Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 03:08

calibres 2

 

Résumé : Au prochain comice agricole le maire de Thouars annonce la venue des majorettes de Saint-Varent. Vous n'en avez rien à faire : c'est normal ! Peut-être préférez-vous celles d'Argenton-les- Vallées ?

 

 Vendredi à Thouars. Jour de marché. Toute la place Lavaud est pleine de rumeurs et d'odeurs. C'est beau comme un souk, les arabes en moins. Il y a bien quelques Sénégalais qui vendent des ceintures et des drapeaux jamaïcains mais cette note de couleur reste diffuse. Balthazar a des potes chez eux : Mamadou notamment. Mamadou est un Peul du Mali, échoué là comme tant d'autres. Parce que la tradition chez eux est que les jeunes gens aillent découvrir le monde. Mamadou est parti à 17 ans, ravi, certain de son fait. Il est arrivé au paradis, sauf que le paradis a une sale gueule. Endetté jusqu'au cou, il doit travailler pour d'opulents commerçants ivoiriens, et tenter de vendre aux  paysans et retraités du coin des colifichets et des montres avec des ressorts en élastique.  A ce rythme il aura remboursé sa dette dans 132 ans, 8  mois et 12 jours. C'est ce qu'il dit à Balthazar en riant comme un gosse. 

Balthazar n'est pas meilleur que les autres mais il a une tendresse pour les victimes. Alors il vient proposer, toujours, d'aller boire un café avec Mamadou, qui dit oui. Mamadou boit parfois les jours de vilain hiver un petit calva. Musulman comme il faut, soufi certainement, comme tous les Peuls.

Mamadou rêve de rentrer au pays, d'épouser au moins une femme, et de faire du commerce " mon truc ce serait de réparer les vélos. On peut se faire une fortune à Bamako dans ce biznesse."

En attendant,  il dort à Poitiers dans une chambre occupée par six compagnons d'infortune. Voilà tout.

Alors que tous deux se dirigeaient vers le Sablais, le bistro en formica qui borde la place, Balthazar entendit un claquement sec, et là, devant lui, un homme plia les genoux. Il avait du sang sur le visage.

A SUIVRE.

 

 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:17

calibres 1

 

Le dernier jeudi d'avril, alors que le fond de l'air mord encore un peu les joues couperosées des alcooliques las dans les estaminets mornes et peu chauffés -car il n'est pire solitude que celle du vin rugueux - la cérémonie pourtant a du sens. On célèbre la libération des camps de concentration. Devant le monument aux morts les élus baillent d'ordinaire, sauf en période électorale. Les drapeaux claquent, les discours débitent des banalités alors qu'il y aurait tant à dire sur l'honneur, la fureur,la grandeur et l'ignominie. Pas un enfant, pas un adolescent ne vient. Hélas! Voilà une belle occasion manquée de leur apprendre que l'homme est sans pitié, mais qu'il peut être aussi d'une absolue noblesse, il faut juste choisir la route la moins aisée. Peut-il y avoir plus belle leçon de vie ? Balthazar en était là de ses réflexions quand il remarqua,  très en arrière des officiels une longue jeune femme.

Elle s'était volontairement mise à l'écart. Balthazar s'était déplacé pour photographier, en bon journaliste sans imagination, la remise des gerbes et avait constaté son émotion alors que s'achevait la belle chanson des partisans. Elle était plutôt belle, ou plutôt avait un charme singulier. Dans sa narine droite un anneau d'argent miroitait au soleil timide, une demi-tonsure dégageait l'ourlet fin de son oreille. Le temps que le maire annonce " et maintenant la municipalité offre un vin d'honneur", elle avait disparu derrière les buis taillés au cordeau. Balthazar aurait bien aimé l'aborder, et entamer la conversation, sa présence ici était insolite et il y aurait peut-être eu matière à un article un peu original. Le journaliste aperçut au loin déjà sa svelte silhouette, elle était accompagnée d'un gros chien blanc qui avait dû l'attendre au bout du jardin taillé "en mesquine pelouse" comme disait Arthur Rimbaud.

"Bof..." pensa Balthazar enchaînant immédiatement une autre pensée fulgurante "J'espère qu'il y aura du vin blanc de Nicolas Reau au vin d'honneur, ou bien du Bruno Dubois *." Non, il y avait un immonde cocktail : rosé-pamplemousse. Tant pis , il en but plusieurs en écoutant d'une oreille distraite le maire raconter comment il comptait organiser le prochain comice agricole : " et cette fois, tenez-vous bien ! Nous aurons les majorettes de Saint-Varent ! Vous pouvez l'écrire dans votre journal Balthazar. C'est un scoop, c'est cadeau !"

 

"Pfuii", soupira Balthazar et ajoutant "glouglou" et en enchaînant un gros soupir "hum". Heureusement demain c'était vendredi. Et le vendredi à Thouars, c'est jour de marché. Et le jour de marché les tournées tournent d'un zinc à l'autre. C'était le jour préféré de Balthazar

 *Bruno Dubois vigneron en Saumurois, Nicolas Reau en Thoursais

A SUIVRE.

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 02:56

Il s'appelle "Calibres" et dès le 3e épisode il y a déjà un mort ! Et pas un clodo cette fois-ci !

calibres-3.jpg

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 11:56

Lundi débute le nouveau feuilleton, une histoire haletante avec du sang, des imbéciles, des ivrognes et des anarchistes. ça donne envie.

Son titre ? CALIBRES

calibres-1.jpeg

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 03:40

 

riton.jpg

 

 

 

Résumé : - C'est quoi ce bordel ? J'croyais l'feuilleton fini... C'est qui ce Riton ? Le nouveau patron ? On n'a pas de contrat avec lui! GREVE! GREVE! GREVE! GREVE!

 

L'un de nos lecteurs, "Riton le bûcheron", propose ci-dessous un autre épilogue à ce feuilleton. Laissons-lui la plume :

 

 

 

 

Le hobereau Hichlag n’est pas un homme de savoir, mais de pouvoir et d’exclusion. Il est l’appât idéal pour des manipulateurs de l’ombre. Où serait le motif d’Hichlag dans ces affreux meurtres? La mairie? Certainement pas, son prédécesseur était trop bonne pâte pour présenter un quelconque danger. On peut même supposer que l’ancien maire aurait eu beaucoup de choses à raconter… Enfin !!

 Et puis ces meurtres bien localisés, formant sur la carte de Thouars l’insigne de Charles-Henry n’ont pu être commis qu’après une grande préparation, quasi militaire. Un savoir, une érudition échappant totalement à Hichlag.

Alors qui et pourquoi? Qui d’autre avait intérêt à sortir Belial de l’enfer si bien incarné par Charles-Henry?

Karentec n’a pas tout dit. Il a oublié d’évoquer plus en détail la visite de Legrandu dans son cabinet, pour des soins également. Legrandu est venu se faire charcuter histoire de vérifier qu’on parlerait bien du pin’s dentaire d’Hichlag, authentifiant la thèse du mystérieux insigne, et le désignant. C’est lui qui portera le chapeau.

Par sa fonction Legrandu est un obligé du tribunal de Bressuire, dont les magistrats et le barreau sont jaloux des Thouarsais,  à en crever. C’est une vieille querelle.

Une coterie s’est  constituée, il y a longtemps, proche d’une fraternelle,  maquillée sous d’obscurs motifs sataniques. Elle conseille  à Legrandu de ne pas bouger, et de laisser faire deux  nettoyeurs locataires d’un gîte à Oiron. Le thouarsais fait la une et la honte des journaux. Voila le parquet de Bressuire sous les feux de la rampe, un instant seulement, avant de passer la main aux Niortais, mais un instant brillant : Un renfort de magistrats est acquis !

Quatre morts pour çà !!!

Pas que... Les magistrats noyautent l'organisme où passe toutes les  autorisations d’implantations d’ entreprises. Thouars va perdre en quelques années,  au profit de Bressuire, plusieurs dossiers et des administrations,  pire encore son Duhomard . Des millions d’euros en perspectives pour quatre paumés et un chien, c’est jouable.

Hichlag est arrêté, condamné. Legrandu prendra du galon, un avocat  deviendra maire.  

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 04:03

 

saletemps 40

 

Résumé : Bon alors les gars on a obtenu 2.000 € d'augmentation

_ Hourra !  Hourra!

_ Bon le patron n'est très bavard, il ne dit que "Gââââââ", mais on s'est compris. On peut reprendre le boulot.

_ Hourra !

_ Bon, aujourd'hui on remet tout en ordre, on jette les canettes, on enlève les banderoles, on balaie les papiers gras et les boîtes de pizza vides, ce sera payé comme une journée de boulot ; et demain grand retour des résumés!

 

 

C’est fini. On va bientôt se quitter cher(es) lecteurs(trices). Les meilleures choses ont une fin. Donc  Charles-Herny Hichlag avoua. Il avoua d’autant plus facilement qu’il n’avait pas accompli le rituel jusqu’au bout. Pour sceller son destin et vouer son esprit au mal, il aurait dû selon le chapitre 6 de BELIAL, vendre sa femme aux mauresques. C’est-à-dire l’abandonner dans un bordel d’Istanbul. Il n’en eut pas le courage. Il était toujours amoureux d’elle. Ainsi , dans les âmes les plus noires scintille toujours une étincelle, aussi infime soit-elle.

_ J’ai trahi Bélial. Bélial m’a puni, dit Hichlag résigné. Il donna tout aussi facilement le nom de son complice Louis Legris-Leblanc qui l’avait aidé à kidnapper ses victimes, mais qui ne participait pas directement à leur martyr.

La presse nationale revint à Thouars  pour couvrir cet extraordinaire fait divers. Et de nouveau Josiane Birdat causa dans le poste.

_ Mais pourquoi des clochards ? demanda Balthazar à Legrandu

_ Chair humaine disponible. C’est immonde d'accord, mais je te cite la déclaration d’Hichlag.

_ Mais pourquoi  aller en chercher un à Bressuire ?

_ Ils n’en avaient pas trouvé dans les rues de  Thouars ce jour-là.

_ Et pourquoi tuer le chien ?

_ C’est dans le rituel. C’est un hommage à Hécate.  Elle est la magicienne par excellence, elle est  la maîtresse en sorcellerie à laquelle font appel tous les magiciens. Elle est souvent représentée comme une déesse tricéphale : une tête de lion, une de chien et une de cheval ou de jument sur un corps de femme. Pas facile de trouver un lion ou une jument dans les rues de Thouars. Pour Hichlag, un chien c’était plus facile.

_ Putain, j’suis bien content d’être athée. Ni dieu, ni maître, ni diable !

 

Quand tout fut fini, Legrandu,   Gandclerc,  Karantec , Caraboc et Balthazar allèrent trinquer tous les cinq au café des arts. En une seule journée cette enquête, qui piétinait depuis des mois, fut résolue grâce à l’intelligence conjuguée de ces cinq- là , et grâce aussi  à un heureux enchaînement des évènements.

_ Quand les hommes de bonne volonté se donnent la main, ils peuvent déplacer des montagnes ! proclama doctement Karantec.

_ Vous avez raison mon ami et c’est la première fois que je trinque, avec grand plaisir, avec un flic, dit Grandclerc en choquant son verre sur celui de Legrandu.

Tous souriaient. Les libations débutaient.

 

Balthazar Forcalquier  décembre, janvier, février 2011/2012

 

 

 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 03:51

 

 

saletemps 39

Résumé : _ bonjour patron.

_ Gââââââ

_ C'est nous les résuméistes. On vient vous dire un p'tit bonjour à l'hôpital. ça va? Vous mangez bien?

_ Gââââââ

_ On voulait vous demander, pour l'augmentation. Vous êtes d'accord? Parce que si vous êtes d'accord on reprend le boulot demain.

_ Gââââââ

_ Ah c'est sympa. Vous êtes un chouette patron. J'l'savais. Signez là. Tiens je vous tiens la main.

_ Gââââââ

_ Voiiiiiila. C'est bien. ça va vous coûter un peu cher, mais vous serez satisfait.

_ Gââââââ

_ Oui, comme vous dites, c'est bien ça. J'ai pas mis 1.000 € d'augmentation mais 2.000

_ Gââââââ

 

 

 

 

 

 

La sonnette sonna dans le vestibule.  Karantec, Legrandu et Balthazar ne bougeaient pas un cil. Derrière la porte on insista nerveusement. Et derrière la porte une voix se fit entendre :

_ Monsieur Plouendec ? Monsieur Plouendec ? Je vois de la lumière,  vous êtes là. Ouvrez- moi, j’ai certainement oublié chez vous un objet qui m’appartient.

C’était la voix de Charles-Henry Hichlag !

_ Je me planque avec Balthazar dans le cabinet. Vous le faites entrer. Demandez-lui ce qu’il veut. Vite ! Vitez ! Allez bon sang, pensez que vous arrachez une dent !

La formule eut un effet miracle sur Karantec qui prit son air le plus niais ;

_ Vouîîîîî j’arrive. Ah c’est vous monsieur le maire ? Un problème ? Vous avez mal ? C’est normal après le soin de tout à l’heure mais ça passe.

_ Non, je suis en pleine forme. J’ai dû oublier chez vous un livre. J’y tiens, c’est un cadeau.

Legrandu suivit de Balthazar surgirent du cabinet.

_ Monsieur le maire vous êtes en état d’arrestation ! Gueula Balthazar. Legrandu surpris ne trouva rien d’autre à dire que.

_ C’est comme il dit !

 A SUIVRE ...

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 03:38

saletemps 38

 

 

Résumé : Karantec... Heu... a retrouvé... Heu... dans sa salle d'attente... Heu...le livre de Belial... Heu... Heu... Les gars j'sais plus, on est en grève ou on n'est plus en grève?

_ Aucune idée.

_ Appelle l'union locale.

_ ça répond pas, ils doivent être en grève.

 

 

 

 

 

 

 

Mis au courant, Legrandu découvrit, comme les deux autres l’avaient déjà fait, ce terrible livre. C’était un rituel diabolique. Après des pages de litanies démoniaques, un chapitre consacré à «  la prise du pouvoir sur les êtres et les consciences » exposait exactement les crimes qui s’étaient déroulés, ici à Thouars.

La procédure avait été suivie à la lettre. Elle avait permis à Hichlag de prendre la mairie. Et l’homme annonçait qu’il envisageait de siéger sans tarder à l’assemblée nationale. «  Il a un destin de ministre, et qui sait peut-être même pourra-t-il accéder à la marche suprême » avait même dit Louis Legris-Leblanc, son conseiller en communication, à Balthazar, la semaine dernière, lors de l’inauguration de la foire-expo consacrée à  la pêche à la morue du côté de Saint Pierre et Miquelon ; car l’ancien préfet avait gardé des contacts localement.

Legrandu examina  attentivement la couverture.

_ Il n’y aucune mention d’éditeur. Et... Je me demande...

_ Quoi ? interrogea Balthazar.

_ Quoi ? interrogea Karantec que ces évènements avaient laissé sans imagination.

_ Je me demande si ce cuir... Si...  ce n’est pas de la peau humaine...

Balthazar et Karantec se mirent à claquer des dents.

_ Ah... non... non... Au temps pour moi. C’est du porc !

C’est alors que la sonnette d’entrée retentit, figeant les trois hommes dans un silence pétrifié. (Un silence pétrifié. Je ne sais pas si cela se dit, mais ça a de la gueule !)

A SUIVRE...

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 03:30

 

saletemps 37

 

Résumé : on a trouvé le jaune,  casseur de grève.

_ C'est qui que j'aille lui casser la gueule.

_ C'est la femme du patron!

_ Sapristi ! Et le patron ?

_ Toujours à l'hosto. Il ne reconnaît plus personne. Il est dans les choux.

_ C'est le moment d'aller lui vendre une carte de la CGT.

 

 

 

 

En évoquant la visite de Charles-Henry Hichlag à son cabinet il y avait moins d’une heure, pour une méchante carie, Karantec se mit soudain à pâlir. Plus blanc que neige !

_ Oh Sophie, vite, sers lui un Duhomard ! Il va nous faire une syncope.

_ Non c’est terrible. Terrible. J’ai trouvé dans la salle d’attente un livre relié en cuir. Il était le dernier client ce soir. Ce livre a dû glisser de sa poche sans qu’il s’en aperçoive. Sur la couverture,  en lettres rouges c’était écrit BELIAL !

_ Sapristi !

Sans même entamer leur nouveau verre d’apéro, les deux amis décampèrent de l’estaminet et coururent jusqu’au cabinet de Karantec , à deux pas de là, rue de la Trémoille. Le livre y était toujours. Il était posé sur la crédence de la salle d’attente, entre un vieux « Paris-Match » avec Kennedy  en couverture et un «  Jour de France » hors d’âge qui dévoilait le nouvel amour de Gloria Lasso.

_ N’y touche pas ! C’est une pièce à conviction ! Pas d’empreintes ! Prends tes gants de chirurgien dentiste. J’appelle Legrandu.

Quand l’inspecteur arriva, Balthazar et Karantec  étaient sous le choc. A un tel point que le flic dit en souriant.

_ Ah mes salauds vous avez forcé sur la bibine. Ne prenez pas le volant ce soir, des contrôles sont prévus au rond-point de Saint-Jean.

A SUIVRE...                 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 04:43

 

saletemps-36.jpeg

 

Résumé : bon, y a un jaune dans la bande. Une fripouille qui veut casser notre grève. Le résumé, il est dans l'épisode ci-dessous ! Salaud ! Casseur de grève !

 

 

 

 

 

19 h au café des Arts tout en perdant au tric-trac, Balthazar racontait à son pote Karantec Plouendec, les progrès considérables obtenus en une journée dans cette enquête, grâce au petit-neveu de Grandclerc et  à la mère de Legrandu. Certes cela ne fait pas très sérieux, mais les grandes découvertes sont toujours le fait d’un hasard facétieux. Juan-Lukos Caraboc , l’écrivain ésotérique, était venu apporter aussi sa précieuse contribution.

Résumé (fait par l’auteur, puisque les techniciens sont en grève).

Quand on reliait les lieux des cinq premiers crimes sur une carte on obtenait une étoile parfaite, au centre de laquelle se trouvait la mairie où fut découverte la dépouille de Kevin Gros, fils de l’ancien maire. Si l’on incluait cette étoile dans un cercle et qu’on coloriait en rouge trois losanges on obtenait le logo de Charles-Henry Hichalg, la représentation  de  Bélial le démon séducteur. Diapositive9

 

 

 

 

 

   Bélial dont le nom se trouvait justement écrit dans la neige, en hébreu, saletemps-34-copie-1.jpgpar les

 

 

corps des six cadavres : באליאל. Bélial qui usait des cinq sens pour mener ses funestes projets, voilà pourquoi, sur les victimes, avaient été successivement prélevés les yeux, la langue, les mains, le nez, les oreilles. Voilà pourquoi  les clochards de Bressuire avaient dit, lors de leur interrogatoire «  o m’faisions zire » ( «  ça me dégoûte ») car ils avaient dû apercevoir  dans les brumes de leur ivresse,  une ombre immonde s’emparer de leur camarade.

Karantec  qui avait arrêté de lancer les dés depuis un moment n’eut qu’un mot.

 

_ SANT KRAMPOUEZH !  Ce qui peut se traduire par Sapristi.

_ On pense que c’est Charles-Henry Hichlag qui est à l’origine de tout.

_ OH SANT KRAMPOUEZH !  Mais Bélial c’est ça qu’il me disait Hichalg dans l’épisode 16, quand je lui demandais ce que signifiait son pin’s. Il m’a dit que c’était une sorte d’ordre chevaleresque réservée à une élite.

_ Ah oui je me souviens.

_  OH SANT KRAMPOUEZH ! 

_ Tu te répètes.

_ Mais attends,  il est passé tout à l’heure au cabinet se faire soigner une carie... C’est terrible !

_ Oh une carie ce n’est pas si terrible.

_ Mais si c’est terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !

_ Tu te répètes.

_ OH SANT KRAMPOUEZH ! Attends de savoir ce que j'ai à te dire.c’est terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible ! terrible !


A SUIVRE LUNDI

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article

Présentation

  • : Les archives de Sapristi Balthazar sur l'ancien blog (over-blog)
  • : Allez sur http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/
  • Contact