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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 06:17
La phrase romanesque

Vous n'avez pas le temps de lire, prenez celui de rêver

Petites annonces

"Coach en paresse : les cours commencent demain... ou plus tard"

"Votre coach en paresse a fait la grasse matinée commencez sans lui".

" Nouveau dans votre ville : coach en paresse, lundi de 9 à 10 h (s'il n'est pas en retard) et jeudi de 15 à 16 h ( si la sieste est finie)"

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 04:58

Le puzzle ? Je n'ai jamais compris

la règle de ce jeu, le début comme la fin sont obscurs.

(Balthazar Forcalquier)

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 04:09
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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:55

Puisque c'est gratuit : il ne faut pas en abuser.

Puisque c'est gratuit : il faut en abuser.

Puisque c'est gratuit : il faut saluer.

Puisque c'est gratuit : il faut contester.

Puisque c'est gratuit : il faut en jouir.

Puisque c'est gratuit : il faut refuser.

Puisque c'est gratuit : il faut

Puisque c'est gratuit : il ne faut pas

Puisque c'est gratuit : c'est simple

Puisque c'est gratuit : c'est compliqué

Puisque c'est gratuit : c'est révolutionnaire !

Aujourd'hui nous donnons des livres libres à Thouars, sans rien demander en échange ! Tel est notre bon plaisir

Puisque...
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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 06:45

Ah si tout était gratuit, comme l'air, comme le rêve, comme un baiser, comme un soupir !

Hé bien les livres libres sont gratuits, nous les avons voulus libertaires et littéraires.

Ils seront mis en place demain vendredi 18 juillet un peu partout à Thouars, dans les quartiers populaires en priorité, mais aussi distribués sur le marché un peu après 10 h. La presse en parle déjà

Livres libres... donc gratuits
Livres libres... donc gratuits
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:02

Voilà, nous y sommes, tout commence ce vendredi à Thouars. 600 "minuscules" petits livres gratuits seront distribués et placés un peu partout en ville. Onze récits sont édités.Ceux qui désirent obtenir la collection complète dédicacée ont une chance de décrocher ce gros lot en participant à une énigme dont les étapes peuvent se faire à pied dans la ville.

Voici l'indice de départ :

"Il faut prendre le train pour atterrir et aller voir à la nuit tombée quand le gardien de l'usine se couche."

Et pour tout savoir sur le reste cliquez ici

http://livres-libres.blogspot.fr/

Des livres libres lâchés en ville
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 04:02

A Bernay (Normandie), dans la basilique, on croise un twit du pape François exposé comme parole d'Evangile : "nous ne pouvons être chrétiens à temps partiel". Et juste en face, aux pieds de Saint-Christophe, des ex-voto modernes, des appels à la clémence comme celui-ci écrit au crayon de bois : " que l'on me laisse tranquille et mes enfants". Et bien d'autres ( photo).

Piété simple sans marbre ni dorure qui n'a pas été effacée, par compassion ou par manque de bedeau ? Et pourquoi Saint Christophe ? Peut-être parce qu'il est tout près de la porte et qu'on ne fait guère attention à ceux qui se tiennent éloignés du choeur.

ex voto
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 04:02

Pont-Audemer & Fécamp

Ce pays est expert en pluies, du crachin léger à la trombe extrême, il connaît toutes les variantes du mouillé.

Le paysage panneauté est rapiécé de parcelles de feutre gras cousues à des courtils obombrés et à d'immenses et rectilignes clos (comme des boulingrins géants) taillés de frais, impeccables, où des chevaux flânent sous les pommiers. Une telle méticulosité est cocasse. Les haies sont plantées sur des talus et versent des nappes trempées sur une herbe qui exhale un puissant fumet de bovins. J'aime cet effluve d'étable doux et maternel. Les arbres sont des chênes médiévaux , des hêtres pachydermiques, des aulnes timides, des charmes aussi avec leurs muscles d'athlètes tendus par l'effort.

L'homme est ici blond et soucieux. Pas détestable, mais pas aimable non plus. Il a vécu tant d'invasions qu'il se méfie par nature. D'ailleurs il y a partout ici des crucifix, comme si cette terre avait été fraîchement christianisée, ou qu'elle sacrifiait encore à de constants pèlerinages certes catholiques, mais qui, secrètement, ne tournent pas le dos tout à fait aux anciens dieux qui vivent toujours dans les sous-bois, ou sous les écorces. Les dieux normands.

Le Normand répond aux questions brièvement. Le luxe n'est pas son affaire. Son habitat lui ressemble, soit il ressemble à des maisons de poupée qu'on oubliera un jour dans un grenier quand l'âge aura passé de jouer, soit il est fait d'austères briques. On dirait alors une fabrique chaînée de gros boulons rouillés. Peut-on vivre heureux là-dedans ?

Au bord de la mer le gros silex vient remplacer un peu la brique. Mais l'effet de froideur est pire. Ce caillou vitrifié et dur semble prêt à mordre ou entailler l'étranger. Les murs ont été ici inventés avant les pyramides.

Il y a de l'industrieux ici. Du laborieux. Sans doute de l'avare aussi. La rapinerie des gras! Il faut voir les pommes minuscules qui ont été ici patiemment choyées. Elles vont par escouades : la Fréquin Rouge, la Locard Vert, la Damelot, la Kermerien, la Bourdas, la Doux Moen, la Tête de Brebis, la Peau de Vache,la

Sang de Bœuf, etc. Partout ailleurs ces fruits sans « qualité commerciale » auraient été passés au laminoir de la normalisation. Pas ici ! Et c'est ce qui rend ce pays touchant. Ces petites pommes font du cidre de haute lignée sous l'étiquette d'Eric Bordelet par exemple. Ou bien alors un de ces calvas voyageurs qui hésitent entre pérégrinations et périples. Car ici on hésite entre terres ou des mers.

Ce pays est celui de la pluie. Une visière avance au-dessus des portes d'entrée, car le temps de chercher ses clefs on serait trempé. Ce pays est celui de la pluie. Des façades entières sont couvertes d'ardoises comme des toitures ! Ce pays est celui de la pluie. On est surpris par le nombre de voitures d'artisans que l'on voit passer avec ces mots : « REPARATION – ETANCHEITE » !

Au Muma (musée André Malraux) du Havre, une machine vous propose d'emballer votre parapluie !

C'est ici que sont exposées les peintures de Nicolas de Staël, celui qui a traqué le « bleu cassé » ( la lumière du sud ainsi que l'appelait René Char ») , mais aussi le bleu raccommodé ( la lumière d'ici). Nicolas de Staël s'est suicidé, lui qui peignait des bateaux énormes et vains, ceux qui vont se perdre sur leur cap. Ceux qui voyagent loin et échouent dans une casse à rouille. Qui fument et puent, et embaument le calfat, la peinture grasse. Il faut aimer les bateaux pour les peindre ainsi, il faut plus encore que les aimer : il faut les comprendre intimement.

L'eau a été inventée ici

L'eau a été inventée ici

Comme des boulingrins géants taillés de frais, impeccables

Comme des boulingrins géants taillés de frais, impeccables

 Les murs ont été ici inventés avant les pyramides.

Les murs ont été ici inventés avant les pyramides.

Qui fument et puent, et embaument le calfat.

Qui fument et puent, et embaument le calfat.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 04:45

Vous n'avez pas le temps de lire ? Prenez celui de rêver !

 

Les soirs d'hiver Orion arpente le ciel dans une une soupe de lumière en titubant, il trébuche  dans la matrice veloutée des étoiles ; l'enfant n'est pas assez précis pour le guider, il ne connait pas tous les mots qui désignent les pièges, hélas Orion ne peut plus lire.

(Balthazar Forcalquier)

La phrase romanesque
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 04:01

"Moi, je trouve que cela manque de bulles dans ce pays"

(Naelle)

 

 

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