Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 04:05

Quand je conduis, s'il y a bien un truc qui m'énerve,

c'est de tourner le volant !

(Balthazar Forcalquier)

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 03:17

 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 04:41

calibres 4

 

 

 

 

Résumé : il y a du sang dans les tomates, ce n'est pas facile, au premier coup d'oeil, de faire la différence. Dans les courgettes c'est plus aisé quand même.

 

Le corps affaissé dans les primeurs, les hurlements, et Balthazar à deux pas, qui, d'instinct se releva et vit - l'espace d'une courte éternité - l'éclair d'un reflet là-haut sur le toit de l'Excelsior le café-bal qui bordait la place et dans lequel parfois Sergio, déjà un peu chauve, mais l'oeil toujours malicieux jouait de la batterie dans un petit orchestre de jazz. 

Balthazar connaissait le type qui venait de se prendre une belle balle bien usinée et chemisée de cuivre, dans la tête. La température de la cervelle s'était soudain élevée. La victime était morte dans la stupeur.

Il était en train de marchander la salade ! Il était en train de marchander la salade répétait le maraîcher comme pour se disculper. J'y suis pour rien, il la voulait pour 30 centimes. Ce n'est pas un prix quand même. Je me suis un peu énervé c'est vrai, mais j'y suis pour rien."

"Sapristi ! se dit in petto Balthazar mais c'est...C'est Michel Crapute! "

Michel Crapute était le patron d'un boîte sans syndicat, la RIGOMEX, qui fabriquait des petits ressorts. L'activité était florissante. Michel Crapute roulait en Porsche Cheyenne et avait sa carte de membre bienfaiteur au golf. Balthazar le connaissait peu, mais il l'avait croisé voici quelques jours ; et de curieuse manière. Les conditions de travail à la RIGOMEX étaient infernales, le personnel travaillait dans une poussière atroce, sans protection, car les évacuateurs étaient toujours en panne. Un intérimaire qui n'aurait jamais dû venir là, alla se plaindre au contremaître, et fut dehors dans l'heure qui suivit. Et dans l'heure qui suivait il était devant Balthazar : "faut faire un article ! c'est le moyen-âge là-dedans!".

 

La RIGOMEX ? Balthazar avait déjà entendu ce nom au fil d'une assemblée générale de patrons, mais il n'en savait guère plus. C'est alors que les ennuis commencèrent.

 

A SUIVRE

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 03:12

 

Chères et chers visionneuses et visionneurs,

ce vendredi la vidéo sera ... comment dire... Géniale ? Oui bien sûr! Splendide ? Oui aussi, mais plus encore... Ebourifante? Oui c'est cela. A ne pas manquer

myster-B.png

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
commenter cet article
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 02:55

  calibres 3

 

 

Résumé : De Thouars on a poussé jusqu'au Mali, mais sans passer par la case "club Med".  

 

Le type qui venait de mourir, là juste devant les yeux de Mamadou et de Balthazar s'était étalé dans un cageot de courgettes. Le sang frais qui coulait de sa tempe sur les légumes d'un beau vert donnait une note printanière à l'étal un peu défraîchi du maraîcher.

Mamadou devint gris, ce qui, chez les noirs, est un signe d'extrême émotion.

- " j'veux pas d'embrouille avec les flics, mes papiers ne sont pas en règle, je jarte, le café ce sera pour un autre jour ami toubab."

Il s'esquiva avec cette grâce qu'ont les gens doués pour la danse. Il ressemblait alors à ces voleurs nocturnes qui s'enduisent d'huile pour échapper à la main de ceux qui les traquent. Mamadou était alors plus beau que d'ordinaire. Mais Balthazar n'eut pas le loisir de profiter de ce spectacle tout en souplesse.   

Des macchabées, il en avait vu des centaines et de toute sorte dans sa carrière de journaliste localier : écrabouillés menus dans leur auto au retour du bal, ou bien tordus et cramés dans la maison familiale qui n'était pas encore payée, ou encore pendus solitaires aux poutres des étables vidées (quand le troupeau de vaches folles était parti pour l'abattoir avant d'être réduit en poudre et transformé en farine pour d'autres bovins), ou alors des ouvriers maladroits qui avaient glissé de la toiture ( le patron n'ayant jamais pris la peine de payer un harnais et une corde de sécurité) et qui se trouvaient aplatis quinze mètres plus bas avec des formes bizarres dans les jambes et les bras, et des accidentés de chasse à la chevrotine qui n'avaient plus ni visage ni cervelle.

Mais là c'était différent. Un type venait de se faire flinguer devant ses yeux. Pourtant il ne fut pas autrement ému. Disons qu'il fut soudain très intrigué. C'était un bon professionnel. Il aurait de quoi écrire demain. Le mort avait une curieuse posture, un peu accroupi, un peu couché, la gueule ensanglantée dans les légumes. Dans sa chute il avait écrasé des tomates et l'on ne savait plus très bien ce qui était son sang ou ce qui était du ketchup. Pas facile d'expliquer cela au lecteur, pensa Balthazar qui comptait toujours sur la sagesse de sa secrétaire, Martine, pour freiner ses écarts, et faire en sorte que le détail soit vrai sans être trop... véridique. "Du sang oui, mais point trop n'en faut " était la prudente formule de cette perle qui savait toujours tenir au frais une bouteille de blanc.

Après un instant de silence absolu, des filles, alentour se mirent à hurler, et l'atmosphère monta brutalement dans les aigus. C'était grave!

Balthazar se pencha sur la victime. Il connaissait ce type.

 

      A SUIVRE

 

 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 03:08

calibres 2

 

Résumé : Au prochain comice agricole le maire de Thouars annonce la venue des majorettes de Saint-Varent. Vous n'en avez rien à faire : c'est normal ! Peut-être préférez-vous celles d'Argenton-les- Vallées ?

 

 Vendredi à Thouars. Jour de marché. Toute la place Lavaud est pleine de rumeurs et d'odeurs. C'est beau comme un souk, les arabes en moins. Il y a bien quelques Sénégalais qui vendent des ceintures et des drapeaux jamaïcains mais cette note de couleur reste diffuse. Balthazar a des potes chez eux : Mamadou notamment. Mamadou est un Peul du Mali, échoué là comme tant d'autres. Parce que la tradition chez eux est que les jeunes gens aillent découvrir le monde. Mamadou est parti à 17 ans, ravi, certain de son fait. Il est arrivé au paradis, sauf que le paradis a une sale gueule. Endetté jusqu'au cou, il doit travailler pour d'opulents commerçants ivoiriens, et tenter de vendre aux  paysans et retraités du coin des colifichets et des montres avec des ressorts en élastique.  A ce rythme il aura remboursé sa dette dans 132 ans, 8  mois et 12 jours. C'est ce qu'il dit à Balthazar en riant comme un gosse. 

Balthazar n'est pas meilleur que les autres mais il a une tendresse pour les victimes. Alors il vient proposer, toujours, d'aller boire un café avec Mamadou, qui dit oui. Mamadou boit parfois les jours de vilain hiver un petit calva. Musulman comme il faut, soufi certainement, comme tous les Peuls.

Mamadou rêve de rentrer au pays, d'épouser au moins une femme, et de faire du commerce " mon truc ce serait de réparer les vélos. On peut se faire une fortune à Bamako dans ce biznesse."

En attendant,  il dort à Poitiers dans une chambre occupée par six compagnons d'infortune. Voilà tout.

Alors que tous deux se dirigeaient vers le Sablais, le bistro en formica qui borde la place, Balthazar entendit un claquement sec, et là, devant lui, un homme plia les genoux. Il avait du sang sur le visage.

A SUIVRE.

 

 

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:17

calibres 1

 

Le dernier jeudi d'avril, alors que le fond de l'air mord encore un peu les joues couperosées des alcooliques las dans les estaminets mornes et peu chauffés -car il n'est pire solitude que celle du vin rugueux - la cérémonie pourtant a du sens. On célèbre la libération des camps de concentration. Devant le monument aux morts les élus baillent d'ordinaire, sauf en période électorale. Les drapeaux claquent, les discours débitent des banalités alors qu'il y aurait tant à dire sur l'honneur, la fureur,la grandeur et l'ignominie. Pas un enfant, pas un adolescent ne vient. Hélas! Voilà une belle occasion manquée de leur apprendre que l'homme est sans pitié, mais qu'il peut être aussi d'une absolue noblesse, il faut juste choisir la route la moins aisée. Peut-il y avoir plus belle leçon de vie ? Balthazar en était là de ses réflexions quand il remarqua,  très en arrière des officiels une longue jeune femme.

Elle s'était volontairement mise à l'écart. Balthazar s'était déplacé pour photographier, en bon journaliste sans imagination, la remise des gerbes et avait constaté son émotion alors que s'achevait la belle chanson des partisans. Elle était plutôt belle, ou plutôt avait un charme singulier. Dans sa narine droite un anneau d'argent miroitait au soleil timide, une demi-tonsure dégageait l'ourlet fin de son oreille. Le temps que le maire annonce " et maintenant la municipalité offre un vin d'honneur", elle avait disparu derrière les buis taillés au cordeau. Balthazar aurait bien aimé l'aborder, et entamer la conversation, sa présence ici était insolite et il y aurait peut-être eu matière à un article un peu original. Le journaliste aperçut au loin déjà sa svelte silhouette, elle était accompagnée d'un gros chien blanc qui avait dû l'attendre au bout du jardin taillé "en mesquine pelouse" comme disait Arthur Rimbaud.

"Bof..." pensa Balthazar enchaînant immédiatement une autre pensée fulgurante "J'espère qu'il y aura du vin blanc de Nicolas Reau au vin d'honneur, ou bien du Bruno Dubois *." Non, il y avait un immonde cocktail : rosé-pamplemousse. Tant pis , il en but plusieurs en écoutant d'une oreille distraite le maire raconter comment il comptait organiser le prochain comice agricole : " et cette fois, tenez-vous bien ! Nous aurons les majorettes de Saint-Varent ! Vous pouvez l'écrire dans votre journal Balthazar. C'est un scoop, c'est cadeau !"

 

"Pfuii", soupira Balthazar et ajoutant "glouglou" et en enchaînant un gros soupir "hum". Heureusement demain c'était vendredi. Et le vendredi à Thouars, c'est jour de marché. Et le jour de marché les tournées tournent d'un zinc à l'autre. C'était le jour préféré de Balthazar

 *Bruno Dubois vigneron en Saumurois, Nicolas Reau en Thoursais

A SUIVRE.

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 03:46

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

imgres.jpg

Avez-vous déjà interrogé un bègue amnésique ?

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 03:42

Même l'être le plus gracieux

est contraint de déféquer 

et de mourir

(Balthazar Forcalquier)

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 02:56

Il s'appelle "Calibres" et dès le 3e épisode il y a déjà un mort ! Et pas un clodo cette fois-ci !

calibres-3.jpg

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article

Présentation

  • : Les archives de Sapristi Balthazar sur l'ancien blog (over-blog)
  • : Allez sur http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/
  • Contact