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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 04:19

Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

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  Au fond du jardin, j'ai taillé les bambous, j'ai surpris une tribu qui s'enfuyait, ses guerriers ont lancé sur moi des fléchettes empoisonnées dans de longues sarbacanes avant de filer vers une épaisse touffe d'iris, heureusement je n'ai pas été blessé,  mais un frelon asiatique qui volait obstinément vers son destin a été touché ; il a coupé son moteur sur le coup, puis il est tombé comme une pierre. Demain j'irai nu sous mes peintures de guerre. 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 04:14

Reste à inventer

le PQ en poudre

 (Balthazar Forcalquier) 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:46

 

 

saletemps 31

Résumé : début... piste... Louis Grandclerc....

 

 

 

 

 

Grandclerc habitait (comme on a pu le lire dans tous les feuilletons précédents) l’une de ces maisons bâties dans les quartiers nord de Thouars, derrière la gare, à la grande époque du rail. Un petit pavillon en pierre avec un jardinet à légumes derrière, et un parterre à roses devant.  Balthazar sonna et entra.

 

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                       Il ne neigeait plus, et Louis Grandclerc n'avait pas de chien.

Louis Grandclerc avait déjà servi un verre de Duhomard et dit :

_ Vous ai-je dèjà parlé de mon petit neveu ?

_ Heu... Non.

_ Un  p’tit gars malin comme un singe.

_ Bien content de le savoir.

_ Ne vous moquez pas. Vous vous souvenez avoir publié, pour chaque crime, un plan de la ville avec  l’emplacement de chaque meurtre ?

_ Oui, dans le patois journalistique on appelle cela des infographies, c’est très à la mode en ce moment.

_ Donc mon petit neveu s’est amusé avec un crayon. Et voici ce qu’il a trouvé.

Louis Grandclec glissa sous le nez du journaliste le plan de Thouars.

_ Sapristi !

_ Je ne vous le fais pas dire.

A SUIVRE  LUNDI, LA SEMAINE QUI S'ANNONCE VA ETRE DECISIVE ! 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 04:37

saletemps 30

 

Résumé : politique... participation faible...légal....

 

 

 

 

Du jour au lendemain, toutes les annonces légales échappèrent au « Courrier de la République » ( gros manque à gagner), la mairie ne communiquait plus que par sa feuille titrée sans honte «  Thouars outragée, Thouars brisée, Thouars martyrisée, mais Thouars Libérée ». Les dates du conseil municipal relevaient du  « secret défense ». Heureusement  Michka le casseur (voir le secret de Marcelle et Marcel Marcel) habitait en face de la mairie. Et dès qu’il voyait la salle du conseil municipal éclairée, il téléphonait à Balthazar qui rappliquait dare-dare.  Pour emmerder le journaliste le maire prononçait souvent le huis-clos jusqu’à l’avant dernière question. Balthazar attendait dans sa bagnole jusqu’à minuit, une heure du matin, avant de pouvoir entrer dans la salle où l’assemblée hilare, abordait la fin de la réunion : indemnité de chaussures pour les cantonniers. Bien sûr les subventions aux associations culturelles furent coupées. Le théâtre n’accueillit plus que des pièces de Vaudeville et quelques danseuses nues. Dans les HLM , les ampoules des cages d’escalier n’étaient plus changées, et les pelouses jadis taillées avec soin dans les quartiers populaires étaient laissées à l’abandon. Les effectifs du personnel communal furent réduits de moitié. Un froid terrible s’abattit sur la ville. Pourtant la neige avait fondu depuis longtemps. L’été passa tristement (les centres aérés aussi avaient été fermés).

 

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                                     Un froid terrible s’abattit sur la ville.

 

Legrandu était abattu. Il n’avait jamais eu le début du commencement de la moindre piste. Le préfet avait gueulé quand le fils du maire avait été tué, mais il était parti la semaine suivante pour Saint-Pierre et Miquelon.

C’est alors que le téléphone sonna sur le bureau de Balthazar.

C’était Louis Grandclerc, enfin !

_ Allo ? Monsieur Forcalquier ? Passez me voir si vous voulez bien. J’ai un truc extraordinaire à vous montrer.

A SUIVRE  ...

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 04:24

 

saletemps-29bis.jpg

 

 

 

Résumé :manger chaud ...  police... occupation...

 

 

 

 

 

 

J’hésite à écrire la suite. C’est trop affreux.

La sixième victime ( mais quand donc s’arrêtera cette hécatombe ?) fut, non pas un clochard, mais le fils du maire, Kevin Gros qui venait tout juste de fêter ses 18 ans. On le retrouva dans les parterres de la mairie, dans la même position que le mort de l’épisode 17 :  la nuque brisée, la tête à l’équerre, le bassin fracturé, les jambes repliées en avant. Couché sur son côté droit.

Les deux oreilles avaient été tranchées  et avaient disparu. On les chercha longtemps. Avant de les retrouver, immergées dans le bénitier de l’église Saint-Laon toute proche.

 

DSCF0308

                 On le retrouva dans les parterres de la mairie...

 

La fureur des habitants était à son comble. La presse nationale était descendue de Paris. L’auberge du Moulin Bleu affichait complet. Josiane Birdat était même passée à la télé.  C’est tout juste si Bressuire et Parthenay les deux villes voisines n’étaient pas jalouses. C’est sûr qu’avec Intervilles pour Parthenay l’été précédent, et le jeu des mille francs pour Bressuire à l’automne, les deux cités faisaient « petits joueurs ».

Le père et   maire, Maurice Gros, anéanti, annonça qu’il renonçait à la politique. Qu’il quittait la ville avec sa femme. Qu’il allait habiter un bungalow à La Roche-sur-Yon.

Sans adversaire Charles-Henry Hichlag fut élu avec 86,3 % des voix exprimées. La participation fut très faible, mais l’élection était légale. Tout le conseil municipal était à sa botte.

A SUIVRE...

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 04:14

saletemps 29

 

 

 

Résumé : Je... aveu... procés...

 

 

 

 

Une fois Charles-Henry Hichlag  parti, Legrandu conseilla à Balthazar de la mettre un peu en veilleuse.

_ Il est parti pour être le maire. S’il est élu tu vas manger chaud. Il va te faire muter.

_ Hou j’ai peur ... ironisa Balthazar qui tomba à genou dans la neige. 0h non monsieur le rédacteur en chef pas à Bressuire ! Il y gèle en août ! Pas en Sibérie !

Louis Legris Leblanc, le conseiller en communication, diffusa un tract qui déclinait quelques thèmes connus : insécurité, incurie du maire, incompétence de la police. Nulle part il n’évoquait la mémoire de Grzegorz Bizlekowchykrovskichakiakroustinibinlikowski, cinquième victime de cette sanglante série : quatre clochards occis et un chien errant sacrifié près d’une étoile tracée dans la neige.

 

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D’habitude, quand on en arrive là dans le feuilleton, Balthazar reçoit un coup de téléphone de Louis Grandclerc et tout s’éclaire. Mais cette fois-ci : rien !

Le commerce commençait à tirer la langue. Les routes glissantes n’expliquaient pas tout. Les Bressuirais hésitaient à venir faire le plein de pinard à Thouars, ce qui n’était jamais arrivé depuis l’occupation. Josiane Birdat, la quincaillière  se mettait à couiner : « mon chiffre d’affaires a plongé de 40 % ! » Un vent de tempête se levait et le pauvre maire sortant, Maurice Gros n’était pas de taille.

D’autant plus qu’un terrible malheur le frappa.

A SUIVRE ...

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 04:08

 

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Résumé : ça se répète  comme en 14,   c'est-à-dire comme dans l'épisode 14. 

 

 

 


Charles-Henry Hichlag fit son numéro habituel : insécurité, incurie du maire, incompétence de la police, téléphone «  à mon cher ami le sous-préfet », et patati et patata. Et croisant le regard goguenard de Balthazar il ajouta :

_ Et bien sûr il ne faut pas compter sur la presse vendue pour dénoncer cette anarchie.

_ L’anarchie ne se dénonce pas, elle se proclame, répliqua Balthazar. Quant à être vendu, vous devez savoir que je ne bois pas de vodka, même celle que vous m’avez fait parvenir. Mais rassurez-vous je mentionnerai votre présence sur les lieux du crime. C’est d’ailleurs la deuxième fois qu’on vous y voit, même si la première fois la dépouille était un chien.

 

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_ Que voulez-vous dire : que l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime ?

_ Ah excellente citation pour mon papier. C’est un aveu ?

_ Je vous ferai un procès.

_ Je préfèrerais un duel.

_ Je me plaindrai à votre direction.

A SUIVRE ...

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:19

Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

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J'ai posé TOI, au Scrabble, sur un mot qui compte triple. C'est dire si je t'aime!

(Balthazar Forcalquier)

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 05:52

 

 

 

 

 

 

Thouars. Évènement d'importance planétaire. Salon des vins,  vendredi 30, samedi 31 mars et dimanche 1er avril. Orangerie du Château. Trois jours bénis pour aller rencontrer plus d'une centaine de vignerons, et goûter entre 3 et 1.000 cuvées. Chaque vigneron vient avec trois cuvées au moins, parfois cinq, six et même plus.

Soyons Gaulois !

Liberté totale. Espace de joie.  On goûte à sa guise et à sa mesure. On s'intéresse aux cépages, aux techniques de vinification. On ne dit jamais que le vin est mauvais, personne n'a le palais parfait ! On peut cracher sans froisser. Le vin est plus qu'une culture, plus qu'un art, c'est un mystère.

 

Au si loin qu'on remonte, la vigne est née sur les hauts plateaux d'Iran. Nous parlons là d'une authentique production avec son commerce. Cela date du VIIe millénaire  avant notre ère... Un sacré millésime! L'Iran, puis l'Egypte et la Grèce furent peu à peu conquis par ce breuvage fermenté et grisant. Puis vint le tour de Rome d'y succomber, puis le Thouarsais y sacrifa enfin.

Quel goût avait ce jus de la vigne? Impossible à dire. On a bien retrouvé des amphores intactes dans des épaves, mais l'eau de mer avait pénétré à l'intérieur et cela ne datait pas d'hier.

 

alcooloculture

 

Prenons la Gaule il y a 2072 ans. Bon, pas de salon des vins à Thouars à l'époque, mais, déjà, une quantité astronomique de vin était bue!

On estime que des centaines de millions d'amphores ont été vidées ici en Gaule. Des centaines de millions d'amphores englouties dans les gosiers gaillards  ! Pas par des enfants de choeur!

Car les romains, les Grecs aimaient certes le vin, mais coupé d'eau. A l'opposé de ces délicats palais, le Gaulois buvait le vin pur. Pourtant la cuvée était épaisse ,sirupeuse, alcoolisée, pas filtrée ( on retrouve dans des fonds d'amphore des pépins de raisin et parfois même des grains entiers).

Ah le fier Gaulois que voilà ! Il picolait sec le bonhomme. Mon frère.

 

L'eau était certainement réservée pour se laver ou faire la tambouille.

 

Pas bête, le Gaulois qui dépensait des fortunes pour trinquer ( l'écrivain grec Diodore raconte qu'une amphore valait un esclave) a décidé de cultiver sa vigne lui-même après la conquête romaine. Le Gaulois apprend vite quand il est motivé. Il fit de belles et bonnes vendanges. Il but d'avantage et de plus en plus joyeusement : il sabrait l'amphore. D'un bon coup de glaive il faisait sauter le col en terre et se désaltérait avec bonheur. On retrouve beaucoup de ces cols décapités avec le bouchon encore en place.


Alors quand, dans quelques jours, vous irez au salon des vins, trinquez au moins un fois à nos vaillants ancêtres. Et par Cernunnos, dieu de l'abondance, goûtez, savourez, jouissez!

 

Ne pas manquer d'aller saluer tous les vignerons Thouarsais et aussi un grand diable de Bourgueil, Laurent Herlin dont les bouteilles sont des déesses. Et faites aussi une halte au stand du Duhomard qui, parait-il, va voir grand cette année! Allez-y de la part de Balthazar!

 

 

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 05:15

«  J’ai peut-être pas de mémoire,

      Mais j’ai oublié d’être con »

(Le G.)

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