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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 04:03

​​https://www.youtube.com/watch?v=eO7ka1og6b0

Il n'y a ici rien à peindre et tout à écrire... Peut-être.

D'abord parce que le chevalet du peintre ne tiendrait pas une minute, l'Agueil (aussi appelé aiguolas) vent venu du levant aura tout de suite mis à terre la toile et ses couleurs. Ce n'est pas un pays de peinture à l'huile, peut-être de pastel, plus sûrement d'aquarelle. Seul l'aquarelliste accoutumé à la vivacité peut avoir ici une chance. Mais il ne vient pas celui-ci, il préfère la mer...

Le musicien ne s'entend pas, et le sculpteur ne sait pas où donner de la tête. Non, ici c'est la patrie de celui qui écrit, s'il a le courage de s'arracher à la méditation, car ce vide incite à la vacuité.

Le pays est rugueux et crépu. On hésite : qui est le plus dur entre le caillou et le chardon

? C'est un pays de laine qui sent fort le miel chaud, le suint et la solitude. On doit y être bien pour écrire ( mais ce n'est pas sûr, on peut écrire partout). On y est seul mais sans l'ennui, voilà bien le miracle.

Sur le marché de Florac les vieux sont tassés plus qu'ailleurs ils n'offrent pas de prise à ce vent qui souffle furieusement, dit-on, là-haut, sur le Causse. Fripés et noirauds, ils sont gentils, avec l'accent. Ensuite viennent les "Babas" qui ont vieilli là, sur pied, sans trop de heurts, avec le froid quand même et fort peu de lessive, cela se voit bien. Les filles ont la cinquantaine, elles étaient jolies mais elles ont pris désormais un teint qui mange la lumière, le cheveux va comme il veut, leur regard est un peu triste désormais. Elles fument encore, c'est sûr, de cette herbe qui jadis les faisait rire et qui maintenant les plonge dans une sorte de solitude morne. Car elles sont seules sur le marché et vendent deux ou trois navets, un pot de miel, de l'encens capiteux. Elles portent encore ces cotonnades indiennes de Katmandou. Elles restent belles quand même sous leur humble bijoux afghans. Les garçons qui vont dans le sillage sont du même bois, ils payent leur liberté en sacrifiant à la savonnette. La barbe et les dents grises, mais toutes n'y sont plus. Ils sont doux et perdus comme des indiens, ils vendent des fromages minuscules avalés en trois bouchées qui sentent fort l'étable et le rustique. Leurs enfants ont grandi et sont partis (où?).

Je les aime bien. J'ai failli en être, j'en suis quand même.

Le pire ici c'est d'entendre vociférer les joueurs de pétanque autour de la fontaine !

Cévennes (2)
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 22:07

Oh oui la rime va comme j'te pousse, oui ça boite, oui ... et moi aussi !

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 04:01

https://www.youtube.com/watch?v=PJqD2hzyuho

Causse Méjean : l'air sent le miel chaud et le suint. Ici rien n'est facile mais tout est simple, c'est-à-dire, simplifié, sans plis. Restent le vent, le caillou et des chardons ardus. Les chemins vaquent à leurs affaires depuis mille ans sans s'occuper de ceux qui désormais les arpentent en casquette de Gortex, chaussures Quechua et bâtons de carbone. D'ailleurs voici deux siècles ils ne s'occupaient pas plus des colporteurs chargés de rubans bleus, faveurs rouges et almanach. Ils allaient fredonnant l'esprit plein de nouvelles à dire et de jeunes filles à lutiner en échange d'un dé à coudre en argent. Les chemins ne s'intéressent qu'aux moutons qui leur murmurent des confidences incompréhensibles.

Dans les Cévennes (1)
Dans les Cévennes (1)
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 04:03

Thouars :: deux fois 7 bis, cela fait 7x7 = 49 ; et 49 deux fois (puisque c'est bis) cela fait 98 ... Autant dire que cette adresse nous mène au bout de la rue...

Thouars c'est dingue !

A coté de la plaque
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 04:07

Nous les anarchistes voilà ce qu'on fait des règles.

Bon après on est un peu embêté pour mesurer 20 cm d'un coup. Mais on s'y fait!

De toute façon 20 cm c'est parfaitement arbitraire ! Pourquoi pas 19 cm 02 mm et 48 microns ? Hein ? Pourquoi pas ?

C'est comme ça avec les anars
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 04:04
La phrase romanesque

Vous n'avez pas le temps de lire, prenez celui de rêver

"Mon chat était tellement beau,
qu'on aurait dit qu'il était fait au pinceau".

(Claudie)
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 04:02

Quand on n'a envie de rien...

Y a rien à faire !

(Balthazar Forcalquier)

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 04:07
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 04:03

Cliquer quand même

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 04:02

La boîte aux lettres des services fiscaux à Thouars est bleue.

Symboliquement il parait que : "le bleu et ses nuances est une couleur étroitement liée au rêve, à la sagesse et à la sérénité, Comme le ciel bleu ou la mer qui ouvre les horizons," Payons le coeur léger.

Il est vrai qu'elle ne pouvait pas être verte ( espoir) ni rouge ( révolution) ni noire (anarchie), ah... peut-être jaune (cocu)! Parce que quand on voit ce qu'on fait de nos impôts !

Les impôts nous font des bleus
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