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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 03:19

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En dehors du jour et des horaires... il faut se retenir.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 02:16

Le vélo, pour dire les choses simplement... Je m'en tamponne depuis que je sais monter dessus. On pédale, on avance, on  se prend des moucherons sur les lunettes... Pas de quoi en faire de la littérature. Et pourtant.

J'ai un pote, Michel Dalloni, qui vient d'écrire "100 questions sur le vélo" ( éditions La Boétie). 

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On lit cela comme une balade pittoresque , les mollets on repos et les fesses au calme. C'est intéressant, amusant, pittoresque. Le vélo que je regardais comme une machine sans âme devient un instrument qui change les hommes et les rend fantasques. Dès lors, il ne peut pas être tout à fait mauvais.

En vrac:

La plus grande vitesse atteinte à vélo : 268,831 km derrière un dragster sur le lac salé aux USA en 1995. Comme on dit du côté de Parthenay : " y en a pour tout faire".

Le Paris-Brest : ce gâteau à la créme a été inventé en hommage à la course cycliste par Louis Durand  (d'autres pensent que c'est un certain Bauget ou un Morel)... Moi je pensais que c'était en hommage au train Paris-Brest. J'aime le Paris-Brest, donc j'aime le vélo.

Combien de pièces dans un vélo ? 735 pour une bicyclette de ville et 1.500 pour un vélo de course  pourtant plus dépouillé! Etrange paradoxe.

En cas d'infraction au code de la route, le permis de conduire d'un cycliste ne peut pas être rétiré. 

Pourquoi un mailliot jaune ? Pour rappeler les pages du journal qui popularisa le tour !

Pourquoi se raser les jambes ? Pour offrir moins de résistance à l'air ? Mais non : pour permettre au masseur d'étendre ses onguents, et pour mieux soigner les blessés.

Dingue !

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 02:54
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 02:10

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Gérard Moreau, c'est mon pote, j'en parle d'autant plus volontiers qu'il ne lit pas le blog.

Comme les anges, il aime tout ce qui porte des ailes. 

 

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Le voilà donnant la bécquée à un oisillon délaissé par sa mère. Le piaf s'en fout "papa poule" est là.

 

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Rien d'étonnant donc à trouver chez lui, le très rare grand murin, une chauve-souris qui ne court pas les nuits. On en recense seulement six ou sept colonies dans les Deux-Sèvres. Avec 30 à 40 cm d'envergure l'animal peut impressionner. Mais il est doux comme un agneau. Le soir, tous les adultes s'en vont, tous, sauf deux qui veillent sur les petits encore trop jeunes pour voler de leur propre aile. Deux adultes veillent sur les petits et... Gérard aussi !

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 02:19

L'autre jour, alors que j'étais dans les Pyrénées et que je sirotais un Jurançon à la terrasse d'un estaminet, profitant du bon air et des saveurs de ce charmant cépage, j'avise un homme aux étranges manières.

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Thierry Fresnot, c'est son nom, observe la montagne, juste en face, dans une curieuse lunette bricolée.

Il donne des indications dans un téléphone en regardant par la petite fenêtre fixée au bout d'une perche.

Dans la fenêtre : un dessin 

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Il m'explique que son oeil projette sur la pente de la montagne , loin en face, son dessin qui prend alors des dimensions géantes. Là-bas un autre homme (à l'autre bout du téléphone) déroule un grand ruban pour reproduire exactement les contours du personnage dessiné.

Ensuite ils faucheront les  fougères et le "Bonhomme" (c'est le nom de cette oeuvre) apparaîtra aux yeux de tous. Il sera visible de très, très loin.

Thierry Fresnot est un artiste, l'un de ces humbles créateurs du colossal qui donne à voir, durant tout cet été dans la vallée d'Aspe, ce Bonhomme rêveur qui invite à freiner sa course furieuse, et à prendre le temps de regarder le ciel. Il n'y a pas de plus doux et plus utile message. Voilà un artiste qui fait du bien à l'humanité et qui renoue avec ces grandes lignes mystérieuses tracées il y a des millénaires sur le globe.

Comme le cheval de Uffington en Angleterre ( qui date de 2.100 ans), 

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ou les tracés de Nazca en Amérique du sud ( 3 à 5000 ans avant notre ère)

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Ces messages codés nous intriguent et nous charment aujourd'hui encore, comme le Bonhomme de Thierry Fresnot va interroger les voyageurs en vacances. L'art n'est-ce pas cela ? A quoi sert-il s'il ne peut nous émouvoir?

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 11:07

Je ne suis pas un fidèle des monuments aux morts, des gerbes et des clairons, en bon anarchiste je me tiens éloigné des marches militaires ; mais je vais chaque dernier samedi d'Avril à la cérémonie organisée en mémoire des déportés.

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J'y vais parce que je préfère les victimes aux bourreaux. Et parce que j'ai eu le bonheur de connaître Gérard  et Robert, deux anciens déportés de la résistance, dont le regard rieur et le bon sourire étaient pour moi un ravissement, une manière de sauvegarde absolue. Les nazis n'avaient rien obtenu d'eux. Et cette force, je peux le dire aujourd'hui encore, est restée vive en moi.

Un jour j'ai demandé à Gérard, lui qui avait vécu les lentes pendaisons du camp de Dora link :" mais pourquoi les SS bâillonnaient-ils les condamnés ?"

Alors avec un regard malicieux il m'a répondu :

"parce qu'un jour un russe s'est accroché à la corde et les a insultés. Les SS ont décidé que cela n'arriverait plus : mains liées derrière le dos et une sorte de bout de bois serré par un fil de fer en travers de la bouche"  

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 04:19
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On ne lit plus guère Blaise Cendrars aujourd'hui, et c'est bien dommage, la preuve dans "Bourlinguer" :
... Le prolétaire qui se saoule le samedi soir "après le turbin" ou l'ouvrier agricole le dimanche matin, jours de paie, ce n'est pas tant pour oublier sa misère que pour protester contre le patron qui l'écrase, le politicien qui l'exploite, le militaire qui le fait baver, l'ordre établi, la loi, la police, l'Etat qu'il emmerde, ce régime d'usines, de bagnes, de prisons qu'il faut foutre par terre, comme ça ! ...
(...)
  
  et il fait trembler le comptoir d'un coup de poing formidable, et il avale un dernier petit verre, et il flanque ses sous à la figure du bistroquet, et c'est lui qui se fout par terre, nom de Dieu! ...Il n'y a pas de justice... "Mort aux vaches!...Mort aux bourgeois! ... Taïaut! sus! haro! Pille! ... Pille! ... A nous les poules de luxe et les stars des capitalistes! Les gonzesses sont avec nous!..." Il voit rouge, l'homme, mais il voit clair. Et Dieu ne lui donnera pas tord qui a mis sa révolte dans son verre, ni le Pape. L'Eglise est faite de ses saints, des ivrognes mystiques et transcendantaux, des enfants terribles qui foulent la vigne de Noé. Donc, si en plus des animaux mâles et femelles qui étaient à bord de l'arche de Noé, le Seigneur a caché un pied de vigne c'est que Dieu avait un intention lointaine..., la rédemption, le cep de la Croix :" Prenez, mangez, ceci est mon Corps... Buvez-en tous, car ceci est mon sang..." (Matthieu, XXVI, 26, 27, 28)... une lointaine atténuation à la malédiction du travail.
imgres-copie-7.jpg merci à Apache pour cet envoi.
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 04:45

Gérard Pichot me manque. C'était mon ami, je me flatte de le dire. Résistant, déporté, il est revenu "sans haine en lui pour le peuple allemand" comme dit la chanson.

pichot

 

Il allait souvent raconter aux enfants cette vie d'avant, cette atroce vie dont il n'était jamais vraiment revenu. Parfois même il racontait cela à de jeunes élèves Allemands. Alors chaque année une classe germanique vient sur sa tombe se recueillir à Tourtenay, bien loin de chez elle. Lors de son dernier passage elle a déposé ce petit souvenir qui dit que seuls ceux qu'on oublie sont vraiment morts.

Cela me touche en plein coeur et je le sais, je ne suis pas seul.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 05:55

Un jour, enfin c'était un soir. Moi, journaliste fatigué et imbibé j'avais envie d'aller me coucher. Mais j'avais donné ma parole à l'association de Thouars, "Blues & C°" d'aller écouter son invité, un obscur amerloc au nom brutal : Ron Hacker. Pfff! Je me suis enfilé deux Duhomard d'affilée (l'apéro de Thouars, car Thouars n'a pas de drapeau, mais il a un apéro), puis un troisième pour faire bonne mesure. J'ai pris mon auto, cap vers les quartiers nord, ceux des immenses entrepôts déserts et des entrelacs de rail. Le "village noir" que ça s'appelle. Pas faux mon frère. J'ai tourné un moment avant de repérer une lueur à travers une fenêtre crasseuse. La voiture a calé. Les bouteilles vides, bousculées par l'a coup ont teinté dans mes pieds. C'était là.

Dans la salle trois pelés, un tondu et mon haleine chargée. Dans un coin un type avec un regard à t'écorcher vif. C'était Ron Hacker, coincé entre un radiateur et un extincteur. Il a pris sa vieille guitare toute rayée. Elle n'avait de son vernis initial que quelques bavures sur les flancs. Et du scotch sur la caisse. J'm'suis dit " oh mille barriques enfumées! Sapristi ! qu'est-ce que je suis venu faire ici ?". J'ai filé vers le bar, il n'y avait pas d'alcool. " Un jus de pomme ? " m'a demandé Eric avec un sourire à se foutre de ma gueule (enfin je crois), je lui ai lancé un regard à l'écorcher vif, quand soudain, l'autre, le Ron là, a commencé à jouer. J'ai frissonné, je jure que c'est vrai. Son blues est rentré tout vif, tout grésillant, tout palpitant dans ma carcasse.

Comme ils avaient éteint la lumière du plafond gris, et qu'il pleuvait  dehors, j'ai fait semblant d'essuyer mes lunettes, mais... en vrai... Je pleurais.

( Bon c'est un peu romancé, mais en gros c'est vrai)

 

 


 

Ron vient de sortir sa bio, un bouquin traduit par les boys de "Blues & C°", édité par les boys de "Blues & C°", vendu par les boys de "Blues & C°". Autant dire que ce n'est pas parti pour un être un best-seller. Pour l'avoir tentez de cliquer là

 link

ou copier/coller : http://www.blues-n-co.org/?cat=6


Moi, j'voulais pas l'lire. Moi les écrivains étrangers, j'aime pas trop. Et puis après un 3e Duhomard comme je m'affaissais dans mon fauteuil ma main heurta le bouquin qui traînait par terre. J'ai ouvert, j'ai commencé à lire et, ô mes frères, j'ai frissonné ( et la cuve à fuel vide n'y était pour rien la garce).

La vie de Ron n'est que plaies, bosses, cahots, flamboiements, fuites, déchirures, balafres. Perdu ( il dit de sa mère " les graines de tristesse et de colère qu'elle avait plantées en moi avaient pris racine et dans quelques années ces plantes allaient être en floraison"),  il se frotte à la violence quotidienne dans sa ville d'Indianapolis ( "une ville dure, et ça n'allait pas être facile d'éviter la prison. On ne savait jamais ce qui allait sortir de la pénombre pour vous mordre le cul"),conducteur de char (  parce qu'il aime la soudure et qu'un char "c'est le plus gros morceau de fer - à souder- que possède l'armée"), le voilà maquereau, trafiquant, taulard... Il croise le blues à la toute fin du bouquin quand, derrière une porte il entend deux types jouer, alors il ne veut plus qu'une chose " entrer me mettre à genoux et remercier ces deux blacks de m'avoir initié".

Le livre s'appelle "White Trask Bluesman" ( blanc racaille et bluesman). C'est pas du Proust, mais c'est quand même de la littérature, parole d'homme.

Balthazar Forcalquier


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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:12

 

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Savoir n'est rien puisque un souffle

nous tord le coeur

Savoir n'est rien puisque la paix,

d'un regard,

est anéantie

Savoir n'est rien puisque le monde

de nous se moque

Ou bien est-ce nous qui fabriquons

notre ignorance ?

Ou bien est-ce nous ...

 

B.F.

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