis friands ou les coteaux" (1665).

Les femmes qui, pourtant ont souvent un palais très sûr, ont été longtemps écartées de la gastronomie et des cuvées les plus réputées. Brillat Savarin était un furieux misogyne. On estimait - certes bien à tort - que les filles n'aimant que les sucreries, la seule saveur qui ne demande pas d'apprentissage, elles étaient incapables d'exercer leur goût. On disait volontiers que les femmes aimant les sucre, comme les enfants, étaient " des êtres inachevés".

Il n'y a pas longtemps d'ailleurs qu'elles se sont taillées une place reconnue dans un univers qui fut "macho" durant des siècles. Or le sexe faible est très fort dans l'art de la dégustation. Faites confiance à vos compagnes elles ont un goût très sûr, avec ou sans, rouge-à-lèvres.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 07:11

 

 

Enfin le salon des vins à l'orangerie Thouars (Vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster). Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.                                                                                                                               

pichard 1

 

Pichard. Chinon.  Foi de Balthazar, ne pas manquer cette rencontre ce week-end dans l'orangerie. La cuvée des 3 quartiers 2006.

Racontée à la manière ordinaire.

Robe aubergine sombre.

Nez de cassis et de mûre.

Jambe droite et nette.

Attaque franche, un brin veloutée avant une certaine rugosité de bon aloi.

Saveur complexe qui se prolonge en amande subtile puis grillée.

9 € la bouteille : excellent rapport qualité prix.

Racontée par Balthazar.

Ce vigneron un peu timide et doux a abandonné depuis longtemps les traitements brutaux qui secouent la vigne. Si le terme bio n'était pas si stupide on dirait bio, mais c'est bien mieux que cela. C'est hors des sentiers battus. Dans le verre, ce vin est sombre comme une fleur de nuit, discrète et puissamment odoriférante. La jambe est vive, nerveuse, comme celle d'une jeune fille. D'ailleurs ce vin fait penser à une jeune fille, à des parfums frais et joyeux, à des saveurs en fleurs, avec, derrière toute cette candeur faussement naïve, une gravité de femme instinctivement douée pour la caresse et le baiser.

Quelles émotions pour 9 € !

 

 

 

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:30

 

 

Bientôt le salon des vins à l'orangerie Thouars (Vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster). Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.

 

20110309 5080

 

 

Un profane ne sait pas très bien quelle attitude prendre dans un salon des vins. Voici donc quelques propositions.

_ On peut goûter à sa guise. Et par voie de conséquence on peut cracher. Ce n'est pas mal vu, au contraire. Imaginons un curieux de tout qui voudrait tout goûter. Au salon des vins une centaine de vignerons proposent entre 5 et 10 cuvées... Impossible d'avaler 500 à 1.000 fonds de verre !

_ On n'est pas obligé d'acheter, mais on peut le faire. On peut aussi demander sa carte au vigneron et faire ses commandes plus tard.

_ Personne ne possède votre palais, donc personne ne peut vous dire quel vin vous aimerez. Vous avez donc TOUJOURS raison.

_ On ne dit jamais à un vigneron que son vin est mauvais. C'est discourtois. Vous n'aimez pas, mais votre voisin adorera. Donc on se retire avec délicatesse pour aller savourer ailleurs.

_ Une médaille est la marque d'un vin bien fait, de bonne qualité. Mais un vin sublime peut très bien n'avoir aucune médaille. Tout simplement parce qu'il n'a pas été présenté au concours ou qu'il n'a plus besoin de médaille, il a déjà gagné les faveurs des fins amateurs.

_ Le vin est un mystére. Dites-vous bien que personne ne sait tout sur le vin. Vous êtes donc ignorant et votre voisin aussi. Même s'il fait le malin en débitant toutes ses connaissances, même s'il connait par coeur tous les clos de Bourgogne, même s'il débite les grands millésimes. Voici un exemple qui le prouve : 1990 l'automne est pluvieux en Anjou et Saumurois. Le vigneron inquiet vendange vite et vinifie des cuvées qui manquent de puissance. Il faut boire ce vin, un peu terne, assez vite.  Le vigneron joueur attend et le beau temps se rétablit, la fin de saison est même chaude, magnifique. Ces cuvées là sont amples, riches, ce vin est à boire plus tard et sera sublime.

Même région, même année, des cuvées aux antipodes les unes des autres !

La vérité est dans le vin, mais il n'y a pas de vérité en vin.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 04:30

 

 

 

 

 

Bientôt le salon des vins à l'orangerie Thouars (Vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster). Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.

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Ma belle-mère, ce week-end, vieille dame délicieuse, me disait avoir l'habitude de mettre le bon vin au repos, dans une carafe, plusieurs heures avant le service. Ce fut en effet une mode durable. Comme on a pu le lire dans le précédent article, le vin suit les modes. Or, si l'on dit que la "vérité est dans le vin" il est aussi un principe : avec le vin, il n'y a pas de vérité absolue.

Faut-il dès lors "carafer" un vieux vin ? La réponse est simple : ça dépend.

Le mieux est sans doute de remonter avec mille précautions la bouteille de la cave, de l'ouvrir avec douceur, de verser un peu de ce vin dans un verre à dégustation. Humer l'arôme, goûter. Ensuite faire tourner le vin dans le verre, ce qui va l'oxygéner. Humer l'arôme, goûter. Si le premier test est d'évidence plus concluant ne pas verser le vin dans un autre contenant vous risquez de briser son bel et fragile équilibre.  Si le second test est plus savoureux, alors, oui, mieux vaut carafer ce vin qui pourra développer ses subtilités.

Il ne faut pas manquer aussi de regarder la robe du vin qui est souvent "tuilée" ( pour un rouge) quand il a de l'âge ( il prend des nuances de tuiles). Admirer aussi ses jambes : les coulures d'alcool le long du verre. Un vin  qui a des jambes est un vin qui annonce des qualités. Mais il arrive qu'un très bon vin n'ait pas de jambe!

Enfin vous aurez remarqué qu'au restaurant le serveur renifle assez grossièrement le bouchon après ouverture de la bouteille. Ce n'est pas pour estimer la richesse des arômes, prendre sa part de plaisir et envier le vôtre qui s'annonce, mais plus prosaïquement pour sentir si le bouchon sent... le bouchon. Dans l'affirmative, il y a toutes les chances que le vin soit  bouchonné. Et le maître d'hôtel ne sera pas surpris si vous demandez qu'on change ( gracieusement) la bouteille gâtée. Un vin bouchonné, cela arrive dans une vie de gourmet, rien de grave, le vin est vivant. Seul le Coca Cola n'est jamais bouchonné ! A vous de choisir.

 


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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:00

 

 

Bientôt le salon des vins à Thouars (Vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster). Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.

 

Pied-de-vigne.jpg                            La mode sous Henri III : boire glacé!

 Le vin, comme les robes, suit la mode. Parfois il est court, parfois long.

Dans l'antiquité, les Grecs avaient deux principes : on ne boit pas le vin pur et l'on ne picole pas seul. Aujourd'hui on boit sec et pas toujours en compagnie. Parfois même les anciens remplaçaient l'eau de source par de l'eau salée ( il n'en est plus question désormais, mais une saveur saline dans un rouge est toujours un signe de finesse).

Tout l'art de l'exercice était dans le choix de la bonne proportion. Plutarque déconseillait "de boire en quatre" ( 3 parts d'eau, 1 part de vin). Il n'avait pas tort, la dilution est alors telle que le plaisir s'en trouve noyé. Il estimait que le mieux était "en trois" ( deux doses de vin pour trois d'eau), ce qui apporte sérénité sans désordre. Pour lui et ses contemporains, seuls les barbares buvaient le vin pur et s'avilissaient dans d'épouvantables orgies. Orgies parfois meurtrières.

Aujourd'hui, la tendance la plus récente - il me semble -  est de boire frais, de plus en plus frais. Alors que, jusqu'au début du XVIe siècle le vin se buvait chaud ( ce qu'appréciaient aussi les Grecs et les Romains). On chauffait le vin à l'approche d'un feu, en jetant dans la coupe un pain grillé ( un taost), ou bien une lame portée au rouge, ou bien encore l'on ajoutait de l'eau bouillante.

Et puis tout changea.

On se mit à boire le vin frais, et même glacé, sous Henri III. La mode fit fureur au point qu'on imagina de taxer la glace comme le sel. Ce n'est que bien plus tard qu'on taxa le vin lui-même, le fisc se mettant ainsi à l'abri des caprices du goût. Qu'il soit chaud ou froid, le vin rapporte toujours à l'Etat. Au XIXe, les gourmets adoptèrent une mode suisse qui permettait de goûter le vin à température de table.

On le monte alors de la cave pour le mettre dans la chambre, en l'occurrence dans une pièce quelconque de la maison, à l'office par exemple. C'est cette pratique que l'on pratique encore.

A SUIVRE...


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