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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 03:29

"Avec la réforme territoriale, les jours du Pays thouarsais sont comptés. Il devrait disparaître au profit d’une convention entre les futures collectivités" peut-on lire dans la "NR"du 11 juin dernier.

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 Le journal ajoute avec impertinence : " l'usager ne devrait pas voir de différence entre le fonctionnement actuel et le futur système".

Ce n'est pas faux.  Le pays va passer de  pas grand chose à ... rien du tout. Quelle humble destinée tout de même !

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Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 03:18

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

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Elle est si belle nue.

Pourquoi tant dépenser en toilettes ?

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 03:17

Je voudrais qu'on m'aime pour ce que je ne suis pas

ainsi, je ne trahirais jamais

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 05:55
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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 03:56

appaloosa-camille68120100616085932.jpg

 

 

XLV

 

Le lendemain alors que je sortais pour tendre une peau de castor fraîche sur une branche de noisetier, un cheval seul approcha, dans le brouillard. Il fut d'abord un peu craintif puis tout à fait confiant. Je le reconnus, c'était celui de Sophia, un appaloosa très fin. Il avait dû sentir l'odeur de sa maîtresse et avait retrouvé sa trace jusque là.

Je puisais dans ma poche quelques noix sèches qu'il croqua goulûment. Il fut aisé de le saisir par la bride.

Amogh qui se réveillait tout juste s'exclama tout joyeux :

 

_ Oh la belle prise ! C'est le cheval de Sophia. En voilà un qui est bienvenu. Tu vois que le monde est beau Absalom.

 

Nous sommes restés là jusqu'au printemps, puis nous sommes redescendus de la montagne. Sur un plat herbeux nous avons aperçu quelques chevaux sauvages.

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Nous les avons suivis de loin pendant quelques jours, jusqu'à ce que la chance nous sourit. La harde s'était déplacée jusqu'à l'entrée d'un goulet qui conduisait directement à une reculée. Le fond de cette vallée étroite et taillée dans la roche s'achevait en cul de sac. Il nous fut aisé de pousser les chevaux dans ce creux et de les y maintenir le temps d'obstruer le passage avec des pierres et des branchages. Nous avons choisi trois chevaux robustes et peu nerveux. Nous avons libéré les autres. A l'évidence ces montures se souvenaient des hommes. Elles retrouvèrent vite leurs habitudes choyées. Ainsi équipés, dans le vent caressant venu de l'ouest nous avons dévalé les pentes.

Le lendemain une branche d'arbre portait des fleurs blanches.

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Le monde était voluptueux, nous pouvions toujours en jouir, plus que jamais. Sans mémoire, nous n'avions plus de regret et pas de remords.

FIN  de la saison 1

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 03:37

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XLIV

  Je poursuivis ma lecture : "...Ces groupes commencent à piller les grands centres, d'autres se réfugient dans des régions désertiques...Les survivants que j'ai croisés commencent à perdre la mémoire, j'en ai vu manger sans honte de la chair humaine. D'autres restent plus humains mais s'ensauvagent soudainement...Ils ont tout perdu de leur culture et ne connaissent que des gestes immémoriaux, comme poser des pièges, coudre des peaux, ou fabriquer des arcs."

 

_ La suite ?

 

_ Y a pas de suite, la note s'achève ainsi.

 

_ Cela veut dire que l'humanité a été anéantie et que le peu qu'il en reste ne sait rien ? Et qu'elle ne peut pas se renouveler ?

 

_ ça m'en a tout l'air.

 

Amogh partit d'un prodigieux éclat de rire. Entre deux hoquets et des larmes plein les yeux il suffoquait :

 

Ah quelle merveille Absalom ! Quelle merveille ! Nous serons les derniers et sans souci du lendemain.Nous n'avons jamais été plus libres vieux frère. Quelle chance ! Heureux celui qui n'a plus de mémoire et qui va dans le vent, sans but, sans envie, sans convoitise, sans regret, sans remords, celui qui n'a que la faim et la soif comme marotte, celui qui a la passion des prairies et des pentes, des soleils vifs et des "légions bleues", des brises et des odeurs de terre âcre, celui qui a les ongles noirs et du sang séché sur les joues.

J'étais stupéfait ! Jamais Amogh n'avait autant parlé!

(Suite et fin demain)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 03:25

 

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XLIII

Moi non plus je n'y comprends rien. Je reprends : «  cette petite merveille de technologie génétique : un super virus de la grippe. Une version du H5N1 ( le virus de la grippe aviaire) génériquement modifié et sélectionné pour être transmissible par voie aérienne. Il en résulte une grippe qui entraîne une issue fatale pour presque 60 % des personnes infectées. Le taux de mortalité serait donc de trois à six fois supérieur à celui de la grippe espagnole. Entre 1918 et 1920 elle a exterminé de 50 à 100 millions de personnes.H5N1 en fera évidemment beaucoup plus : les liaisons aériennes, qu'il s'agisse de fret ou de passagers, et le tissu urbain sont bien plus denses et bien plus étendus qu'à l'époque. Ce chef d'oeuvre qu'est le super virus de Ron Fouchier et de son équipe du Erasmus Medical Center de Rotterdam (Pays-Bas) pourrait bien atteindre et même dépasser l'objectif de 60% de la population mondiale en quelques mois ! »

 

_ Cela signifie que l'humanité a été exterminé par un virus inventé ?Interrogea Amogh incrédule

 

 

En effet. D'ailleurs la note manuscrite le confirme je lis : «  ça y est le virus s'est échappé des laboratoires, il se répand comme une traînée de poudre, il fait des ravages considérables. Chacun cherche à se protéger du souffle des autres, les gens ne s'embrassent plus, les couples se défont. Quelques individus, et notablement des femmes semblent mystérieusement immunisées mais stériles.

 

(A SUIVRE)

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 03:16

 

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XLII 

Mais Sophia était morte. Déjà raidie. Une tristesse atroce nous accabla. Il était trop tard pour entreprendre quoique ce soit, nous avons dormi à côté du cadavre. Et au matin je l'ai parée, j'ai étendu sur son corps par moitié, de la glaise rouge, et de l'argile verte, poudres sauvées du désastre au bord de la mer. Nous l'avons portée dans la grotte. Je la savais coquette. J'ai placé une petite pochette odoriférante à côté de son beau visage. Elle contenait la sécrétion d'une glande de moschidés. La caverne soudain fut d'une douceur extrême. Comme un ventre. Nous avons laissé là quelques provisions : noix et viandes boucanées, et de l'eau dans une gourde de peau. Pour son dernier voyage.

_ Que faut-il dire ? Demanda Amogh

Je l'ignore,répondis-je... va , va chère Sophia, rentre dans ta maison.

_ C'est bien.

Nous sommes rentrés et nous avons ouvert les sacs. Parmi les provisions séchèes, quelques ustensiles ordinaires, et une petite poche emplie d'aspérules séchées qui embauma soudain l'espace, c'était le sac de Sophia. Dans l'autre, celui de sa compagne, il y avait un livre très abîmé. Amogh l'ouvrit, une page avait été marquée et annotée.

_ Lis Absalom, lis !

 

_ Le titre : « La théorie du Grand Complot mondial » par Jean-Luc Caradeau. C'est un vieux livre : achevé d'imprimer en octobre 2012. La page qui est marquée et annotée est la n°99. Je lis : «Le virus du jugement dernier est prêt :  la formule n'est pas de nous, elle vient du New-York Times qui consacrait son éditorial, le 7 janvier, à cette petite merveille de technologie génétique... »

_ Je ne comprends rien m'interrompit Amogh

(A SUIVRE)

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 03:19

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XLI

 

Au premières heures du jour, alors que Sophia dormait, nous avons quitté notre refuge. Le ciel était zébré de rose, sur un fond céruléen très pur. En temps ordinaires la journée aurait été belle pour la chasse. En deux heures de bonne marche nous étions au pied de la falaise. Il nous fallut longtemps pour trouver la sente abrupte qui conduisait à son sommet, elle débouchait au large derrière un mamelon couvert de neige. Nous avons gravi ce passage qui trahissait par des bruyères cassées et des genets pliés le passage encore récent de Sophia. Au sommet, la crête présentait un plateau parfait. En enjambant les sapins nains et les ajoncs tenaces et griffus qui crissaient sur nos chausses de peau rude, nous sommes parvenus à l'aplomb de la grotte. Sur la droite, en effet un curieux profil d'homme se dessinait. Et là le chêne décrit par Sophia. Sous une couche de neige fraîche nous avons trouvé les deux sacs de cuir.

Alors que le soleil se couchait nous arrivions tout juste à proximité de notre abri. Le ciel était fouetté de rouge vif. J'aurais aimé attendre l'arrivée de la nuit pour me remplir de cette paix, de ce silence profond, mais nous étions partis depuis longtemps et Sophia devait s'inquiéter. Et elle avait faim à n'en pas douter.

Amogh avait voulu que nous passions par le torrent, où des truites avaient été prises dans les nasses.

_  Cela nous changera de l'ordinaire et cette chair fraîche fera du bien à Sophia avait dit Amogh, qui, comme toujours, avait raison.

(A SUIVRE)

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 03:42

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

???????????????????

Le doute est une vertu

suis-je parfait ?

(Balthazar Forcalquier)

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