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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 04:03

 

saletemps-35.jpg

 

Résumé : C'est incroyable, tous les crimes sont liés et leur situation dans la ville forme  une étoile. Cette étoile est aussi la matrice du logo d'Hichlag, et les corps des victimes forment des lettres en Hébreux, le mot ainsi composé se lit "Belial".

_ Raymond c'est un beau résumé que tu nous a fait là.

_ Le patron est à l'hosto, c'est un p'tit geste pour lui faire plaisir. On suspend la grève perlée jusqu'à son retour.

_ S'il revient !

 

 

 

 

Thouars est une ville pleine de ressources, et pas seulement parce que c’est la capitale du Duhomard. Thouars c’est comme la Samaritaine, on y trouve tout. Il suffit de savoir à quelle porte frapper.  Et pour tout ce qui était magie, ésotérisme, égyptologie, kabbale, guematria ( la combinaison des chiffres et des mots) : une seule adresse, celle de Juan-Lukos Caraboc. Cet écrivain spécialisé n’était pas seulement un fin gastronome et un grand amateur de vin - c’est ainsi que Balthazar avait fait sa connaissance au salon des vins, bien sûr - Juan Lukos était aussi un érudit, un grand connaisseur des rituels, des magies et autres bizarreries.

Il reçut Balthazar chaleureusement :

_ Tu arrives bien, je viens de déboucher un « enfant terrible 1995 » de chez Nicolas Reau.

Le vin était une merveille d’équilibre puissant et complexe.

_ Dis-moi Juan-Lukos, qu’est-ce que veut dire « Bélial » ?

C’est comme si Balthazar avait appuyé sur un bouton. Juan-Lukos se mit à réciter de mémoire :

_ BELIAL. Démon adoré des Sidoniens. L'enfer n'a pas reçu d'esprit plus dissolu, plus crapuleux, plus épris du vice pour le vice même. Si son âme est hideuse et vile, son extérieur est séduisant. Il a le maintien plein de grâce et de dignité, il commande quatre-vingts légions de l'ordre des vertus et de l'ordre des anges, on le montre parfois sur un char de feu, ambassadeur en Italie. Il maîtrise les cinq sens, c’est un parfait séducteur.

_  Ben mon colon !            

_ Pourquoi tu veux te consacrer à ce beau diable ? Il ne manque pas de charme. Avec lui tu seras directeur départemental  en deux mois.

_ Directeur départemental ? Beurk ! Et à quoi il ressemble ton Bélial ?

Juan-Luko se leva, hésita dix secondes devant son énorme bibliothèque et sortit un volumineux ouvrage. Il feuilleta le livre et le tendit à Balthazar. Une gravure montrait une tête de bouc stylisé, la reproduction exacte du logo de Charles-Henry Hichlag !

_ Sapristi !

 

Diapositive9


La bouteille finie, trois autres suivirent. Mais l’heure avançait. Balthazar prit congé, informa Legrandu de sa découverte. L’enquête avançait. On ne savait pas où elle allait, mais elle avançait.

 A SUIVRE...

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 04:43

 

saletemps-34.jpg

 

Résumé :  sanglante gémotrie ça ferait un beau titre pour un polar.

_ On ne vous demande pas votre avis. Faites un vrai résumé ce sera déjà  bien.

_ N'empêche, ça ferait un beau titre.

_ Le titre c'es "Sale temps pour les clodos".

_ Pas terrible. J'sais pas qui a pensé à ça... Hein patron ? Patron? Patron ? Raymond appelle une ambulance, le patron nous fait un malaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Legrandu venait de démontrer qu’un rite pseudo-magique pouvait avoir guidé la main du ou des tueurs. Mais ce n’était pas tout. L’inspecteur poursuivit :

_ Mais ce n’est pas tout. Tu ne le sais pas, mais ma mère est juive. Une juive polonaise qui est revenue des camps. Bon...c’est pas le sujet sauf que... Pendant les vacances  j’étais chez elle. Pour la millième fois de relisais le dossier de cette affaire. J’avais disposé les photos des cadavres devant moi. N° 1 Clovis, n°2 Clotaire, n°3 Baptiste, le chien, n°5 Grzegorz, n° 6 Kevin.

Ma mère se pencha sur mon épaule et chuchota à mon oreille :

_ Bélial !          

_ Kez aco ?

_ Justement c’est là que cela devient intéressant. Elle avait lu sur les photos disposées sous ses yeux ce mot : Belial.

_ J’comprends rien .

_ Au début moi non plus. Elle m’a expliqué que les corps étaient disposés d’une certaine façon, que chaque corps représentait une lettre et que ces lettres composaient un mot en hébreux  : באליאל. Ce qui signifie, car l’hébreu se lit de gauche à droite, bélial.

_ Bélial d’accord...Mais qu’est-ce que cela signifie ?

_ Aucune idée.

_ Y a pas à dire on avance. Mais si cela fait partie d’un rite magique, je sais à qui demander.

A SUIVRE...

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 04:32

 

saletemps 33

 

Résumé : dessin...une étoile... sapristi !

 

 

 

 

Grandclerc déplia sous le nez du journaliste deux autres feuilles.

_ Voyez, faites un cercle autour de l’étoile, vous coloriez en rouge les deux losanges du haut et celui du bas... Et vous obtenez le logo de Charles-Henry Hichlag !

 

Diapositive7

 

Diapositive9


_ Sapristi !

_ Je ne vous le fais pas dire

_ C’est de la dynamite !

_ Mais hélas ce ne sont que de coloriages, pas une preuve. 

_ Mais c’est aussi une sacrée piste... Le maire serait donc derrière tout ça !

_ Prudence, rien ne prouve qu’Hichlag soit coupable, on cherche peut-être à lui faire porter le chapeau.

Une heure plus tard Legrandu découvrait  à son tour la sanglante géométrie. (Sanglante Géométrie : ça ferait un beau titre de polar)

_ C’est passionnant. C’est très convainquant. Merci Balthazar, merci à Grandclerc. Moi aussi j’ai un truc à te confier. Mais motus ! C’est aussi de la dynamite. Ce  que j’ai découvert permet  d’avancer mais, hélas, sans tirer le dernier fil, celui qui nous permettra de passer les menottes à ce fumier d’Hichlag.

_ Motus, juré. Raconte.

_ Bon... d’abord n’as-tu pas remarqué un truc dans tous ces crimes ?

_ Ils étaient tous dégueulasses.

_ Oui mais à part ça... A l’un on enlève  les yeux, à l’autre la langue, puis une main, puis un  nez, puis des oreilles. Ce que je ne comprenais pas, c’est ce que l’étoile du chien venait foutre au beau milieu de tout ça, mais tu viens de me fournir le lien, le chien annonce l’accomplissement de l’étoile .

_ Oui mes les yeux, la langue, les oreilles...

_ Ce sont les cinq sens : la vue, le goût, le toucher, l’odorat, l’ouïe. Ces meurtres procèdent d’un rituel.

_ Sapristi !

_ Je ne te le fais pas dire.

 A SUIVRE ...

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 04:09

Résumé : crimes... Louis Grandclerc... Sapristi...

- Dites les gars j'arrive de quelques jours de repos. Avec les tracas que vous provoquez j'en avais bien besoin. Je reviens et qu'est-ce que je vois ? Des résumés avec trois mots et des points de suspension. C'est quoi ce bordel ? Des messages codés ? Hein ? Quoi ? Une grève perlée ?

_ Un coup en grève cinq minutes et reprise cinq minutes et regrève cinq minutes. C'est rigolo hein ? Ah vous devenez tout rouge patron, c'est bon signe.

 

 

Louis Grandclerc a sorti les plans de la ville et la position de chaque crime.
plan 5 bis

Le petit neveu de Grandclerc avait relié chaque point, comme on fait dans les dessins des magazines pour dessiner la silhouette d’un pêcheur au bord de l’eau. Et là, une grande étoile, une étoile parfaite, apparaissait.

 

Diapositive6


_ Et vous remarquerez, dit Gandclerc au journaliste,  en lui servant un nouveau verre de Duhomard, que le centre exact de cette étoile : c’est la mairie.

 

Diapositive8


_ Sapristi !

_ Je ne vous le fais pas dire. Tous ces assassinats sont donc liés. Il ne s’agit pas d’un tueur en série qui agit au petit bonheur, si je puis dire. Non, il a un plan précis. Il a construit un projet funèbre. D’ailleurs après avoir atteint le centre de l’étoile, où la victime fut le fils de l’ancien maire, il a achevé son œuvre macabre. Les meurtres se sont arrêtés.

_ Mais quelle  œuvre ? C’est un fou !

_ Ah ça...  c’est à vous de le découvrir. Peut-être avec l’aide de Legrandu.

_ Magnifique ! Mais pourquoi n’êtes vous pas allé voir la police ?

_ Oh la police, vous savez… Elle est venue me chercher en 1943...  alors, moins j’ai affaire à elle, mieux je me porte.

 

saletemps-32.jpg


_ Mais  attendez ce n’est pas tout. Mon petit neveu sait aussi colorier.

_ Il est doué .

_ Regardez  encore ceci...

_ Sapristi !

_ Je ne vous le fais pas dire.

A SUIVRE...

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:46

 

 

saletemps 31

Résumé : début... piste... Louis Grandclerc....

 

 

 

 

 

Grandclerc habitait (comme on a pu le lire dans tous les feuilletons précédents) l’une de ces maisons bâties dans les quartiers nord de Thouars, derrière la gare, à la grande époque du rail. Un petit pavillon en pierre avec un jardinet à légumes derrière, et un parterre à roses devant.  Balthazar sonna et entra.

 

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                       Il ne neigeait plus, et Louis Grandclerc n'avait pas de chien.

Louis Grandclerc avait déjà servi un verre de Duhomard et dit :

_ Vous ai-je dèjà parlé de mon petit neveu ?

_ Heu... Non.

_ Un  p’tit gars malin comme un singe.

_ Bien content de le savoir.

_ Ne vous moquez pas. Vous vous souvenez avoir publié, pour chaque crime, un plan de la ville avec  l’emplacement de chaque meurtre ?

_ Oui, dans le patois journalistique on appelle cela des infographies, c’est très à la mode en ce moment.

_ Donc mon petit neveu s’est amusé avec un crayon. Et voici ce qu’il a trouvé.

Louis Grandclec glissa sous le nez du journaliste le plan de Thouars.

_ Sapristi !

_ Je ne vous le fais pas dire.

A SUIVRE  LUNDI, LA SEMAINE QUI S'ANNONCE VA ETRE DECISIVE ! 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 04:37

saletemps 30

 

Résumé : politique... participation faible...légal....

 

 

 

 

Du jour au lendemain, toutes les annonces légales échappèrent au « Courrier de la République » ( gros manque à gagner), la mairie ne communiquait plus que par sa feuille titrée sans honte «  Thouars outragée, Thouars brisée, Thouars martyrisée, mais Thouars Libérée ». Les dates du conseil municipal relevaient du  « secret défense ». Heureusement  Michka le casseur (voir le secret de Marcelle et Marcel Marcel) habitait en face de la mairie. Et dès qu’il voyait la salle du conseil municipal éclairée, il téléphonait à Balthazar qui rappliquait dare-dare.  Pour emmerder le journaliste le maire prononçait souvent le huis-clos jusqu’à l’avant dernière question. Balthazar attendait dans sa bagnole jusqu’à minuit, une heure du matin, avant de pouvoir entrer dans la salle où l’assemblée hilare, abordait la fin de la réunion : indemnité de chaussures pour les cantonniers. Bien sûr les subventions aux associations culturelles furent coupées. Le théâtre n’accueillit plus que des pièces de Vaudeville et quelques danseuses nues. Dans les HLM , les ampoules des cages d’escalier n’étaient plus changées, et les pelouses jadis taillées avec soin dans les quartiers populaires étaient laissées à l’abandon. Les effectifs du personnel communal furent réduits de moitié. Un froid terrible s’abattit sur la ville. Pourtant la neige avait fondu depuis longtemps. L’été passa tristement (les centres aérés aussi avaient été fermés).

 

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                                     Un froid terrible s’abattit sur la ville.

 

Legrandu était abattu. Il n’avait jamais eu le début du commencement de la moindre piste. Le préfet avait gueulé quand le fils du maire avait été tué, mais il était parti la semaine suivante pour Saint-Pierre et Miquelon.

C’est alors que le téléphone sonna sur le bureau de Balthazar.

C’était Louis Grandclerc, enfin !

_ Allo ? Monsieur Forcalquier ? Passez me voir si vous voulez bien. J’ai un truc extraordinaire à vous montrer.

A SUIVRE  ...

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 04:24

 

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Résumé :manger chaud ...  police... occupation...

 

 

 

 

 

 

J’hésite à écrire la suite. C’est trop affreux.

La sixième victime ( mais quand donc s’arrêtera cette hécatombe ?) fut, non pas un clochard, mais le fils du maire, Kevin Gros qui venait tout juste de fêter ses 18 ans. On le retrouva dans les parterres de la mairie, dans la même position que le mort de l’épisode 17 :  la nuque brisée, la tête à l’équerre, le bassin fracturé, les jambes repliées en avant. Couché sur son côté droit.

Les deux oreilles avaient été tranchées  et avaient disparu. On les chercha longtemps. Avant de les retrouver, immergées dans le bénitier de l’église Saint-Laon toute proche.

 

DSCF0308

                 On le retrouva dans les parterres de la mairie...

 

La fureur des habitants était à son comble. La presse nationale était descendue de Paris. L’auberge du Moulin Bleu affichait complet. Josiane Birdat était même passée à la télé.  C’est tout juste si Bressuire et Parthenay les deux villes voisines n’étaient pas jalouses. C’est sûr qu’avec Intervilles pour Parthenay l’été précédent, et le jeu des mille francs pour Bressuire à l’automne, les deux cités faisaient « petits joueurs ».

Le père et   maire, Maurice Gros, anéanti, annonça qu’il renonçait à la politique. Qu’il quittait la ville avec sa femme. Qu’il allait habiter un bungalow à La Roche-sur-Yon.

Sans adversaire Charles-Henry Hichlag fut élu avec 86,3 % des voix exprimées. La participation fut très faible, mais l’élection était légale. Tout le conseil municipal était à sa botte.

A SUIVRE...

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 04:14

saletemps 29

 

 

 

Résumé : Je... aveu... procés...

 

 

 

 

Une fois Charles-Henry Hichlag  parti, Legrandu conseilla à Balthazar de la mettre un peu en veilleuse.

_ Il est parti pour être le maire. S’il est élu tu vas manger chaud. Il va te faire muter.

_ Hou j’ai peur ... ironisa Balthazar qui tomba à genou dans la neige. 0h non monsieur le rédacteur en chef pas à Bressuire ! Il y gèle en août ! Pas en Sibérie !

Louis Legris Leblanc, le conseiller en communication, diffusa un tract qui déclinait quelques thèmes connus : insécurité, incurie du maire, incompétence de la police. Nulle part il n’évoquait la mémoire de Grzegorz Bizlekowchykrovskichakiakroustinibinlikowski, cinquième victime de cette sanglante série : quatre clochards occis et un chien errant sacrifié près d’une étoile tracée dans la neige.

 

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D’habitude, quand on en arrive là dans le feuilleton, Balthazar reçoit un coup de téléphone de Louis Grandclerc et tout s’éclaire. Mais cette fois-ci : rien !

Le commerce commençait à tirer la langue. Les routes glissantes n’expliquaient pas tout. Les Bressuirais hésitaient à venir faire le plein de pinard à Thouars, ce qui n’était jamais arrivé depuis l’occupation. Josiane Birdat, la quincaillière  se mettait à couiner : « mon chiffre d’affaires a plongé de 40 % ! » Un vent de tempête se levait et le pauvre maire sortant, Maurice Gros n’était pas de taille.

D’autant plus qu’un terrible malheur le frappa.

A SUIVRE ...

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 04:08

 

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Résumé : ça se répète  comme en 14,   c'est-à-dire comme dans l'épisode 14. 

 

 

 


Charles-Henry Hichlag fit son numéro habituel : insécurité, incurie du maire, incompétence de la police, téléphone «  à mon cher ami le sous-préfet », et patati et patata. Et croisant le regard goguenard de Balthazar il ajouta :

_ Et bien sûr il ne faut pas compter sur la presse vendue pour dénoncer cette anarchie.

_ L’anarchie ne se dénonce pas, elle se proclame, répliqua Balthazar. Quant à être vendu, vous devez savoir que je ne bois pas de vodka, même celle que vous m’avez fait parvenir. Mais rassurez-vous je mentionnerai votre présence sur les lieux du crime. C’est d’ailleurs la deuxième fois qu’on vous y voit, même si la première fois la dépouille était un chien.

 

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_ Que voulez-vous dire : que l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime ?

_ Ah excellente citation pour mon papier. C’est un aveu ?

_ Je vous ferai un procès.

_ Je préfèrerais un duel.

_ Je me plaindrai à votre direction.

A SUIVRE ...

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 05:04

 

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Résumé :  Encore un crime, la série continue. S'arrêtera-t-elle un jour? Peut-être ? Peut-être pas ! Oui mais il faudra quand même une fin. Tout à une fin. Et la fin ce n'est pas le plus dur. Le plus dur sera de trouver un sens à cette cruelle hécatombe. C'est bien là le problème. Mais ce n'est pas celui des résuméistes... Chacun sa merde !

 

 

 

 

 

_ Ah ! Déjà vu !

Neige. Clodo clamsé. Gyrophares. Legrandu dépité.

Cette fois-ci... c’était comme l’épisode 14. Je fais un copié-collé :

Balthazar vit un homme atrocement brisé, couché sur le côté. La colonne vertébrale avait été cassée en deux, le bassin avait été remonté vers la poitrine, les fémurs brisés  dépassaient des genoux et les jambes étaient repliés. « c’est comme s’il formait la lettre N » pensa Balthazar qui  envisageait la manière dont il décrirait la scène à ses lecteurs dans l’édition du lendemain.

Le cadavre gisait dans un coin de mur. La face mutilée... Il lui manquait le nez.

_ Pas facile à identifier. Et ne compte pas sur moi pour publier  dans mon journal la tronche d’un mec qui n’a plus de pif. Avertit Balthazar alors que  Legrandu relevait vers lui des yeux perdus.

_ Pas la peine, on sait qui c’est. Il avait sa carte des restos du cœur dans la poche. C’est un Polonais, un certain Grzegorz Bizlekowchykrovskichakiakroustinibinlikowski. Quant à son nez, regarde on l'a trouvé dans un sac en papier, dans sa poche.

 

nezs.jpg


_ Comment veux-tu que je mette son nom dans le titre de mon papier, ça fait plus de deux lignes ! Le cul de plomb ( secrétaire de rédaction à Niort) ne voudra jamais.

_ Chacun sa merde cher Balthazar.

_ Comme tu dis, voilà Charles-Henry Hichlag qui rapplique !

A SUIVRE LUNDI  ...

 

 

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