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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 04:16

 

Je suis plus singulier que pluriel

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 03:35

 

On ne sait pas comment il fait, mais Igor sais toujours se faire comprendre.

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LES VIDEOS
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 04:18

calibres 20

 

Résumé: Enfin Carlota après une nouvelle exécution sort de l'ombre, mais elle a loupé le mari d'Angeline Grosbois, qui n'avait pas d'autre rapport avec un ange que son prénom.
Balthazar parla le premier, il savait qu'il faut d'emblée poser des questions et ensuite laisser de longues plages de silence. Le silence suscite toujours des confidences, tous les interviouveurs savent cela.
_ Hé bien chère Carlota vous n'êtes pas au chômage vous ! et vous n'êtes pas sexiste. Angeline Grosbois ne dira plus d'insanités, mais vous avez loupé son époux.
_ Qui ?
_ Angeline et Charles Grosbois. Elle possèdait une boîte d'intérim, lui fait des affaires sur internet. Assez interlopes d'ailleurs ces affaires : sites pornos, sites échangistes et compagnie.
_ Je ne comprends pas. Ce ne sont pas mes cibles ces deux-là, en tout cas pas encore. Les autres oui, c'est moi, mais pas ces deux-là. Quelle arme a été utilisée ?
_ Je l'ignore encore mais c'est du gros, elle n'avait plus toute sa tête l'Angeline, si l'on peut dire.
_ Ce n'est pas moi, c'est tout.
_ Alors vous faites des émules !
_ Ce n'est pas moi, c'est tout... Si j'ai voulu vous rencontrer c'est en mémoire de mon père, René Hobo. Vous l'avez connu semble-t-il.
_ C'était mon ami.
_ Je vous crois. Vous l'avez écrit et ce n'était pas si simple dans le contexte actuel, je le sais. Papa m'a tout appris sur les armes. C'est grâce à lui si je suis une tireuse d'élite. Lorsqu'il est mort j'ai trouvé des papiers dans ses tiroirs. Des papiers sur lesquels il avait écrit son histoire.
_ Je sais son histoire, sa jeunesse meurtrie, ses douleurs, ses engagements dignes et sa foi dans l'anarchie. C'était mon ami, et il le reste.
_ J'accomplis ce qu'il aurait voulu faire.
_ Croyez-vous ?
_ Oui. C'est pourquoi j'ai voulu vous rencontrer. Ce monde est dirigée par des escrocs, des fripouilles, il est temps de passer à l'action armée. N'avez vous pas remarqué que le climat social s'est soudain adouci dans la ville ?
_ C'est le moins que l'on puisse dire. J'ai même vu le patron d'une usine laisser passer devant lui une femme de ménage à la boulangerie de la rue Saint-Médard.
_ Je sais qu'un ami de mon père ne peut pas me trahir. J'ai pris le risque de vous rencontrer pour cette raison : vous pouvez relayer mon message. Expliquer les bienfaits de ce... nettoyage salutaire. Pour l'instant seuls les notables, les bourgeois et les flics parlent dans votre journal. Allez donc demander aux humbles leur sentiment.
_ Oui... Peut-être, mais était-il nécessaire de tuer une femme, Angeline Grosbois, pour faire passer un tel message. Même si elle était infecte, vous n'aurez pas grand monde pour vous soutenir.
_ Je vous dis que ce n'est pas moi. Je ne tue pas les femmes. Et pour l'instant je suspends mon programme. Pour l'instant seulement. Je suis gnostique et je suis donc anarchiste. Sachez que je suis au monde, mais pas de ce monde.
_ Heu...
_ Lisez donc Jacques Lacarrière et vous comprendrez comment j'inverse les codes. Soyez avec moi Balthazar !

 

En un instant Carlota avait disparu. Balthazar resta seul avec le parfum de la dame.
A SUIVRE...
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 04:10

calibres 19

 

 

Résumé: Contact est pris avec Carlota qui, entre temps, vient de se faire une patronne, mais a loupé un patron ! Premier grain de sable dans cette mécanique si bien huilée.
Angeline Grosbois avait mauvaise réputation : on l'appelait « la négrière ». Elle n'avait d'ange que son prénom. Elle faisait travailler de pauvres gens et encaissait au passage de juteuses commissions. Mal aimable, vulgaire, elle n'avait rien pour plaire. D'une manière générale elle sentait assez mauvais, « crasse et pommade » comme l'écrivait Jean Lorrain. Elle disposait d'une confortable fortune personnelle qu'elle exposait volontiers en roulant dans des voitures de sport, et en achetant à Noël des kilos de foie gras et des dizaines de homards. De plus elle parlait fort une langue assez grossière. Mais est-ce une raison pour recevoir une balle dans la tête. Ah ? Non ? Bon...
Son mari hospitalisé n'avait pas encore pu être entendu par la police, encore moins par Balthazar.

 

Le soir tomba sans faire de bruit. Les heures passèrent. Le parc Imbert était fermé. Mais il était aisé de franchir la grille. A tâtons Balthazar trouva la section des cactus (aïe) et attendit. Un délicat parfum annonça la venue de Carlota. La lune se dévoila abandonnant son écharpe légère en écume de nuages ( c'est fou comme un rendez-vous secret rend romantique). Carlota était là, belle. Elle n'était pas bien grosse cette fille qui maniait les armes de guerre. Elle avait dans le nez un anneau d'argent. Le cheveu long sur le côté droit et rasé sur le côté gauche dégageant le pavillon de l'oreille. Cette oreille était grande et curieusement ourlée. A l'évidence Carlota avait choisi de l'exposer comme si elle voulait affirmer son mépris de toute coquetterie. Elle avait un charme fou. Elle était mince comme un fil pour attacher un piège. C'est elle que Balthazar avait remarqué de manière si fugace au monument aux morts, au début de cette histoire. Son visage était fin, mais son regard laissait filtrer une grande tristesse. 
A SUIVRE...
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 04:18

 

calibres 18

 

Résumé: « Carlota on t'appelle la rebelle. Carlota de Cuba. Carlota de Cuba ». C'est une jolie chanson. A vous de trouver l'air.
Le préfet commençait à s'énerver. Le commissaire, dans ses beaux costumes de laine fine piétinait et ruminait de sombres pensées et une salive parfumée à la menthe. Les syndicats étaient au chômage vu que les patrons filaient droit.
Un peu de temps passa. Alors qu'il faisait quelques emplettes à Hyperbouffe, la grande surface, car il faut bien parfois acheter quelques nécessités domestiques, Balthazar qui s'abîmait dans la lecture comparée des étiquettes de PQ fut bousculé. Il n'y prêta aucune attention. Les ménagères sont toujours pressées entre les courses, le ménage, les gosses, le mari et le patron. Au moment de payer à la caisse, il mit la main dans la poche de son coltin et retira, au lieu d'un billet, un papier froissé.
« Je suis Carlota. J'ai lu vos articles. René était mon père. Je sais désormais que vous ne le trahirez pas. Rendez-vous ce soir, 23 h 18 derrière les cactus du parc Imbert ».
La journée allait son train quand Balthazar entendit passer une ambulance, puis la voiture du capitaine des pompiers, puis celle des flics. Il retrouva tout ce beau monde sur le coteau de Saint-Jacques-de-Thouars. Paisible commune gérée paisiblement à droite, qui fait juste face au paisible quartier huppé de Thouars. Là dans la pelouse pentue qui plonge vers le Thouet gisait le corps d'une femme. La quarantaine, le cheveu teint en blond ( les racines brunes sur un morceau de crâne au sol trahissaient un retard dans la couleur bi-mensuelle), des escarpins de prix aux pieds et une tête à demi explosée.
Moustache, le sapeur-pompier en dit plus à Balthazar que le commissaire qui, arrivé, depuis peu, ne connaissez pas Angeline Grosbois directrice d'IAT (Intérim A Tout). Son mari Charles Grosbois avait été transporté d'urgence à l'hôpital, l'épaule fracturée par un projectile.

 

La série continuait. Et de belle façon !
A SUIVRE...
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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:19

 

calibres 17

 

 
Résumé: Balthazar doit entrer, secètement en contact avec Carlota Machete. Le hasard va s'en occuper vu que le hasard est le meilleur ami de l'homme après le chien... et le Duhomard.


Le climat social dans les entreprises du coin était au beau fixe, les contremaîtres étaient charmants et les patrons venaient même saluer les salariés le matin à l'embauche :
_ Hé bonjour Monique, alors le petit ? Elle est finie sa grippe ? Si tu as besoin d'une matinée, tu n'hésites pas, tu le dis... si, si, cela me fait plaisir.
Il y eut fort peu de monde aux obsèques d' Ismaël Avanavissius et de Xavier Rote. L'histoire récente avait prouvé que la fréquentation des églises pouvait être mortellement redoutable.
Un guitariste local composa même une chanson en hommage à Carlota Machete. Le refrain disait
«  Carlota a sa façon
et sans façon
libère les prolos et, avec son calibre,
Carlota reconstitue les équilibres »
Y avait pas à dire la rime était riche.
Voilà qui rappela à Balthazar une bien vieille histoire, celle de René Hobo.
René, fils d'une Résistante déportée et pendue à Buchenwald, était un vieil anarchiste qui vivait dans le village noir ( le bien nommé), le quartier de la gare. Il était mort depuis longtemps. Balthazar avait d'abord sympathisé avec lui, parce que ce René là avait été parachutiste. En Algérie il avait refusé de manier la « gégéne » et avait fini dans un fin fond de douar, oublié, le cheveu long sous le béret rouge. Il participait toujours aux cérémonies patriotiques, mais sans se mêler au vin d'honneur. Il filait en douce, la dernière gerbe tombée, en essuyant une larme. Plus tard il expliqua à Balthazar ( qui lui aussi avait été para) qu'il avait ainsi une pensée pour tous les égorgés, ceux qui avaient péri sous le couteau des Fellagas, mais aussi sous les lames de l'armée française. Il donna ainsi à Balthazar l'émouvant petit livre de Benoist Rey « les égorgeurs » (éditions Libertaires). Livre qui fut interdit dès sa sortie, mais on peut le trouver désormais aisément. René était un chic type, plein de cicatrices et de défauts. Il chantait lui aussi une chanson, mais à sa façon :
« Carlota on t'appelle
la rebelle
Carlota de Cuba
Carlota de Cuba ».

 

Dans l'un de ses articles Balthazar évoqua cette ballade et précisa : « René était un homme digne, c'était mon ami. » Le directeur départemental parti en week-end dans sa maison de l'ile de Ré laissa passer. Et personne n'y fit vraiment attention, personne, si ce n'est Carlota Machete à qui ce message était, de nouveau, secrètement destiné.
A SUIVRE...

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 03:44

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

gerer-critique-sur-internet.jpg

 

Comme il était manchot, il était moins enclin à applaudir

aussi, redoutait-on ses critiques.

(Baltahzar Forcalquier)

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 03:48

Il a mis une sonnette à son vélo d'appartement

c'est dire s'il est con!

(Balthazar Forcalquier)

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 03:30

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:20

 

calibres 16

 


 

Résumé: Bon... c'est expéditif de flinguer du patron, mais ça marche.
Le commissaire, beau joueur, donna à Balthazar quelques détails techniques sur l'exécution devant l'église Saint-Médard.
Le tireur s'était placé en face du beau portail roman, au dernier étage de la maison des artistes (cela ne s'invente pas). Ces combles correspondaient aux maisons voisines, et il était facile de s'échapper par l'une des trois ou quatre cages d'escaliers qui desservaient les immeubles mitoyens.
L'arme utilisée était cette fois-ci une22 long rifle. Une petite carabine et pourtant l’une des plus précises sur des distances ne dépassant pas les 300 mètres. Cette petite munition a la particularité d’avoir un  tracé très tendu, sans «  flèche »  c'est-à-dire sans retombée trop rapide.  De calibre 5,5, la balle de plomb avait été légèrement chemisée de manière à la rendre plus  ferme. En dépit de sa vitesse tout de même modeste (340 mètres seconde) la balle, à l’arrivée, faisait un petit trou d’aiguille bien propre... redoutable s’il est bien placé. En plein front par exemple.
Les enquêteurs supposaient qu'il s'agissait d'une 22 LR Savage mono coup solidement construite, en matériau composite de couleur gris anthracite, avec une culasse standard, très classique, et un poids de la détente qui pouvait être réglé comme sur les « grandes carabines ».
La police passa au peigne fin les clubs de tir circonvoisins, enquêta chez les chasseurs et les militaires. Bref tous ces gens qui sentent la poudre de près ou de loin.
Les ventes du « Courrier de la République » montaient en flèche. Le directeur départemental libérait chaque jour une page à Balthazar, à charge pour lui de la remplir «  sans tomber dans les divagations anarchistes ! » précisa le chef. Les colonnes étaient faciles à remplir, comme on dit dans le métier : l'actualité avait ces jours-ci du talent.
Evidemment l'affaire commençait à faire un peu de bruit. Deux patrons abattus, cela intéresse, forcément. La télé en parla, les médias nationaux envoyèrent quelques enquêteurs qui vinrent, fort civilement, saluer leur confrère Balthazar. Deux d'entre eux furent mieux accueillis, celui du « Monde Libertaire » et celui de « Siné Mensuel », un type barbu et une fille... barbue aussi. Bien qu'ils fussent camarades, Balthazar ne leur livra pas tous ses secrets, d'autant plus que Carlota avait répondu à son appel par une brève missive sortie tout droit d'une imprimante et certainement manipulée avec des gants de caoutchouc :
« prouvez moi que je peux vous faire condiance . »
Comment entrer en contact avec Carlota Machete ? Balthazar cherchait en vain la solution. Elle lui fut apportée sur un plateau et de bien curieuse façon.
A SUIVRE...
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