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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 05:04

 

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Résumé :  Encore un crime, la série continue. S'arrêtera-t-elle un jour? Peut-être ? Peut-être pas ! Oui mais il faudra quand même une fin. Tout à une fin. Et la fin ce n'est pas le plus dur. Le plus dur sera de trouver un sens à cette cruelle hécatombe. C'est bien là le problème. Mais ce n'est pas celui des résuméistes... Chacun sa merde !

 

 

 

 

 

_ Ah ! Déjà vu !

Neige. Clodo clamsé. Gyrophares. Legrandu dépité.

Cette fois-ci... c’était comme l’épisode 14. Je fais un copié-collé :

Balthazar vit un homme atrocement brisé, couché sur le côté. La colonne vertébrale avait été cassée en deux, le bassin avait été remonté vers la poitrine, les fémurs brisés  dépassaient des genoux et les jambes étaient repliés. « c’est comme s’il formait la lettre N » pensa Balthazar qui  envisageait la manière dont il décrirait la scène à ses lecteurs dans l’édition du lendemain.

Le cadavre gisait dans un coin de mur. La face mutilée... Il lui manquait le nez.

_ Pas facile à identifier. Et ne compte pas sur moi pour publier  dans mon journal la tronche d’un mec qui n’a plus de pif. Avertit Balthazar alors que  Legrandu relevait vers lui des yeux perdus.

_ Pas la peine, on sait qui c’est. Il avait sa carte des restos du cœur dans la poche. C’est un Polonais, un certain Grzegorz Bizlekowchykrovskichakiakroustinibinlikowski. Quant à son nez, regarde on l'a trouvé dans un sac en papier, dans sa poche.

 

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_ Comment veux-tu que je mette son nom dans le titre de mon papier, ça fait plus de deux lignes ! Le cul de plomb ( secrétaire de rédaction à Niort) ne voudra jamais.

_ Chacun sa merde cher Balthazar.

_ Comme tu dis, voilà Charles-Henry Hichlag qui rapplique !

A SUIVRE LUNDI  ...

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 05:52

 

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Résumé : Hé , Monsieur Climat, c'était quoi ce résumé  hier : "Benito, este numele de câine de doamnă Michacul. Câine frumos" ?

_ Ah ! ça ! C'est un Roumain qui était resté planqué sous une table. En gros ça veut dire que Bénito est le chien de Madame Michacul et qu'il est bien gentil.

_ Reconduisez-moi ce Roumain à la frontière et fissa!

_ OK, Je lui donne quand-même sa pomme hebdomadaire vu qu'il a quand même fait un résumé ?

_ Monsieur Climat, vous êtes trop con. Allez hop ! Retour à l'atelier, vous pouvez jeter votre costard et reprendre votre veste à col bleu.

 

 

 

 

 

Même pas mal à la tête ! Balthazar a un secret pour éviter la gueule de bois. Ah vous voulez le connaître ? D’accord, c’est gratuit, comme tout ce qui est sur ce déblogueur : c’est l’aspirine, mais l’aspirine pris avant la gueule de bois, pas après. Là est le secret ! C’est un principe confirmé par la Faculté. C’est scientifique. Imparable.

Alors voilà : l’alcool épaissit le sang.  Si, si, soyez bien attentif : quand vous êtes bourré, vous  vous sentez plus épais. D’ailleurs vous n’avez pas froid, et vos blagues sont grasses. L’aspirine fluidifie le sang, un peu comme l’eau ferrugineuse. Epais d’un côté, fluide de l’autre : l’équilibre est rétabli, et vous vous levez comme une fleur. Certes une fleur qui pue, mais une fleur quand même.

En  s’étirant dans son lit comme une rose développe ses pétales aux premiers rayons du matin, Balthazar se sentit d’humeur badine. Il aurait bien aimé se ‘’chicorer’’ avec Charles-Henry. Sans témoin, entre hommes, comme deux cons. Même s’il avait eu le dessous, il aurait eu un peu de respect pour ce con de droite. Mais l’autre gonzesse avait esquivé lâchement. Il avait perdu une belle occasion de se frotter  à la réalité. Rien de plus réel qu’un coup de poing dans la gueule.

Balthazar en était là de ses réflexions, en surveillant la cafetière,  et en mastiquant un croissant rassis. Le téléphona,  qui n’était jamais fatigué ( ni bourré), sonna.

_  Allo Thouars  terre de civilisation ? C’était ce con de directeur départemental. Vous cherchez à entrer dans le livre des records ou quoi ?

_ Ah ? Le salon des vins est entré dans le Guiness book ?

_ Mais non andouille, encore un crime chez vous ! File coco. Fais-nous –y  vendre. Pendant que j’y suis, dis-moi pourquoi qu’on n’a pas d’photo des clodos crevés, que c’est bon pour la diffusion ce genre de cliché.

_ Hein... J’entends pas... C’est coupé... C’est même pas en français... Ah, je passe sous un tunnel.... Criiiiic !

Balthazar raccrocha, appela « Moustache » son pote pompier qui lui donna l’adresse et fila à l’angle de la rue Ligonnier et de la rue Châtelet.

Pile chez les bourgeois !

 

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A SUIVRE...

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 05:32

 

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Résumé : Benito, este numele de câine de doamnă Michacul. Câine frumos.  On ne peut mieux dire!

 

 

 

 

 

 

 

 

La date de l’élection approchait. Et il neigeait encore. Balthazar qui n’était pas superstitieux, parce que cela porte malheur, commençait à se demander si la météo n’annonçait pas une aire de glaciation. Avec  Charles-Henry Hichlag dans le fauteuil de maire, il n’allait pas faire beau souvent pour les rêveurs. Et les anars seraient voués au goulag.

Dans la chapelle du château les intégristes enchaînaient les messes et priaient dur pour la victoire de ce bon chrétien qu’était Charles-Henry Hichlag. Lequel, très habilement, passait de la messe « Vatican II » à la messe en latin : un coup il voyait le curé de face, un coup de dos. Et cela dans la même matinée du dimanche. Comme les ouailles des uns ne fréquentaient pas les ouailles des autres, et qu’ils se vouaient mutuellement à l’enfer, il était peinard. Personne ne connaissait ce jésuitisme de haut niveau, sauf Balthazar qui était tombé sur lui, coup sur coup, à la sortie des deux offices religieux.

 

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Balthazar irait bien à la messe à la condition de pouvoir discuter l'évangile avec le curé après l'homélie. Mais il paraît que c'est impossible... alors!


Quoi ? Vous pensez que Balthazar allait aussi à la messe ??? Nooooon ! La première fois il sortait du bistro qui se trouve en face de l’église Saint-Médard ( Vatican II), puis il sortit du « Pied de Biche » ( un bistro privé) en face de la chapelle du château. Il n’avait pas bu du vin de messe, mais il avait bu du vin quand même.

Charles-Henry Hichlag s’était approché  de lui, un peu emmerdé quand même.

_ Ah ! Monsieur Forcalquier ! J’espère que vous saurez rester discret. Mes convictions religieuses ne regardent que moi.

_ Rassurez-vous.  Je vais m’autocensurer. Même si vous étiez zoophile je n’en parlerais pas. Etes-vous zoophile ?

_ Vous sentez le vin.

_ C’est une meilleure odeur que la pourriture.

_ Vous me le paierez un jour !

_ Viens si t’es un homme !

_ Je ne me battrais pas avec vous à quelques semaines des élections. Le piège est grossier.

_ Couille-molle !Bleu bitte ! Pékin ! Balthazar qui dans, sa jeunesse, avait été parachutiste chez les coloniaux ne faisait pas toujours dans la finesse, il faut bien le dire. Mais c’est là-bas qu’il avait appris à boire et, pour cela, il vouait une tendresse incongrue pour les bérets rouges. Surtout ceux qui ont une ancre en plus de l’aile... Je me comprends.

A SUIVRE ...

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 05:26

saletemps-24.jpgRésumé : Heu... Un chien est mort.

 

-Chers amis, c'est Monsieur Climat qui vous parle, ce n'est pas la peine de parler de moi dans les résumés. Sinon on est bien là, non ? Il fait chaud, on a une pomme par mois. Et puis tant qu'il y a du texte on a du boulot. C'est important d'avoir du boulot par les temps qui courent. Un boulot perdu, c'est un loyer qui n'est pas payé, et un loyer qui n'est pas payé, c'est une expulsion, et une explusion, c'est la rue... Et vous avez vu ce que deviennent les clodos en ce moment.

 

 

 

 

 

 

Tout près de la dépouille du chien, le flic retira un carton.  On  voyait, tracée dans la poudreuse, une étoile.

 

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_ Qu’est-ce que cela signifie ? dit Balthazar.

_ Putain j’en sais rien. Un gosse peut-être. Répondit Legrandu

_ Mazette, s’il commence comme ça ce foutu gosse, il finira comme Charles-Henry Hichlag.

_ T’es con ! Pouffa le flic. Et, tous deux, lui et Balthazar, furent pris d’un fou rire énorme et nerveux qui résonna dans les rues piétonnes désertes à cette heure-ci. D’ailleurs elles étaient désertes tout le temps.

 

« Après des hommes, les chiens même ne sont plus en sécurité » C’était le titre du tract distribué le vendredi suivant sur le marché de Thouars. Madame Michacul, qui adorait les toutous gémissait :

_ Vous rendez-vous compte. Pauvre bête. Eventrée ! Les hommes sont vraiment de méchantes gens Balthazar !

_ Oui mais avant il y a quand même eu trois hommes morts.

_ Oui, oui... peut-être. Mais quoi de plus innocent qu’un chien ?  Ah ! il a bien raison de s’insurger monsieur  Hichlag. Il aura ma voix.

Le communiqué du candidat à la mairie s’achevait par une petite ligne perfide : «  vous ne lirez pas ce texte dans le ‘’Courrier de la République’’. Ce journal a choisi la censure et refuse de publier nos prises de position. La démocratie est malmenée. »

_ C’est-y donc vrai que vous censurez monsieur Hichalg, monsieur Balthazar ?

_ Si on laisse libre cours à la connerie, vous trouverez bien vite qu’il est trop cher votre abonnement.

_ Déjà qu’il n’est pas donné. Et qu’il n’y a jamais rien à lire. A part les obsèques.

_ Ben vous voyez que j’ai raison.

_ Ben oui, peut-être.

_ Bonjour à votre petit mignon petit chiwawa.

_ Il s’appelle Benito. Je lui dirai, cela lui fera plaisir. C’est un gros coquin à sa mémère.

_ Qu’est-ce qu’elle te voulait cette vieille folle ?  demanda Karantec qui attendait Balthazar au bar du Dauphin depuis un moment.

_ Elle veut voter Hichlag.

_ Folle et conne, elle cumule.

A SUIVRE ...

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 05:49

 

 

saletemps 23

 

Résumé : Dites les gars j'étais parti en week-end et qu'est-ce que je découvre : vous avez parlé de Monsieur Climat dans les résumés. Cela ne regarde pas le lecteur. Je vous l'ai déjà dit. Et d'ailleurs vos résumés ne sont pas terribles. Difficile de faire moins. C'est vraiment le munimum syndical.

- Exactement on fait le minimum syndical.

- Ah ? C'est comme ça ! Monsieur Climat ! Monsieur Climat... Mais où est-il celui-là ? 

 

 

 

 

Il y a, entre la chapelle Jeanne d’Arc  et la rue Porte de Paris, une petite venelle.( Je le dis parce que tout le monde ne connaît pas Thouars). C’est bizarre mais c’est ainsi.

Lorsque Balthazar arriva là, les flics étaient déjà à l’œuvre. Et derrière Balthazar poussait la foule du meeting. Si les enquêteurs cherchaient des empreintes, ils allaient en trouver quelques centaines. Mais pas celles de Josiane Birdat qui était restée à l’orangerie en attendant la brioche promise.

 

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Charles-Henry Hichlag avait pris la tête de la troupe, il interpella Legrandu penché sur le cadavre dans la neige.

_ Alors monsieur l’inspecteur ? Vous y voyez clair enfin ?

Legrandu se releva et, très sérieusement et mima la surprise.

_ Vous vous intéressez aux chiens écrasés monsieur le conseiller municipal ?

_ Que voulez-vous dire ?

_ On nous alerté parce qu’un corps gisait là, mais regardez, le manteau de neige retiré, ce n’est qu’un chien ! Un chien éventré certes, mais un chien...  A moins que vous ne confondiez chien et clochard monsieur le conseiller municipal.

 

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 Avec une moue de dégoût, Charles-Henry Hichlag tourna les talons suivi de la foule qui fila bien vite à l’orangerie

_ Un bon vin chaud nous y attend ! Clama Charles-Henry Hichlag chaleureusement applaudi.

Balthazar curieusement n’avait pas envie de vin chaud. Enfin, pas de ce vin chaud.

_ Pourquoi tuer un chien ? demanda-t-il à Legrandu.

_ Si je le savais... Mais regarde ce qu’on a trouvé avant que cette bande de cons ne déboule. Je l’ai planqué pour qu’il ne soit pas piétiné.

 

A SUIVRE ...

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 05:17

Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

poulaga-8-Quel était le prénom de celui qui a dessiné les fresques de Lascaux,  Kevin ? Robert ? Monique ? Krummmmf ?

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Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 05:19

Si tu rajoutes un pied au poème,

des fois, ça boite

   (Patrice Bourgeon)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 05:31

 

saletemps 22

 

Résumé : Charles-Henry Hichlag a dessiné un pin's. Il fait un tabac dans ses meetings. Sinon, ici chez les résuméistes, Monsieur Climat, l'ancien délégué syndical promu cadre a échangé sa veste bleue d'ouvrier du livre pour un costume trois pièces, et sa gamelle pour un attaché-case.

 

 

 

 

_ Mes amis, mes bons amis, vous qui aimez votre ville, le temps est venu ! Le temps est venu mes amis !

A la tribune Charles-Henry Hichlag  galvanisait ses troupes. Trois pauvres hères qui n’avaient jamais fait de mal à personne... Si ce n’est à quelques milliers de bouteilles... (Rires dans l’assistance) Ont été massacrés. Pourquoi ?

Ne posez pas la question au maire sortant, notre pauvre Maurice Gros. Il vous répondra : heu.... (Rires dans l’assistance). Oui, Heu, mais encore ? Il vous répondra : Ben.... (Rires encore).  Alors je dis : il suffit ! Non je ne le dis pas ! Je le hurle : IL SUFFIT. Et vous qu’en dites vous ? Et la foule hurla : « IL SUFFIT ! »Oui, il suffit. Assez  d’insécurité ! Assez de ce théâtre qui nous coûte les yeux de la tête pour quelques pièces modernes incompréhensibles où, des acteurs nus baragouinent des borborygmes ! Assez de ces expositions d’art contemporain qui réunissent deux parpaings peints en rose et deux bouts de ficelles. La foule gueula « Assez ! ». Assez de ces subventions aux jeunes qui ont besoin de travail, pas d’atelier de modelage ! Assez de ces commerçants dépouillés par des bandes de tziganes !

Alors, profitant de l’exaltation qui mûrissait comme un furoncle, Charles-Henry Hichlag porta l’estocade et creva l’abcès :

_ Et puis, et puis... Assez de laisser Bressuire nous passer devant parce que notre municipalité n’a aucune imagination, aucune volonté, aucune idée !

 Un mugissement terrible monta de la foule

 

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                      Notre ville mérite mieux , dixit Hichlag!

Charles-Henry Hichlag prit son temps. Il jouissait. Le silence revint. Alors un type ouvrit une porte, courut jusqu’à la tribune. Les gros bras de la sécurité le laissèrent passer. Il s’avança et chuchota quelque chose dans l’oreille de Charles-Henry Hichlag .

_ Mes amis, mes amis, on m’apprend une affreuse nouvelle. Ce n’est plus trois meurtres qui doivent nous inquiéter, mais quatre ! Maurice Gros, monsieur le maire, je vous le dis ici : ça suffit !

La foule était frappée de stupeur.

A SUIVRE LUNDI

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 05:53

saletems 21

 

 

Résumé : un nouveau venu, un coach en communication. Nom : Louis Legris Leblanc. Une pomme offerte chaque semaine aux résuméistes.

- Hé les gars, cette histoire de pommes n'a rien à faire là.

- On  nous a dit de résumer, on résume.

- Ben oui, mais seulement le feuilleton. Pas nos accords.

- On n'a jamais demandé une pomme hébdomadaire, mais une augmentation mensuelle.

- C'est pas le sujet ici. Où est Monsieur Climat ?

 

 

 

 

La bande de Charles-Henry Hichlag arborait un pin’s. Celui que Karantec avait déjà remarqué. Il représentait trois losanges rouges dans un cercle, réunis par la pointe.  La forme était simple mais il en émanait une curieuse impression de malaise. On aurait dit qu’un loup vous regardait et allait vous sauter à la gorge.

 

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Une réunion publique  fut organisée à l’orangerie. 500 personnes étaient là. Visons et Lodens dans les premiers rangs, puis venaient  des commerçants, puis des artisans, puis des petits-chefs et enfin des prolos. 

 

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                Chaud dedans, mais ça pue ; froid dehors et ça gel!

 

Le programme promettait un vin d’honneur et une distribution de brioche. Josiane Birdat avoua à Balthazar qu’elle était là pour les brioches

_ C’est toujours ça de pris ! 

Sur une scène tendue de noir, Louis Legris Leblanc expliqua le symbole qui s’attachait à cette représentation :

_ Mes très chers amis en achetant cette épinglette, vous manifesterez votre désir de changement, mais plus encore vous entrerez dans le cercle de  ceux qui aiment leur ville. Le cercle représente notre union, notre indéfectible amour pour notre ville. « Tu parles, songea Balthazar, il y a trois mois tu n’avais jamais entendu parler de Thouars ». Chaque losange est un message à lui seul : Individualite, Union,  Force. Ce qui signifie, vous l’aurez compris, que l’union des individus fait la force. Le rouge est la couleur de la conquête. Je dois vous avouer humblement que je ne suis pas l’auteur de ce magnifique emblème.  Il est né sous la main inspirée de Charles-Henry Hichlag, que nous applaudissons bien fort. Charles-Henry ! Charles-Henry ! Charles-Henry !

Et la populace se mit à beugler

Charles-Henry ! Charles-Henry ! Charles-Henry ! Charles-Henry ! Charles-Henry ! Charles-Henry !

Sous une pluie de confetti  blancs Charles-Henry Hichlag arriva les bras tendus au-dessus de la tête, sourire carnassier aux lèvres.

_ Le temps est venu ! Le temps est venu mes amis ! gueula-t-il dans le micro.

La foule était en transe.

Balthazar,aussi, aurait été impressionné s’il n’avait pas dix apéros dans le cornet. Il était quand même 20 h 30 !

A SUIVRE ...

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 04:31

 

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Résumé : Bon les gars, si c'est comme ça, je vais durcir la position. Je romps les contacts avec "P'Tit Louis" délégué syndical CGT, et je vais désormais négocier avec "Gros Pierre"  délégué de l'autre syndicat. J'ai d'ailleurs une bonne  nouvelle à vous annoncer,  Gros Pierre, vient d'être promu "Monsieur Climat". C'est à lui de veiller à ce que le climat chez les résuméistes soit le plus harmonieux possible. Il me fera remonter vos doléances et nous verrons ce qu'il est possible de faire avant d'en arriver à ces blocages funestes. Et pour accompagner cette bonne nouvelle chacun aura droit à une pomme par semaine. C'est sain les pommes!

 

 

 

 

La météo restait froide, mais les esprits commençaient à s’échauffer. Les élections municipales approchaient. Charles-Henry  Hichlag s’agitait ferme. Le maire Maurice Gros ne comprenait pas bien. Pour lui, une campagne électorale, c’était une partie de boules avec les cheminots, un coup de Duhomard avec les commerçants sous les halles, un broyé poitevin bouffé avec les vieux de la maison de retraite. Or, voilà qu’en face, ils distribuaient des tracts, passaient des spots à la radio locale ( la F Meuuu qu’on aimeuuuu comme disait la pub). Ils avaient même publié un brûlot «  la ville qu’on aimerait aimer ».

 

Arriva alors de Paris Louis Legris Leblanc, coach. Depuis la capitale il téléguidait la campagne de Charles-Henry Hichlag, et comme il fallait passer à la vitesse supérieure il  venait s’installer à Thouars. Il prit ses quartiers à l’auberge du Moulin Bleu, chez Henri Mistrat, colistier qui en bavait de joie et lui ouvrit un crédit complet.

 

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                                           Putain ça caille ici !


Comment décrire autrement Louis Legris Leblanc qu’en le qualifiant de petit merdeux arrogant ? Vêtu d’un costume bleu anthracite il portait immuablement cravate gris perle et souliers vernis. Il vint se présenter à Balthazar avec une bouteille de vodka  à bon marché dans une pochette frappée à  l’enseigne « Hyper-Bouffe, des petits prix pour dire ouf ».

_ Cher ami, je me présente : Louis Legris Leblanc, spécialiste en communication. Charles-Henry Hichlag m’a demandé de venir l’épauler. Je connais bien quelques uns de vos confrères parisiens. Et il cita le présentateur d’une émission télévisée, un critique de cinéma dans un journal d’extrême droite, un chroniquer gastronomique. Il poursuivit en affichant un sourire complice. Je connais les traditions de la profession, acceptez ce modeste témoignage d’amitié. Il posa sur le bureau de Balthazar sa bouteille de vodka.

Balthazar ouvrit des yeux ronds. Il considéra la bouteille et la repoussa avec dégoût.

_ Je suis navré mais je ne bois jamais !

A SUIVRE ...

 

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