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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 05:16

 

 
 

 

 

Si vous voulez couper la musique cliquer à gauche sur les deux petites barres verticales.

Dans l'Internationale, la vraie, les deux derniers vers sont en général passés à la trappe!

Les Rois nous saoulaient de fumées. 

Paix entre nous, guerre aux tyrans ! 
Appliquons la grève aux armées, 
Crosse en l’air et rompons les rangs ! 
S’ils s’obstinent, ces cannibales, 
A faire de nous des héros, 
Ils sauront bientôt que nos balles 
Sont pour nos propres généraux.

 

 

 

Je n'ai pas pour habitude, ici de faire de la pub. Il existe pour cela mille et un supports. Mais quand la vie nous donne l'occasion de croiser le chemin d'un chic type, de surcroît merveilleux cuisinier, alors il faut bousculer le ronron.

Jean-Pierre est le patron " du p'tit guinguet" à Gennes, un peu à l'ouest de Saumur ( 15, rue de l'ancienne mairie, tel : 06.67.62.52.45). Facile à trouver : un panneau indique sans façon "ici on mange", et on mange bien. Pour 12,50 € on savoure une belle tranche de terrine maison. Ensuite nous avons hésité : morue à la crème ou dos de porc grillé aux lentilles ? Ah... cruel dilemme, va pour le porc...non la morue... non le porc! On ne regrette vraiment pas le choix, mais ceux de la table à côté ont choisi la morue et c'était alléchant aussi. Crème brûlée, maison toujours, en dessert. Un Chinon fort honorable en pichet.

Ah dieu cela change de l'onglet frites congelées! Voilà de la cuisine chaleureuse et sans manière, délicieuse, comme, j'imagine, on en mangeait jadis dans les auberges généreuses.

DSCF0909

La salle est à l'image de ce qu'il y a dans l'assiette, sans esbroufe, on y est bien comme chez un vieux pote. Quand Jean-Pierre quitte ses fourneaux pour venir vous saluer, on voit arriver un doux géant au regard fraternel. Il taille la bavette si vous le voulez, il rigole, il aime Franbçois Béranger, c'est dire!

Il serait un brin anar sur les bords qu'on n'en serait pas surpris.  

 

 

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 05:15

 

 

 

Mes bien aimées,

 

 

Dans une heure, peut-être moins, ils viendront. Ils me pousseront contre le mur et me mettront en joue. Ils m’ont tendu ce papier et ce crayon avec une indifférence qui m’a troublé. Il n’est pas facile de dire combien vous me manquerez. Le savez-vous ? Je suis calme. Ai-je mal fait en m’engageant dans l’insurrection ? Peut-être si j’avais été plus sage serais-je parmi vous ce soir ? Il est terrible de n’avoir qu’un crayon, une feuille de papier et des minutes devant soi. Je n’ai guère envie de prononcer l’une de ces phrases très belles qui font le tour des souvenirs. Pardonnez-moi. Je ne sais comment vous dire. 

 

Je reprends le crayon, c’est trop bête tout de même. Je n’ai pas peur, mais je ne sais comment faire. On n’apprend jamais aux hommes à écrire leur dernière lettre. 

 

Je ne sais pas si notre lutte aura un jour servi à quelque chose. Je pourrais, mes aimées, vous dire que j’ai combattu pour vous, pour votre beauté, pour votre douceur. Ce n’est pas entièrement vrai. J’ai pris les armes par défi.

 

Et vous serez seules dans vingt minutes.

 

Je reprends encore ce crayon abandonné après l’avoir tourné longtemps entre mes doigts. J’ai pensé une seconde froisser la feuille et ne rien écrire du tout. La littérature n’est d’aucun secours, hélas. Et la poésie, qui fut si fidèle jusqu’à présent, sonne comme une cloche fêlée. Plus rien donc ne vient, que les pas, tout à l’heure, de la sentinelle.

 

Vous me manquerez atrocement, et aussi le lent bercement des feuilles au-dessus de notre maison, et le soleil sur le carrelage, et Bach, et le parfum du pain grillé, et le fracas de vos rires.

 

J’ignore encore en cet instant si tout cela avait un sens, je veux dire ces combats. Si un jour mon nom figure sur une plaque, n’y allez pas. Ne venez pas sous les drapeaux déposer de ces gerbes aux fleurs coupées court  et piquées dans un carton, toutes semblables et enrubannées. Je ne dis pas cela par humilité, mais parce que je ne sais pas si tout cela avait un sens. Je crois être un peu courageux, mais est-ce que cela a un sens aujourd’hui? Je vous aime, mais est-ce que cela a un sens aujourd’hui ? 

 

Je vous laisse, je vais ranger mes affaires pour m’occuper l’esprit.

 

C’est à dire que je ne possède rien, alors me voilà de retour. Je vais écrire jusqu’à la dernière limite pour n’avoir pas à me relire..............

Dans ma cellule je ne vois que le ciel qui est d’un bleu sans couleur. J’entends un chien au loin, un petit chien certainement avec sa façon qu‘il a de japper haut perché. J’ai gravé sur les murs le nombre de jours que j’ai passé ici : 78. Mes engelures sont douloureuses. Je n’ai pas faim, bizarrement. Un peu froid. Je viens de me gratter la tête tondue. J’ai les ongles sales et un peu de barbe. Je ferme les yeux et j’ expire, c’est très agréable. Votre dernier colis, je l’ai reçu il y 20 jours.

 Ils arrivent.

 

Carnet-1914.JPG1-jpg

 

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 07:34

 

 

 

 

 

 

volet

La Liberté

 

La mienne commencerait dit – abusivement – l’adage, exactement là où finirait celle des autres. Voilà bien le genre de formule convenable qui ne mène à rien. Ma liberté serait mouvante et d’une surface variable, ajustée au bord de l’autre, selon l’humeur, l’envie et la lassitude… à une unique condition : qu’elle n’empiète pas chez le voisin. Ce n’est pas cela la liberté, cela s’appelle la solitude. Je dis que la liberté est cette zone sublime, et très douce, partagée avec l’autre.  Ma liberté ne s’arrête pas là où commence celle de l’autre. Ma liberté et la sienne sont communes, en harmonie : sur ce paysage de recouvrement, là dans cette communion aimante, là est la liberté féconde.

Je ne suis pas un homme libre parce que j’agis selon ma guise. Ainsi me voilà dans le désert*. Un chemin file vers l’Est, peut-être vers une oasis, vers la fraîcheur et le repos fiévreux des pays écrasants, ceux qui laissent le regard courir sans fin, comme un lévrier fatal. Je peux, car ma liberté me l’autorise, tourner le dos au sentier et me perdre, au hasard, dans les étendues. Je peux aussi guider ma liberté vers une contrainte : suivre le chemin, trouver, au bout de ma quête la source qui étanchera ma soif et me lavera des poussières du voyage.

La liberté salvatrice serait contrainte ??? On ne peut pas opposer en ces termes deux notions aussi complémentaires. La contrainte est la compagne de la liberté, pas son ennemie. La contrainte est cette portion commune entre l’autre et moi, ce morceau de communion. Elle est douce, infiniment, la contrainte acceptée ; et voulue. Comme on ne garde l’amour qu’en le donnant, la liberté s’acquière en la domptant. « Tu es vraiment libre lorsque tu te fais responsable de tout ».

« Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu pourrais t’égarer .» Ne suis personne. En revanche accepte de suivre les pistes immémoriales. Va simplement. Aller n’est pas suivre. Emprunter une voie n’est pas mettre ses pas dans celui qui a tracé le chemin. C’est partager le voyage avec lui. Tu n’iras jamais comme lui. Tes pas auront un autre rythme. Ta pensée suivra d’autres détours, les heures, les saisons, seront différentes. D’ailleurs ce chemin que tu empruntes, tu le fais tien en poussant du pied les pierres qui te feraient trébucher, alors qu’un autre les a enjambées avec aisance. Ce chemin, tu le fais tien en l’habitant totalement. Au bord du précipice, le vertige te fait douter, alors que l’aveugle t’a précédé là, en frôlant la paroi avec ingénuité, ignorant l’abîme. Ainsi chacun avance à sa façon, se repose lorsqu’il est fatigué, combat ses propres tourments.

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 05:16

 

 

 

DSCF0756.JPG

 

Par 46 ° 57'  de latitude Nord et 0° 12'  de longuitude Ouest,

l'automne a poussé son mufle au fond du jardin.

Oh la belle aventure !

Nous voilà "embarqués dans les pentes".

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 05:31

 

  gel

 

Voici la notice d'une pommade pour soigner les bobos de la bouche. On conseille, pour conserver le médicament, de le tenir loin des enfants.  Eh oui, il y a de l'alcool dedans et ces foutus morveux sont capables de tout avaler! Enfants d'alcooliques !

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 05:31

 

 

Jean-Luc.JPG

                                             En vente dès demain.

 

L'ami Jean-Luc Caradeau, que l'on a croisé dans le dernier feuilleton sous le nom de Juan-Lukos Caraboc, signe de nombreux articles dans cette revue nouvelle. Son érudition et sons sens de la transmission méritent votre lecture. Il faudra certainement commander ce n°1 chez votre dépositaire, alors faites pression! Le parallèle constant entre l'histoire et l'actualité éclaire bien des mystères.C'est fou ce qu'on a pu, et l'on peut encore massacrer au nom de la tolérance. Mais il est vrai que la tolérance, qui a ses limites, n'est pas une vertu...

 

saletemps 35

                               Juan-Lukos Caraboc.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 04:31

chasseur

 

 

 

 

Il y a peu, du côté de Vausseroux, pas très loin de Thouars, en Gâtine, des éleveurs ont retrouvé des brebis éventrées. Les chiens errants peuvent faire cela. Mais, le curieux et même l'effrayant, c'est que seules les tripes des pauvres moutons avaient été dévorées par la BÊTE. Un loup ? Non aucune trace de morsure... Un vampire dévoyé? Non point...

Comme de nouvelles victimes s'ajoutaient au fil des jours, les chasseurs sont partis en battue. Ils ont trouvé et abattu le sauvage éventreur : c'était une vieille laie. Cette femelle de sanglier avait pris goût à la chair des brebis et, en particulier, à ses boyaux.

On a imaginé que le prédateur s'était échappé d'un élevage... un élevage dans lequel on lui  avait donné des farines animales en guise de soupe. Peu encline à changer de régime la BÊTE avait trouvé les viscères de mouton à son goût.

Dit plus simplement : pour son rata la laie ne rata pas l'ovin et pour ceci  la laie fut occise sans olé!

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 04:31

 

 

chasseur

 

Il y a peu, du côté de Vausseroux, pas très loin de Thouars, en Gâtine, des éleveurs ont retrouvé des brebis éventrées. Les chiens errants peuvent faire cela. Mais, le curieux et même l'effrayant, c'est que seules les tripes des pauvres moutons avaient été dévorées par la BÊTE. Un loup ? Non aucune trace de morsure... Un vampire dévoyé? Non point...

Comme de nouvelles victimes s'ajoutaient au fil des jours, les chasseurs sont partis en battue. Ils ont trouvé et abattu le sauvage éventreur : c'était...

Nous donnerons la réponse demain , en attendant vous resterez sur votre faim !  Vous avez 24 h pour proposer la solution.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 04:52

 

RF

Déjà  des maires couinent : " nous ne célébrerons pas les mariages entre homosexuels(lles)".Ils invoquent la clause de conscience. La clause de conscience est une procédure qui permet au journaliste de quitter un journal quand celui-ci change de patron et que le journaliste ne veut pas travailler pour lui. Imaginons un quotidien qui passe sous la coupe d'un néo-nazi. Le journaliste touche ses indemnités et part. Il  perd son boulot, en conscience.

Moi je  réponds au maire pudibond : " tu reçois de grasses indemnités pour faire ce boulot. Si tu ne veux pas le faire tu ne seras pas payé."

Je suis sûr qu'ils vont changer d'avis... On parie ?

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 05:02

J'entends souvent dire : "je dois mon salaire à mon patron".

Faux! Zéro pointé ! Le salaire, camarade, tu le dois à ton travail et à personne d'autre! Mieux, ton salaire est injuste. Comment estimer une force de travail? Un éboueur qui court derrière la benne dès 4 h du matin mérite-t-il moins que son chef (de service) qui arrive vers 9 h et commence par se servir un café ? 

poing

                                             Vive l'anarchie!

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