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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 04:19

Vous n'avez pas le temps de lire, prenez celui de rêver

 

Le bonheur, je le sais maintenant est un parfum (peut-être de jasmin), ou un expîr

(Balthazar Forcalquier)

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 04:34

Je crois ne croire à rien !

Car il est certain que rien n'est sûr,

 

(Balthazar Forcalquier)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 04:03
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 04:02

"Et pour moi son désir"

musique et performance de Rodolphe Burger.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 04:04

Alors voilà Castelbouc. La légende stupide dit qu'ici le seigneur resté seul homme dans cette contrée, pendant la croisade, eut à satisfaire les femmes restées seules. Lire cela est navrant, et j'ai honte de relayer cette fadaise. Bon, n'en parlons plus.

C'est un village enfoncé sous la roche, comme si la pierre avait avancé sur les maisons sans taille ni raison. Le minéral a poussé là comme une écorce quand elle recouvre un objet étranger au bois.

Le monument aux morts possède neuf morts, tous en photo. On ne sait rien du septième qui est mort ici une deuxième fois dans une explosion de rouille. Et c'est lui qu'on voit d'abord. Qui étais-tu ? Toi avec ce béret énorme sur la tête ? Il est infernal de se poser la question sans cesse.

Ici la boite aux lettres sous la falaise est comme le monument aux morts, elle résiste comme elle peut à la rouille. Est-il possible d'y laisser une carte postale ? "Souvenir d'ici, pensons bien à vous".

Oh! quelle tristesse dans le pittoresque.

Cévennes (5)
Cévennes (5)
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 04:02

Pont-de-Mauvert (Cévennes) 6 juin 2014

Pont-de-Mauvert est un endroit qui est dans ma vie depuis fort longtemps. C'est là que, les corps déliés nous allions, dans une folle liberté, insensibles aux autres, grimpant partout et sans cesse, dévorant le beurre pur et le miel fort, nus dans l'eau des cailloux, sans fatigue. Seuls, enfin. C'est là qu'un soir d'orage nous avons dansé sous la foudre, nus encore. Avides de vie, comme des sauvages. Comme des hommes des caverne déliés de tous les dieux.

En dessous, nous arpentions une vieille route pavée sous les châtaigniers, et quand j'ai lu le récit inachevé de Gracq j'ai retrouvé le chemin. Elle menait à une vieille mine à l'abandon. Nous étions de furieux carnassiers.

______________

"Pourquoi tu t'es pas garé devant ?" c'est bizarre cette manière de gueuler pour parler. Les gens du sud vocifèrent volontiers sans porter à conséquence. Je comprends vite la colère de ce boiteux : il a une bouteille de gaz à descendre de l'auto et à porter ensuite jusqu'à sa porte obscure. Car ici les maisons sont noires dedans et dehors. Alors il vitupère, et sermonne sa femme.

Ces gens, quand il ouvrent leurs volets, ont devant eux la pente rude et brossée de la montagne, des cailloux acérés et des rapaces par - dessus. Rien de plus à voir. C'est beau. C'est beau depuis mille ans.

______________

Un peu plus loin un lieu très haut placé dans le vent. Le vent doit souffler des quatre coins cardinaux à tour de rôle et peut-être même parfois des quatre coins en même temps. Ici il n'y a pas d'arbre. Ici, seulement un arbuste . Il est extraordinaire bien qu'on passe devant sans s'extasier. Pourtant c'est un champion. Il parvient à glisser une racine dans une maigre fente de la pierre. Il s'y installe comme il peut. Et grandit comme il peut sous les rafales. Il n'est jamais jeune, il est toujours vieux, tordu, avare de tout et surtout de ses fleurs qui ne sentent rien et n'ont rien à donner qu'une vague couleur blanchâtre. Viennent ensuite de tout petits fruits sans chair. Ici la vie est sans luxe ! La mousse n'est pas de la mousse, elle est rêche et pourrait écorcher la main comme une brosse de métal. Les plantes grasses sont rouges de honte et ne se montrent guère. On s'interroge : à quoi pensent-elles sous les mois de neige ? Certainement à la côte d'Azur où prospèrent leurs cousines ?
La saxifrage est la plus obstinée, elle s'installe ( si l'on peut dire ) dans un creux de la taille de la main, et ne se nourrit que de vent. Elle économise sur tout, sur l'eau et sur sa respiration. Quand elle perd une feuille minuscule tout de suite elle en fait un demi-gramme d'humus qui s'envole vite et que vole sans vergogne la plante grasse.

Cela s'appelle le chaos de Nîmes, la pluie a taillé là-dedans avec une force de titan. La montagne a été hachée mais à la façon des géants ivres, sans plans et sans but.Tout autour ce sont des masses de remparts, un labyrinthe fortifié, des redans, des échauguettes, des courtines, des donjons efflanqués, des tours bancales, des créneaux effondrés, et soudain une sente de pelouse miraculeuse et brève. La solitude est totale, absolue, plus nette qu'en mer. On se dit que vivre ici est impossible, d'ailleurs personne n'y vit : il n'y a pas d'arbre pour s'y embrancher.
Tout autour ce sont des masses de remparts, un labyrinthe fortifié, des redans, des échauguettes, des courtines

 saxifrage est la plus obstinée.

saxifrage est la plus obstinée.

Des donjons efflanqués.

Des donjons efflanqués.

Tout autour ce sont des masses de remparts, un labyrinthe fortifié.

Tout autour ce sont des masses de remparts, un labyrinthe fortifié.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 04:03

Après avoir traversé la châtaigneraie rescapée des combats contre l'orage, le chemin de crête est comme une zone franche. La foudre a frappé un arbre sur deux, et plus encore. Le sentier est jonché de branches calcinées. Les bombardements célestes ont été ici considérables ! Les arbres éventrés sauvent quand même quelques feuilles. Ces gueules cassées ont de ces tendresses de fillette !

Avant cela, la gare abandonnée de Florac est comme une valise oubliée. L'image est un peu facile j'en conviens, mais elle est idéale. On regrette le maelstrom des voyageurs dans la vapeur des locos au ralenti. Les paniers de victuailles à cochonnaille, les fermières à grande gueule et les jeunes filles effarées qui s'en vont choisir une coiffe neuve au marché. Et les maquignons arrogants. Et quelque bourgeois à moustache lissée qui achètent à bon compte des coupes de bois si pentues que seuls des fols et des mules peuvent débarder.

Les fenêtres de la gare sont occultées désormais avec du contreplaqué malade, la salle des pas perdus est enfermée, le lampadaire est tordu par le vent. C'est d'une mélancolie cruelle et, pire, vaine..

Tout en haut d'une pente qui dure deux heures , cinq ou six maisons de lourdes pierres : Bougès. Une source où l'on peut boire. Le panneau avise : "eau non contrôlée" ce qui veut dire pure. Elle tombe directement du dessus sans avoir vu le ciel. Et une auberge perchée. On mange sur ce balcon en montagne une omelette aux ceps ( cueillis ici), le pélardon( fromage) du fermier voisin , de la confiture de framboise maison et un vin souple du domaine de Gabalie (Lauzère) au parfum de pivoine. Les aubergistes sont comme une tante et un oncle revenus des pays du Levant, chaleureux et discrets. C'est délicieux. L'air est plein de l'odeur des genets.

On voit le Causse devant au loin, le Causse où il n'y a rien, même le vent ne s'y arrête pas.

Un lézard amoureux zigzague sur la lauze... et choit.

La haut, une zone franche.

La haut, une zone franche.

A la gare de Florac. Une eau venue des hauts sans voir le ciel.
A la gare de Florac. Une eau venue des hauts sans voir le ciel.

A la gare de Florac. Une eau venue des hauts sans voir le ciel.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 07:09

Vous n'avez pas le temps de lire ? Prenez celui de rêver

 

 

Sur le sentier obombré traversé par les odeurs de benjoin, j'ai ramassé une pierre qui te ressemble, noire, fine de grain et frottée de pluie ; je l'ai confiée à un buisson de buis, cet austère forgeron ligneux.

(Balthazar Forcalquier)

 d'Arabie

d'Arabie

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 04:03

Le flamand c'est laid, même parlé par des femmes.

(Balthazar Forcalquier)

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 04:03
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