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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 06:14

Faudra-t-il donc que  l’exemple

vienne toujours des meurtris ?

                                                                                          (Balthazar Forcalquier)

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 06:04

 

 

Résumé : Alors qu’il se désaltère au café des Arts par cette belle journée brumeuse et froide venue directement de Bressuire par une brise d’ouest, Balthazar  reçoit un coup de fil de l’inspecteur de police. Il paraît que Mouloud serait dans de beaux draps. Balthazar est pote avec cet unique flic, le dentiste, les syndicalistes, et avec les « d’infanterie de marine parachutistes ». C’est paradoxal ? C’est son côté féminin.

 

mouloud 2

 

Il faut ici pour nécessité du récit (comme l’écrirait Balzac) revenir en arrière. Mouloud était un homme d’action, donc un poète à sa façon (comme l’écrirait Blaise Cendrars). Il logeait dans une minuscule masure moussue, piquée dans l’épaulement moelleux d’un chemin herbeux qui, par lassitude, s’arrêtait là (comme l’écrirait Julien Gracq). Cet homme, que d’autres auraient jugé frustre, cachait sous son étoffe rude, une âme délicate, forgée à l’âpre condition  qu’imposent les cruautés d’une existence brutale ; néanmoins quelques rares amis l’avait vu pleurer, mais – comme  justement ils étaient proches – ils n’en dirent jamais un mot, à personne ; exprimant ainsi, sublimement, leur attachement à l’être et leur respect à cette sensibilité, malgré tout délicate (comme l’écrirait Marcel Proust).

_ C’est aussi un bel enculé de la CGT !!! hurlait son patron qui régnait sur la FABREX , l’usine de tringles à rideaux. Production de tringles à rideaux, toutes tailles, tous styles, toutes couleurs, toutes matières, qui s’exportait même en Chine. C’est dire si le patron payait mal ses ouvriers.

On se souvient (voir le précédent feuilleton « deux bouteilles au destin inattendu ») que, le nom de Mouloud, avait été publié par le chef de Balthazar dans un article sous le titre : «  Le salarié  vole la voiture de son patron et la vandalise».  

Mouloud avait sauté, il est vrai, dans la Jaguar du PDG  de la FAREX, Hubert Fiaque. Mais il avait agi pour deux bonnes raisons :

_ 1er : sa vieille 4L n’avait pas voulu démarrer

_ 2e : son épouse perdait les eaux. Elle mettait au monde leur premier enfant. Il fallait la conduire d’urgence à la maternité. Mouloud avait paré au plus pressé. La Jaguar était dans la cour de l’usine. Les clefs étaient dans la Jaguar. Mouloud sauta dans la Jaguar. Voilà tout.

Quant au vandalisme : il n’avait pas eu le temps de se changer, et son bleu de travail, maculé d’huile, et avait – un peu - taché les sièges en cuir pleine peau de l’auto anglaise.  Ainsi s’exposait la réalité toute nue qui, comme la vérité, est toujours sans pudeur et un peu sale.

A SUIVRE…

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 07:43

 

 

 

Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

Ne me remerciez pas, c'est cadeau.

PROUST

 

    

Le détecteur de mensonge avait entendu tant de contre-vérités qu’il ne pouvait tenir qu’avec des doses massives de sérum de vérité ; il se demandait parfois comment tout cela finirait.

                                         (Balthazar Forcalquier)

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 04:17

 

 

 

EPISODE 2

Résumé :   Balthazar est persuadé d’être sur écoute. Absurde : à 14 h il est bourré et l’on ne comprend déjà plus ce qu’il dit. S’il est toujours journaliste à Thouars au « Courrier de la République » il est aussi toujours anar et toujours porté sur la bouteille.

 

17 feuilleton

 

_  J’te jure, disait-il à son pote le dentiste Karantec Plouendec, les RG m’épient. J’entends un petit clic quand je décroche.

Ce à quoi Karantec répondait en rigolant «  mon pauvre vieux, tout le monde sait que tu es un emmerdeur. Pas besoin de t’enregistrer, il suffit de te lire. »

De toute façon Balthazar n’avait rien d’important à dire au téléphone, à part : «  Le chef est un con par définition. Ou bien : le chef a besoin d’un

chef, c’est bien la preuve que c’est un con. » 

 

Les choses en étaient là quand l’inspecteur Legrandu composa le numéro du « Courrier de la République » à Thouars : 20.20.20.20. Un joli numéro que Balthazar avait obtenu de France-Télécom avec mille ruses, juste pour s’en souvenir. (Précision : France-Télécom d’avant).

Martine, la délicieuse secrétaire décrocha et répondit de sa voix d’hôtesse aérienne :

_ Monsieur l’inspecteur de police ? Âââh, je suis nââvrée, le journaliste est en reportage.

Legrandu qui n’était pas né de la dernière pluie répondit :

_ Je comprends. C’est important. Je l’appelle au café des Arts.

_ Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.

_ Je sais Martine, je sais.

Le café des Arts était comme une maman pour Balthazar. Mais une maman qui ne fait jamais de reproche. Notre journaliste s’abîmait dans son blanc-citron-sucre (boisson ô combien littéraire : voir le feuilleton précédent N°2) quand le téléphone sonna. La patronne décrocha, et passa la communication à Balthazar, lequel soupira :

_ Qui qui m’parle ?

_ Réveille-toi ma couille, rapplique, c’est du lourd de lourd. Mouloud est dans de beaux draps!

A SUIVRE …

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 06:30

 

pieds.jpg

 

Hier le salon des vins de Thouars a débuté. Demain se déroule le 2e tour des élections cantonales, autant dire qu'y avait de la cravate, du costard, du candidat.

Bref du beau linge, que du politique premier choix, de droite, de gauche, bien frais, l'oeil vif.

La preuve, on reconnait de droite à gauche Claude Aubin (déjà élu du premier coup, pour lui quel pied !), Patrice Pineau ( maire de thouars et candidat), Bernard Paineau ( conseil général mais pas en campagne), Claude Ferjou ( président du Pays Thouarsais), Eric Gautier ( président du conseil général), Michel Becot (sénateur). Sylvain Sintive (également candidat) n'est pas sur la photo mais il était là, il avait une belle cravate rose.

On voit aussi (au milieu) les escarpins de la conseillère régionale.

 

Mais moi je n'ai pas traîné, mille cuvées m'attendaient.

 


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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 05:50

Ceci est une fiction. Donc il ne faut rien

prendre pour argent comptant.

D’ailleurs nous sommes pour la gratuité totale.

 

 


mouloud 1

Episode 1

Le temps avait stupidement passé depuis l’affaire des deux flacons (voir « deux bouteilles au destin inattendu »). Les relations de Balthazar avec son chef de Niort ne s’étaient pas améliorées ; pas plus que ses rapports avec le maire. Depuis, il avait encore beaucoup bu. Comme disait son ami de Sainte-Verge (riante commune proche de Thouars): «  toi, tu as un bec à tous les grains ».

« Oui, ami, à condition que le grain soit fermenté ». L’homme est ainsi constitué, depuis la Chute (son éviction du paradis comme un vulgaire sans-papier, ce qui vaudrait aujourd’hui à la terre, qui l’a accueilli et aidé, une convocation au tribunal) qu’il digère mieux les aliments fermentés. Et pas seulement les boissons : pain, fromage, choucroute, gibier, idées. Surtout les idées.

Cela va vous paraître bizarre, mais je dirais que Balthazar était comme l’eau.

En tout cas il en connaissait les trois états.

Le matin il était solide. A midi il était déjà liquide. Le soir il était franchement gazeux.

Si un psychanalyste s’était aventuré dans son inconscient, il n’aurait jamais trouvé la sortie, et c’est Balthazar qui aurait été obligé de le sortir de là. Vous imaginez le tableau !

Bon… Le maire, fort de sa molle majorité et de sa molle opposition avait fait installer des caméras de surveillance partout à Thouars. Pourtant Balthazar avait beaucoup écrit pour s’y opposer, en vain ! Quand il rentrait au café des Arts, il était vu. Quand il en sortait, il était vu. Quand il y retournait, il était vu. Quand un Thouarsais sortait ses poubelles 24 h avant le passage de la benne, il était vu. Quand il allait chercher les coquilles d’huîtres sur les ordures de son voisin, il était vu. On ne pouvait même plus aller pisser librement dans le jardin public. Merde ! Pisser !

On en rigole au début, mais à la longue, cela crée une psychose.

Par exemple, Balthazar était persuadé qu’il était sur écoute.

A SUIVRE …

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 08:03

 

 

 

 

 

Enfin le salon des vins à l'orangerie Thouars  : aujourdhui vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster. Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.    

20110309 5095Au XVII e siècle, en complément des mots "gourmets"  et "friands", qui qualifient les gens à goule fine, apparaissent les "coteaux" qui désignent des connaisseurs qui s'attachent, en plus, à reconnaître le terroir des vins qu'ils dégustent. On croise d'ailleurs ce terme dans une pièce théâtrale de Claude Deschamps : " les marquis friands ou les coteaux" (1665).

Les femmes qui, pourtant ont souvent un palais très sûr, ont été longtemps écartées de la gastronomie et des cuvées les plus réputées. Brillat Savarin était un furieux misogyne. On estimait - certes bien à tort - que les filles n'aimant que les sucreries, la seule saveur qui ne demande pas d'apprentissage, elles étaient incapables d'exercer leur goût. On disait volontiers que les femmes aimant les sucre, comme les enfants, étaient " des êtres inachevés".

Il n'y a pas longtemps d'ailleurs qu'elles se sont taillées une place reconnue dans un univers qui fut "macho" durant des siècles. Or le sexe faible est très fort dans l'art de la dégustation. Faites confiance à vos compagnes elles ont un goût très sûr, avec ou sans, rouge-à-lèvres.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 07:11

 

 

Enfin le salon des vins à l'orangerie Thouars (Vendredi 25 mars de 15 h à 20 h, samedi 26 et dimanche 27 de 10 h à 19 h. Entrée 3 € qui donne droit aussi à un verre pour déguster). Tous les vignobles de France ou presque seront à portée de verre. Ce n'est pas la saint Balthazar, mais c'est sa fête quand même. Voilà l'occasion d'en apprendre un peu plus sur le vin.                                                                                                                               

pichard 1

 

Pichard. Chinon.  Foi de Balthazar, ne pas manquer cette rencontre ce week-end dans l'orangerie. La cuvée des 3 quartiers 2006.

Racontée à la manière ordinaire.

Robe aubergine sombre.

Nez de cassis et de mûre.

Jambe droite et nette.

Attaque franche, un brin veloutée avant une certaine rugosité de bon aloi.

Saveur complexe qui se prolonge en amande subtile puis grillée.

9 € la bouteille : excellent rapport qualité prix.

Racontée par Balthazar.

Ce vigneron un peu timide et doux a abandonné depuis longtemps les traitements brutaux qui secouent la vigne. Si le terme bio n'était pas si stupide on dirait bio, mais c'est bien mieux que cela. C'est hors des sentiers battus. Dans le verre, ce vin est sombre comme une fleur de nuit, discrète et puissamment odoriférante. La jambe est vive, nerveuse, comme celle d'une jeune fille. D'ailleurs ce vin fait penser à une jeune fille, à des parfums frais et joyeux, à des saveurs en fleurs, avec, derrière toute cette candeur faussement naïve, une gravité de femme instinctivement douée pour la caresse et le baiser.

Quelles émotions pour 9 € !

 

 

 

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:24

Avisse !

Avisse !

Le nouveau feuilleton illustré débute samedi. "Mouloud est dans de beaux draps".

  • Un journaliste anar qui force sur le blanc.
  • Un dentiste qui ne ment pas mais qui arrache les dents avec passion.
  • Un inspecteur de police doué.
  • Une malheureuse victime.
  • Des francs maçons.
  • Des notables puants.
  • Une recette de cocktail.
  • Du brouillard.
  • Mouloud : un délégué CGT amateur de champignons.
  • Une super production qui se déroule à Thouars.
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:31

 

 

 

On écrit à Balthazar : Le substitut du procureur à Poitiers raconte dans la (NR du 21/03/11): « J'ai eu à examiner le cas d'un garçon que ses parents voulaient appeler Kiwi. Réflexion faite, je n'ai pas saisi le juge pour ne pas faire de discrimination. Après tout, il existe bien des filles qui s'appellent Prune. » Jai bien compris que les prénoms fruitiers étaient acceptés. Pour mont futur enfant j'hésite entre :  clémentine, gratte-cul, ou reine-claude.

Réponse : je vous conseille un fruit à noyau, parce qu'un enfant à pépins sera plus difficile à élever.

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