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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 03:22

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9

Résumé :  l'article n'est pas passé, la crapule de Crapute avait des appuis solides, mais avec une balle dans la tête ce sont ses propres jambes qui ont fléchi. 

Sur le marché de Thouars soudain vidé : on voit le corps de Crapute la tête plus lourde de quelques grammes de plomb et de cuivre, les flics, les pompiers, et le commissaire qui gueule :

Et virez moi ce journaliste de la scène de crime!

L'inspecteur Legrandu s'approcha et murmura à l'oreille de Balthazar " Sois sympa, va te mettre derrière les barrières de sécurité. De toute façon tu en sais autant que nous pour l'instant. Ce nouveau chef semble encore plus con que le précédent. " Balthazar songea que les chefs étaient décidément tous des cons, réflexion inutile, d'une affreuse banalité, indigne certes de figurer dans un texte d'une telle qualité, mais que voulez-vous les évidences ont ceci de singulier qu'elles s'imposent d'elles-même, en dépit des auteurs même.

La police recueillit les témoignages. Personne n'avait rien vu, rien entendu.

_ " Comment voulez-vous entendre quoique ce soit avec le poissonnier qui gueule sans cesse à deux pas: merluuuuuu! bar de liiiiiiigne! Riiiiiillettes de saumon, riiiiiiiillettes" précisa le maraîcher toujours prompt à balancer une vacherie sur son voisin. Vous avouerez que cela ne faisait pas avancer l'enquête.

Le soir, au commissariat, entre deux portes, Legrandu, le pote de Balthazar, un bon flic ( si, si il en existe !) donna quelques détails. Le tireur était posté sur la terrasse de l'Excelsior qui donne directement sur le marché. C'est ce que les experts de la balistique avaient estimé. Là haut : un petit mot bien sibyllin avait été laissé bien en vue :

" L'action commence aujourd'hui. J'exécute un fumier de patron au hasard. Cela ne fait que commencer." Signé : Carlota Machete."

 Ne me demande pas qui c'est Carlota Machete, je n'en sais rien, on épluche l'annuaire des Deux-Sèvres et des départements voisins. Et on attend les résultats de l'autopsie, dit encore Legrandu

Balthazar allait lui dire "mais je sais qui c'est Carlota" quand la porte s'ouvrit, le commissaire apparut et hurla

Pas de journaliste ici. On travaille, nous, monsieur. Je n'ai que faire de vous et vos semblables! Votre engeance me répugne.« La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois plus qu’elle n’a à dire, et qu’elle divague souvent et extravague. » Alfred de Vigny. Au moins aurez-vous appris quelque chose... Dehors !

 

« Et moi j'aurais pu te dire qui est Carlota Machete si tu étais moins con », pensa Balthazar en descendant le vieil escalier de bois qui sentait un peu le vomi.

A SUIVRE

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 03:14

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

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L'anarchie, c'est le contraire de la mauvaise herbe, elle se propage difficilement.

(Balthazar Forcalquier)

 

 


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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 03:11

Sens !

Voilà un mot qui m'égare !

( Balthazar Forcalquier)

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 06:35
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 03:48

calibres 8

 

 




 Résumé :  Michel Crapute produit des ressorts qui entrent dans la fabrication des mines antipersonnel, mais c'est ailleurs que ça  va exploser.

19 h 30 point final de l'article qui s'achevait ainsi. " Michel Crapute traite son personnel comme on ferait avec des esclaves - l'asphyxie dans des ateliers insalubres - et participe joyeusement à la production de ces armes atroces qui arrachent les jambes d'enfants dans de lointains pays ; peut-être a-t-il un cœur, c'est en tout cas dans un whisky à 1.200 € la bouteille qu'il tente de noyer son cynisme." Balthazar fila au café des arts plutôt content de lui. Devant son verre de Duhomard ( l'apéritif de Thouars) Karantec Plouendec, son ami dentiste, l'attendait déjà. Informé des premiers détails Karantec applaudit et commanda une autre tournée. De détails en détails, les tournées s'accumulèrent, jusqu'à la citation finale.

En titubant Balthazar repassa à la rédaction pour donner le dernier coup de fil aux pompiers. Le Thouarsais était calme, le journaliste pouvait aller dormir sur ses deux oreilles sérieusement échauffées. C'est alors que le téléphone sonna, sur l'écran apparut le nom du directeur départemental du" Courrier de la République" le journal qui permettait à Balthazar de payer ses longues ardoises au bistro.

"Ah, pensa-t-il, c'est le chef qui vient me féliciter!... Et il répondit de sa plus belle voix Allôôôôô qui qu'appelle à cette heure tardiiiiive ?"

_ " Qu'est que c'est que cette merde ? Tu es fou ou quoi ? Tu veux qu'on ait le préfet et la sécurité militaire sur le dos ? Ton papier sur Michel Crapute est un torchon qui ne passera jamais! De plus je te signale, espèce de fouille-merde, que Crapute est actionnaire du journal. On a autre chose à foutre que de surveiller tes articles, arrête de nous les briser avec tes théories anarchistes. Tu ne t'étonneras pas si demain, à la place de ton brûlot gauchiste, tu liras un papier fort agréable sur le concours des plus gros mangeurs de melon de Oiron !" Et le chef raccrocha sans dire "bonne nuit mon Balthazarounet" signe qu'il était colère.

Balthazar était comme assommé, par les apéros certes, mais aussi par cette furieuse estocade. Vexé, il se dit in petto " mon petit con tu ne perds rien pour attendre, je vais attendre que tu sois en repos et qu'un pote du syndicat monte les pages pour te le fourguer en douce ce papier. Et là tu pourras toujours gueuler, ce sera trop tard. Fumier!" (Note au lecteur : les engueulades dans les rédactions sont homériques, somptueuses, flamboyantes, et aussi fréquentes que les félicitations sont rares.)

 

Mais cette magnifique stratégie de contournement n'eut pas de lendemain. Le vendredi suivant, jour de marché à Thouars, Michel Crapute s'écrasait dans les courgettes et les tomates avec une balle dans la tête. Difficile de traîner dans la boue un cadavre, même celui d'un Crapute crapule.

A SUIVRE...

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 15:48
Il suffit de cliquer sur le mot "link" pour entendre une parole salvatrice et bouleversante. Salut camarade !
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 03:37

 

 

calibres 7

Résumé : Balthazar est en train de devenir copain comme cochon avec le patron de RIGOMEX qui ne fait pas exception à la règle des cons, il suffit de leur chanter la chanson qu'ils aiment pour les charmer. Ah ce n'est pas un beau métier que journaliste. Et c'est si facile d'être con.

 

De retour à la rédaction Balthazar appela son vieux pote aux RG, l'ancien copain d'armée, le camarade de chambrée chez les paras d'infanterie de marine qui pissait dans le café des officiers.

_ Hé bleu bitte, dis-moi ce que fabrique la RIGOMEX.

_ Hou là p'tite bitte, c'est s'cret défense !

_ Et mes couilles, c'est l'code nucléaire ?

_ Pareil ! comme m'cul.

Évidemment le lecteur sera surpris de cet échange un poil vulgaire. Évidemment, sauf s'il ignore tout de la belle fraternité des armes et son cortège de bêtise.

 Blague à part ...

On y fabrique des p'tits  ressorts, mais pas n'importe lesquels, des p'tits ressorts en kevlar, qui ne réagissent pas aux détecteurs de métaux, ils sont forts utiles dans la fabrication des mines antipersonnel. C'est le Moyen-Age dans cette boîte, mais c'est intouchable : l' patron Michel Crapute dispose de hautes protections, notamment maçonniques. N'y fourre pas ta queue Ducon c'est l'conseil d'un vieux Marsouin (ancien de la coloniale) tu t'choperais une chtouille carabinée, autre chose que celle que t'as ramenée un jour en revenant des putes à Carcassonne.

_ Ô putain ! j'ai dérouillé, pénicilline matin, midi et soir.

Évidemment Balthazar écrivit un bel article, dans le style Gonzo, tout y était : le whisky hors d'âge et hors de prix, le cynisme de Michel Crapute, la poussière infernale derrière les établis, les contremaîtres à mâchoires de dogues et, bien sûr, l'infecte production qui participait avec bonheur à la balance nationale des exportations.

Mais il se passa quelque chose d'impensable et les boutons qui allaient pousser étaient autrement plus douloureux que ceux d'une blennorragie de cantine.

 

A SUIVRE...

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 03:23

 

calibres 6

 

Résumé : pour rencontrer le patron de la RIGOMEX Michel Crapute, Balthazar a menti. Ce n'est pas beau, certes, mais "le mensonge est souvent la clef des serrures les plus complexes" proverbe suisse, canton de Vaud, à droite en entrant.

 

Michel Crapute fut très impressionné par ce journaliste un peu vil, obséquieux et visiblement hostile au prolétariat, aux syndicats et à tout ce que la gauche peut trimbaler de ringardises. Il parlait avec conviction de dérégulation, de libéralisme... Balthazar avait même mis la cravate bleu clair qu'il avait eue dans un sac avec des prospectus et des tongs le jour qu'il couvrait le congrés de L'UNPF ( Union Nationale Pour la France) parti de droite toute. 

- "Voyez-vous mon cher, je vous avais mal jugé dit le patron au journaliste,on m'avait dit sur vous d'horribles choses, reprenez de ce délicieux scotch, 26 ans d'âge : c'est le prix d'un mois de salaire dans mes ateliers."

Et de rire, et de rire. On voyait par une petite fenêtre, les ouvriers trimer dans une poussière infernale. Il n'y avait là que noirs, et des jaunes, plus quelques contremaîtres blancs avec une sale gueule de chien.

- "mais comment diable faire fortune dans le ressort ?" demanda Balthazar tout miel.

- " Il faut savoir bander!

Et de rire et de rire.

La bouteille de scotch fut vidée, une autre fut ouverte : 40 ans d'âge "deux mois de salaire" et de rire et de rire.

Rira bien qui rira le dernier.

Alors qu'allez vous écrire mon ami ? demanda Michel Crapute

Pas une ligne, c'est une affaire privée qui ne regarde personne répondit hypocritement Balthazar.

Ah! Enfin un bon journaliste. Vous m'êtes sympathique. Venez un de ces jours au bar du golf je vous ferez rencontrer d'utiles contacts.

Le golf ? Un jeu à trous du cul pensa Balthazar en filant vers son bureau.

A SUIVRE
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 03:11

calibres 5

 

 

Résumé : Le mort est le patron d'une obscure boîte (Michel Crapute de la RIGOMEX) où l'on gère le personnel comme au Moyen-Age. Ce n'est pas une raison pour crever dans un cageot de tomates quand même... A moins que...

Donc, il faut ici revenir un peu en arrière. Balthazar qui n'avait jamais entendu parler de Michel Crapute, et fort peu de la RIGOMEX, apprit incidemment que le personnel de cette usine était fort mal traité. Avec une pointe de jubilation il appela donc l'entreprise installée dans une impasse au fin fond d'une zone artisanale crasseuse qui sentait l'huile chaude et le caoutchouc brûlé. Il passa sans difficulté le barrage de la secrétaire lorsqu'il dit : " j'ai sous les yeux un communiqué de l'union départementale de la CNT qui met en cause brutalement votre patron." La CNT est ce syndicat anarco-syndicaliste qui ne fait pas dans la dentelle et qui venait juste de s'installer dans le département. Balthazar n'y avait que des potes. Bien sûr il n'y avait pas de communiqué, et la CNT ne savait rien de la RIGOMEX. Pieux mensonge pour noble cause.

_ "Allô? Ici le PDG Michel Crapute, qu'est-ce que c'est cette histoire ?"

Réponse ( au lecteur de remplir les blancs) : "CNT, syndicat intraitable... Personnel malmené ... Insalubrité patente... Menace de plainte... Et patati et patata... Bien embêtant... Impossible de laisser cela sous le coude... Tracts éventuels vendredi prochain sur le marché..."

Et le coup de Jarnac final de Balthazar délicieusement faux cul : " moi j'aimerais bien ne pas en parler parce que, je ne le sais que trop, les syndicats ne veulent que la mort des entreprises, mais je ne suis pas seul à décider". Là, cet imbécile de Michel Crapute, qui ne connaissait pas le journaliste, eut le sentiment que ce merdeux de scribouillard n'était peut-être pas si mauvais, qu'on pouvait s'entendre avec ce plumitif.

_ "Venez me voir cher monsieur Balthazar Forcalquier, je vous attends".

 

C'était dans la poche. Et de la bonne info allait sortir de là. Certes elle serait obtenue de façon peu orthodoxe, mais à l'heure du jugement dernier, il y aurait bien pire à plaider ! Un beau mensonge pour une cruelle vérité c'est tout de suite pardonné.

A SUIVRE

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 04:07

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

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Dieu est simple

c'est le péché qui est compliqué

(St Jean Chrysostome)

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