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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 03:38

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

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Je suis le meilleur ami de mon corps, il peut compter sur moi comme je peux compter sur lui. Un jour nous nous séparerons, mais nous resterons bons amis
(Balthazar Forcalquier)
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 03:41

Quand il joue de la flûte

sa musique a mauvaise haleine.

(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 03:57
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 03:01

 

calibres 24

 

 

Résumé :C'est dingue les patrons font dans leur froc. Trouillomètre à zéro. Vraiment efficace la politique de Carlota.
Balthazar résolut d'aller à l’hôpital et de frapper à la porte de Charles Grosbois, que risquait-il ? De se faire jeter... ce ne serait pas la première ni la dernière fois.
A sa grande surprise il fut chaleureusement accueilli. Charles Grosbois était de solide constitution ( sa réputation de grand partouzeur le confirmait).
_ Entrez, entrez monsieur Forcalquier. Je me rétablis doucement. Hélas ma pauvre épouse n'a pas eu ma chance. Quand je pense que la police m'a soupçonné un temps. Je fais partie d'un club de tir, et ils ont enquêté dans ce milieu. Avec mes activités dans le domaine du charme, ils ont dû penser que je pouvais être aussi un assassin. Mais c'est bien moi la victime aujourd'hui.
Il ne semblait pas très affecté par la perte de sa moitié.
_ Je ne vous jouerai pas le rôle de l'époux éploré. Angeline et moi, vous savez ce n'était plus le grand amour, mais bon... On ne vit pas dix ans avec une femme sans quelques souvenirs, même des bons, n'est-ce pas. Je compte sur votre discrétion pour ne pas ébruiter ma relative distance vis-à-vis de mon chagrin. En savez-vous plus sur cette Carlota qui voulait ma peau ?
_ Pas plus que ce que vous avez pu lire dans mon journal.
_ Tout de même j'ai eu de la chance, j'ai seulement l'omoplate brisée. C'est affreusement douloureux mais je m'en suis sorti. Pourquoi nous en veut-elle cette folle ? Aïe... J'ai mal... Voulez-vous me passer un verre d'eau ?
_ Racontez moi ce qu'il s'est passé.
_ C'est très simple, nous faisons construire une maison sur le coteau, en face du château de Thouars. Le terrassement devait s'effectuer dans la semaine et nous sommes allés voir le chantier. D'ailleurs savez-vous si les bulldozers ont pu niveler le sol ?
_ Ben j'en sais rien ? Pourquoi ?

 

_ Une question absurde, c'est le contre choc j'imagine. Vous savez quand on est passé si près de la mort, on se raccroche à des détails. Donc nous nous disions qu'il serait bon de construire une piscine au bout de la future terrasse quand j'ai entendu une détonation, j'ai vu la tête de ma femme disparaître dans un nuage rouge et, tout de suite après, j'ai senti une atroce brûlure dans le dos, je suis tombé évanoui.
A SUIVRE ...
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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 17:58
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:19

calibres 23

 

 

Résumé :on a fait un petit détour vers la foi. Non pas le foie. Vous avez bien lu : la foi.
_ Ce qui m'arrive est terrible... les actionnaires de l'abattoir,... des investisseurs saoudiens, Lucien Birdat avait la voix qui tremblait. Ils...ils veulent licencier trois personnes.
_ C'est bien ennuyeux pour ces pauvres gens qui vont se retrouver sans travail, mais je ne m'attendais pas à ce que cela vous touche autant.
_ Mais vous ne comprenez pas : si je licencie trois personnes, je suis foutu, demain cette Carlota Machete va me foutre une balle dans la tête. Mais vous pouvez me sauver la vie monsieur Forcalquier, je vous en prie, cher ami.
_ Ami... ami... on ne part pas en vacances ensemble, et la dernière fois, si je me souviens bien, vous m'avez foutu à la porte quand il y a eu la grève des désosseurs.
_ C'était une méprise. Une regrettable méprise. Soyez gentil, faites un article pour dire que je n'y suis pour rien. Que moi aussi je suis un employé, comme les autres et que moi aussi je peux être mis à la porte un jour.
Balthazar accepta parce que c'était vrai, que la décision n'émanait pas de ce pauvre type. Il était un mercenaire en définitive, comme Balthazar d'ailleurs, comme tous sur cette terre pourrie et façonnée par un démiurge au nom infect de Ialdabaôth. On n'oserait même pas appeler son chien comme ça.
Seule Carlota avait trouvé la porte de sortie.
Justement le téléphone sonna, c'était Carlota
_ Balthazar, je vous demande de publier ce message :
Angeline et Charles Grosbois ne sont pas mes cibles. Je ne tire pas dans le dos des gens fussent-ils des fripouilles. Je reste vigilante, avis aux licencieurs et petits despotes dans les usines, les ateliers, les champs, les bureaux et les commerces. Signé Carlota Machete.
_ Justement à propos de licenciements, je viens d'avoir Lucien Birdat...
Tût...Tût... Tût... Carlota avait déjà raccroché.
Nous allons voir bientôt que ce coup de fil eut des conséquences considérables.
Balthazar avisa le commissaire qui répliqua :
_ Pfuuu ! Elle ne revendique pas la dernière tuerie ? Ben tiens ! Moi non plus pardi je ne revendique pas ! Pourquoi faudrait-il croire ce qu'elle dit ? Thouars me fatigue, mais me fatigue.

 

_ Ah certes c'est une ville fatigante et encore, vous n'avez pas assisté au salon des vins, là c'est crevant !
A SUIVRE...
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 02:50

calibres 22

Résumé :ça commence à puer si les services secrets rappliquent la démocratie va dérouiller. C'est bien connu.
Balthazar passa par le « Brin de Lecture », une belle librairie. Rares sont les villes de la taille de Thouars qui possèdent une librairie et des libraires dignes de ce nom. Il y trouva sans peine le petit livre conseillé par Carlota, entre un copieux rayon consacré à la guerre d'Espagne et une abondante documentation sur la Commune de Paris.
Chez lui, face à une bouteille de Mezcal ( le goût de l'exotisme suscité par ce joli nom de Carlota), Balthazar entama sa lecture : « Les gnostiques » par Jacques Lacarrière.
L'auteur y raconte avec érudition ce courant de pensée mystique florissant au IVe siècle qui fut réduit en cendres par l'église catholique. Les hommes, les femmes et les textes, tous partirent dans la fumée des bûchers.
Pour faire simple, les gnostiques estimaient que le monde est une chose fabriquée par un démiurge nommé Ialdabaôth. Rien qu'à prononcer son nom, on voit qu'il n'est pas d'ici. Il a loupé son œuvre ce faux dieu. Voilà qui explique que le monde aille si mal. Il y a bien un autre dieu doux et beau, mais il est inaccessible, il ou plutôt elle, s'appelle Barbelo et habite le Plérôme. Au XIIIe siècle un mystique Rhénan, appelé Maître Eckhart, avait trouvé un beau nom pour ce vrai dieu : « la Vacuité Féconde ».
_ D'accoooooord, c'est pointu quand même murmura Balthazar en entamant un bouteille de vieux Rhum offert par son pote Alain l'Antillais.
Les gnostiques considérant que ce monde est sans intérêt et même funeste, il ne convient pas d'appliquer ses règles. En ce sens les gnostiques sont anarchistes. Ils cherchent l'harmonie hors des lois.
En sirotant son alcool des Caraïbes, Balthazar se sentait soudain tout gnostique. Il chercha un chapitre sur « gnose et alcool » mais ne trouva rien.
En tout cas voilà qui expliquait les motivations de Carlota. Cette fille semblait un peu allumée, mais dans le fond, elle n'avait pas tort. Balthazar en était là de ses riches pensées quand le téléphona sonna. C'était Lucien Birdat (le neveu de Josiane Birdat la quincaillière de la rue Saint-Médard), président du Rotary Club il était aussi directeur de l'abattoir local spécialisé dans la viande halal, abattoir qui venait tout juste de se faire racheter par des Saoudiens en mal d'investissement.
Lucien Birdat pleurait :
_ Allô Balthazar Forcalquier ? Ho là là je suis dans la mouise. Il faut m'aider monsieur, il faut m'aider, vous seul pouvez me tirer d'affaire.

 

Sortir un patron d'un mauvais pas, de surcroît président du Rotary, la chose était encore inédite pour Balthazar.
A SUIVRE
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 03:16

 

calibres 21

 


 

Résumé: Carlota nie le meurtre d'Angeline Grosbois mais revendique les autres, en mémoire de son papa René Hobo, et par nécessité... sociale. Il faut reconnaître que ce côté expéditif a plus de résultats que les communiqués ordinaires des syndicats.


Le commissaire fit signe à Balthazar d'entrer dans son bureau. Il avait l'air maussade.
_ Nous sommes dans les choux . Certes comme le disait Winston Churchill : «  le succès est la capacité d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme », mais j'avoue que mon enthousiasme fléchit. La balle qui a tué Angeline Grosbois a été tirée par une carabine Chapuis, dite « challenger » . C'est une carabine de chasse pour grands animaux, à longue portée. Elle est équipée d’un chargeur  amovible de quatre cartouches en calibre 300 Winchester magnum. Très belle arme qui fait des dégâts.
_ Et le mari ?
_ Il est sonné. Il n'a rien vu, ne se souvient de rien. Il dit avoir entendu deux détonations, coup sur coup.
_ Mais où était placé le tireur ?
_ Dans l'école voisine, on suppose. Pas loin. En cette période de vacances il était tranquille. Les Grobois étaient venus voir un terrain où ils commençaient à construire une maison.Les travaux de terrassement sont en cours. Une belle maison avec une vue imprenable sur le château de Thouars. Ils étaient de dos quand ils ont reçu les impacts.
_ Quand même curieux endroit pour une exécution. Et il fallait être au courant de cette promenade sur le coteau. Et cette arme lourde qui arrache une moitié de tête ne semble pas dans les pratiques de notre tireuse.
_ Humpf !!! Tireur, tireuse. On ne connaît même pas son sexe. Vous savez tout est possible. N'importe qui peut signer Carlota Machete, ou Bakounine, ou Che Guevara... Je suis fatigué. Thouars me fatigue. J'imagine que vous n'allez pas tarder à recevoir la revendication de cette Carlota Machete.
_ Je ne manquerai pas de vous en faire part.
_ Merci, le préfet me harcèle, et les services secrets ne vont pas tarder à arriver, s'ils ne sont pas déjà sur l'affaire au train où partent les notables dans cette ville. Et quand la « secrète » arrive ce n'est bon pour personne.

 

Le lecteur eu, le lendemain, tous les détails de cette nouvelle affaire. Balthazar émit néanmoins un doute : « Carlota Machete n'a pas revendiqué ce crime commis par derrière. Cela ne lui ressemble pas d'agir dans le dos des gens. De plus si elle apprécie les carabines de précision on la voit mal manier des armes de luxe ».
A SUIVRE...
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 15:46

 

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Au clos des treilles, le domaine de Nicolas Reau, trois immenses amphores sont arrivées. 1m75, larges d'épaule et fines de hanches, cuites dans des fours géants à la manière immémoriale des inventeurs du vin, elles sont fraîchement arrivées de Georgie ( car c'est là que la divine boisson est née entre 6 et 8000 ans avant JC). L'intérieur est enduit d'une cire spéciale selon la tradition. 

Les amphores ont été installées hier avec mille précautions, dans une fosse préalablement creusée, puis enterrées jusqu'au col dans une terre chaulée.

Ces gros cocons où vont incuber de futures merveilles recevront leurs premiers raisins en début de cette semaine.

Le vin né dans ces coques de terre est d'une saveur ample et singulière qui va susciter les passions.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 04:09

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 


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Quand je suis triste je suis un peu plus lourd

c'est que j'ai le coeur gros

(Balthazar Forcalquier)

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