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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 13:45

 

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Alors voilà : la municipalité de Saint-Varent veut se débarrasser de ses manouches, tziganes, romanos, gitans, appelez-les comme vous voudrez. Elle a trouvé la combine. Le terrain qui les accueille n'est pas salubre, et, pas de chance, on ne peut pas y construire des toilettes ( c'est interdit puisque c'est dans le plan d'urbanisme voulu par la même municipalité).

Alors : dehors les manouches, allez voir là-bas si on  y est.

Vieille antienne, hélas. 

Ah oui, mais pas de bol ! Des gens se sont émus et sont venus hier soutenir ces gens qui habitent là depuis un bail.

Hier, il y avait là des mémés, des pépés, des jeunes, des gens simples. On a mangé des tartes aux cerises et des cakes aux pruneaux. Il y avait aussi Bobosse, Béa, Apache, un prof de math, un ancien avocat reconverti charpentier, et moi aussi. Tous de dangereux subversifs! 

 

La municipalité veut virer ses tziganes. Pourtant grâce à eux et à leurs gosses, une classe a été sauvée disent ceux qui sont aujourd'hui menacés d'expulsion. ça fait rien, il faut partir. C'est la loi. Enfin... celle de la municipalité parce que le sous-préfet ( un type pas mal du tout) a dit que les gendarmes n'interviendraient pas.

 

Alors... moi je propose qu'on n'en parle plus. Chacun peut se tromper. La preuve : l'actuel maire de Saint-Varent fut, dans sa jeunesse, l'attaché parlementaire d'un député qui a un peu confondu les caisses ( Wikipédia : Le 26 mars 2004, Dominique Paillé est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une peine de dix mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, pour « abus de confiance » dans le cadre d'une affaire privée. Il a ainsi prélevé 40 000 euros pour ses voyages privés et des dépenses personnelles dans les comptes de l'association Appel Europe, qu'il avait créée.)
Certes il n' y est pour rien l'actuel maire. Ce n'est pas de sa faute si son patron avait la main  hasardeuse dans les liasses, mais à l'époque il fut conciliant. Et il avait raison.  On ne lui en  demande pas plus aujourd'hui.  
 
Qu'on laisse ces gens 
Et qu'on en parle plus.
Les poules seront rendues.
Restons bons amis.

Le contact du collectif pour ceux qui veulent ne pas laisser faire
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Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 03:15

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

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Encore un mystère à éclaircir : pourquoi un géant semble soudain plus petit quand il est accroupi, alors qu'un nain dans la même position ne paraît pas beaucoup moins grand ?

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 03:12

J'ai oublié que j'avais de la mémoire

(Bathazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 03:51

Si le son est trop fort, il suffit de le baisser!

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 03:39

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VIII

Tout cela était bien fini, puisque nous avions pris la route Amogh et moi, mystérieusement indemnes.

La mâchoire des chevaux allaient d'une touffe à l'autre et broyaient les tiges avec ce remuement si doux qu'ont les animaux quand ils mangent, très sérieux et très absorbés par cette tâche. Alors que nous, nous mastiquions souvent sans plaisir, pas pure nécessité, debout souvent, sans plaisir, les yeux dans le vague, sans plaisir, avec une envie impérieuse d'en finir très vite. Il arrivait pourtant que nous croquions de savoureux coperins chevelus ou même des truffes trahies dans la profondeur de leur cache par le vol mystérieux de ces mouches que l'on ne voit qu'en hiver et qui, justement, rôdent autour du champignon enfoui là. Sous leurs incessantes volutes dort le délicieux tubercule. Il suffisait d'observer leur ronde de derviches tourneurs et de creuser exactement à l'aplomb de leurs spirales répétitives. Je fouillais avec mon poignard. Je sortais la truffe et la montrais à  Amogh qui, toujours en selle, découvrait dans un immense sourire sa denture de carnassier. Il adorait la truffe. Et il faisait la grimace lorsqu'il s'agissait d'avaler une soupe de campanule raiponce ou un brouet de berce spondyle.

(A SUIVRE)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 03:49

 

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VII

En ce temps qui était le notre désormais, les femmes allaient toujours par deux. Elles étaient toujours armées de longues piques et de très longs rasoirs. Comme nous, elles évitaient les bourgs désertés depuis des lustres, et arpentaient cette terre nue.

C'est elles qui choisissaient le moment.

 

Nous avons déchargé nos chevaux. Ils ont commencé à brouter des consoudes qui poussaient dans un repli mouillé. Je veillais à ce qu'ils n'en abusent pas, ils devaient avant tout se reposer et ne pas abuser de ce délicieux fourrage . J'avais vu tout à l'heure, sur une replat, des brassées de coquioles ( folle avoine), et j'allais les y conduire. Le soleil déclinait, et une obscurité d'un bleu profond et amical se lovait dans les combes. D'énormes nuages gris et noirs paressaient dans un ciel rose tendre. Il fut bon de s'asseoir là et de n'être plus qu'un morceau de cette énorme chose qu'était devenu le monde.

J'avais bien quelques souvenirs qui tentaient de s'infiltrer dans ma pensée comme un vent mauvais. Mais je repoussais ces vieilles images qui m'auraient « tordu le cœur » si j'avais fait preuve de faiblesse. 

(A SUIVRE)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 05:46

 

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VI

_ Il est temps !

 Amogh descendit de son cheval et indiqua du doigt l'endroit où nous allions camper. C’était là le rôle de celui qui ouvrait la marche, et nous assumions cette fonction à tour de rôle. Les dangers qui arpentaient cette région étaient certainement légion. D'autres carnassiers rôdaient, et pire que tout l'invisible menace dans l'air.

Amogh avait repéré une anfractuosité dans l'épaulement du sentier. Il se pencha et nota avec satisfaction « impeccable. Ça fleure bon la racine et la feuille sèche. » En effet, il y avait là un espace assez large pour nous deux, profond comme une sape. Mais il nous a fallu nous y glisser en rampant.

 

 

Pas de feu ce soir car nous avions aperçu au matin des branches brisées sur le parcours. Certes, la résine des rameaux avait déjà produit son baume en grosses gouttes gommeuses, et le passage était ancien. Mais nous savions par expérience, hélas , que certains hommes sont habiles, et grégaires au point d'investir des zones entières dans la plus parfaite discrétion. Des hommes étaient passés là et nous devions nous méfier. Des hommes, ou quelqu’une de ces femmes musculeuses et belles. En observant ces traces j'avais soupiré et Amogh avait souri :

 _Je sais à quoi tu penses, et moi non plus je ne dirai pas non. Mais qui sait ? Qui a arpenté ces bois ? Moi aussi j'aimerais bien en croiser. Tu te souviens la dernière fois, comme elles étaient belles ces deux-là. Comment s'appelaient-elles déjà ?

 _Sophia et Yezaëlle !

 _Ah oui, Yezaëlle ! Quelles cuisses sublimes. C'est elle qui m'a dit : il faut jouir du monde , tout de suite. Moi je suis d'accord. Et toi, Sophia, quel était la couleur de ses yeux déjà ?

_La couleur de l'eau.

  • (A SUIVRE)

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 03:57

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V

L'animal, touché, mais aussi frappé de stupeur, trébuchait comme s'il était ivre et mourait. Il ne mourait pas de douleur, mais de stupéfaction, incapable de poursuivre la pensée qui l'animait une seconde plus tôt alors qu'il se penchait vers une touffe d'herbe tendre et que l'oeil déjà se régalait d'un plaisir constant. La flèche avait rompu ce charme, mais elle en pointait un autre plus subtil et absolument inconnu : le plaisir que l'on ressent à expirer le dernier souffle, quand plus rien ne peut nous atteindre, pas même une seconde flèche qui, d'ailleurs ne venait jamais. J'aimais observer alors cet ultime passage. Et à dire vrai j'enviais l'animal. Il retournait là où tout est bien, il rentrait dans ce que j'appelais « la Maison » et que d'autres nomment « l'éternité d'or », «  mais vous pouvez l'appeler comme bon vous semble » écrivait Kérouac.

 _Kérouac ? Interrogea Amogh car, certainement je murmurais à moi-même ce nom venu de très loin. Kérouac ? Qu'est-ce que cela veut dire, c'est un nom de guerre.

 _Je ne sais pas, ce nom m'est venu naturellement, je ne sais pas ce qu'il signifie, peut-être veut-il dire le mot « mort » dans une autre langue, une langue que nous aurions oubliée.

_Ah ?

Ne plus avoir de mémoire, je veux dire de cette mémoire qui fonctionne par réflexe comme un clignement d'oeil dans la poussière de la route est un état bizarre. Pas de douleur mais le sentiment d'un malaise, comme parfois il en survient quand la mélancolie,  d'ordinaire si douce, tourne à l'aigre.

Vous savez ? Oui, vous savez!

(A SUIVRE)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 03:51

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

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Le chef de meute n'est pas le beau

ni le plus vaillant

ni le plus rusé

c'est le plus arrogant

(Balthazar Forcalquier)

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 03:49

Le bonheur : c'est l'art de s'en foutre !

(Balthazar Forcalquier)

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