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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 05:54

L’ équation élégante enfin résolue :

 

 

 (émotion + réminiscence) Joie  = vins du Thouarsais

 

           ∞

 

Soit : émotions + rémminiscence, facteur de joie divisé par l'infini = les vins d'ici

 


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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 05:46

 

 Episode 35

 

  marcel-35.jpg


Résumé : on a utilisé une seule fois le mot « Duhomard ». On devient raisonnable !

 

 

 


En s’approchant du visage de Balthazar, Louis Grandclerc chuchota :

_ Francis, l’enfant juif... c’était Ithzak. Vous savez cet Israëlien qui venait une fois par an, parfois deux, visiter les époux Marcel. Vous l’avez certainement croisé dans la cave. Il leur vouait un amour total. Il avait voulu les aider, leur offrir une maison plus confortable, ou une nouvelle voiture, ou des vacances aux Baléares... Rien à faire, Marcelle ni Marcel n’acceptèrent. Leur joie c’était de le voir, rien de plus.

Ithzak était parti en Israël dans les années 60. Nos amis le laissèrent libre de son choix. Vous imaginez qu’ils n’étaient pas gens à brider la liberté des autres. Ithzak devint un agent important du Mossad. Un officier supérieur même. Il confia ce grand secret à trois personnes seulement : à Marcel, Marcelle et à moi. Par gratitude. Signifiant ainsi toute l’affection qu’il avait pour nous.  renommee


Vous imaginez bien qu’Ithzak avait déjà entrepris toutes les démarches pour que ses parents adoptifs (dans son cœur, si ce n’est officiellement) obtiennent la médaille des Justes. La procédure allait aboutir quand Marcel et Marcelle la bloquèrent par modestie, par humilité. Il suffit de relancer le dossier désormais, sa conclusion heureuse ne tardera pas, puisque  tout était déjà prêt.

 Ithzak, avant de mourir dans ce stupide accident de la route est venu me voir.

La suite lundi pour les cinq derniers épisodes.  

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 04:14

 Episode 34

 

  marcel-34.jpg


Résumé :      Il y a bien des mystères dans cette histoire, ils se dévoilent peu à peu.

 

 

Louis Grandclerc alluma la lumière dans sa cuisine. Il s’assit à la table où Balthazar dégustait déjà son Duhomard.

Balthazar lui raconta sa visite chez Clovis Achille :

_ C’est magnifique. La médaille des Justes sera remise à titre posthume à Marcelle et Marcel. Quel bel hommage !

 

  juste.jpg


Louis Grandclerc sourit :

_ Je suis content que cela vous plaise tant. Mais il y a autre chose. Pour le reste, pour ce que je vais vous dire maintenant, je vous demande la plus totale discrétion. Aucune preuve ne vient étayer ce qui va suivre. Mais je vous prie de croire que c’est la plus exacte vérité.

Je suis bien placé pour la connaître. J’en suis le dépositaire fortuit. C’est un développement bien inattendu qui, d’une certaine manière, habille le secret de Marcel et Marcelle d’une autre nappe de mystère ; peut-être plus épaisse encore... Quand j’aurai fini, nous serons deux à connaître la vérité.  Mais peut-être avez-vous déjà deviné ? 

Balthazar se hasarda sans s’exposer.

_ Heu... J’ai ma petite idée. Ce Clovis Achille est certes un héros de la Résistance, mais c’est un foutu militant d’extrême droite !

_ Il ne s’agit pas de cela cher ami, vous ne savez rien de Clovis et gardez vous de le juger hâtivement. Non, il s’agit de   Francis ce petit enfant juif recueilli par Marcelle et Marcel. Savez-vous ce qu’est devenu cet enfant ?

A SUIVRE ...

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 05:17

 Episode 33

 

  marcel-33.jpg


Résumé :    Le Duhomard est un excellent  remède à la mélancolie. 

 

 

Balthazar, de retour à la rédaction, prit rendez-vous pour le lendemain même avec Clovis Achille, le chef du réseau qui, pendant la guerre, veillait à soustraire les enfants juifs de la Gestapo. Louis Grandclerc était membre de ce réseau, et c’est lui qui confia le petit Francis à Marcelle et Marcel.

Clovis Achille était un bourgeois « vieille France ». Il habitait un confortable appartement au centre d’Angers. C’est lui qui ouvrit la porte en chêne ciré et cuivre lustré. Il portait beau dans une robe de chambre en soie vert céladon à moirures, cravate bleue, gilet de fine laine grise et ruban de grand officier de la légion d’honneur au revers d’un veston prince de Galles. Il précéda Balthazar le long d’un couloir orné de portraits de généraux vendéens. Ils pénétrèrent dans un salon cossu. Les murs étaient couverts de toiles illustrant d’édifiantes scènes vendéennes (la prise de Saumur, le passage de la Loire à Saint-Florent, le passage du Thouet par l’armée royale au gué aux riches près de Thouars).

 

220px-Coeur-chouan

 

Sur un secrétaire, des sacrés cœurs peints sur une grosse toile reposaient sous verre. Sur le bureau en acajou des bustes de Louis de Salgues de Lescure, François-Athanase de Charrette, et Maurice Gigost d'Elbée avaient des allures de futurs vaincus.

_ Sachez monsieur que je n’ai aucune considération pour les journalistes. Ils maltraitent notre langue et se contentent d’approximations. Ils sont incultes. Je ne vous reçois, aujourd’hui, que pour deux raisons. Il s’agit de laver l’honneur de Marcel Marcel, et de répondre favorablement à la sollicitation de mon vieil ami Louis Grandclerc. Je sais pourquoi vous êtes ici. Pour une fois que le journalisme peut avoir une quelconque utilité... c’est tant mieux. Sachez aussi que je ne répondrai à aucune de vos questions. Asseyez-vous. Je vous sers un verre ? Non ? Bien...

J’ai entrepris il y a peu, les démarches pour obtenir - à titre posthume - la médaille des Justes à Marcel et Marcelle Marcel. Tous deux n’avaient jamais voulu en entendre parler de leur vivant. Vous savez, les médailles et les anarchistes, c’est comme l’huile et l’eau. Je ne comprends pas cela, mais je le respecte. La médaille des Justes est cette rare distinction décernée à ceux qui ont sauvé des juifs pendant la guerre.

Nous ne laisserons pas salir la mémoire de nos amis. Nous agissons donc contre leur volonté, mais ils nous pardonnerons devant Dieu.

Cette hommage légitime ne fait aucun doute, Louis Grandclerc vous dira pourquoi, cela n'est pas de ma responsabilité. La remise officielle sur la tombe de ces deux humbles héros donnera lieu à une grande cérémonie qui fermera le bec de tous les médisants.

Maintenant, faites votre travail et votre devoir monsieur Forcalquier. Ah... J’ai un message de Louis Grandclerc. Il vous demande d’aller le voir de nouveau. C’est important m’a-t-il dit.

Balthazar, de retour, fila à nouveau chez Louis Grandclerc qui lui servit, de nouveau un verre de Duhomard.

_ Mon cher Balthazar vous savez l’essentiel. Clovis Achille vous a dit ce que nous allons faire et quelle cérémonie officielle se prépare. Mais il y a autre chose. Je vous dois la totale vérité.

 

A SUIVRE ...

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 05:12

 Episode 32

 

  marcel-32.jpg


Résumé :      Louis Grandclerc  a  toutes les preuves de l’immense probité des époux Marcel. Vous en doutiez ? Non bien sûr...

 

 

 


Louis Grandclerc, preuve à l’appui, venait de réhabiliter la mémoire des époux Marcel. Mais il avait encore quelque chose à dire : 

_ Vous trouverez aussi dans le dossier que je vous confie les pièces attestant des versements que Marcel fit à notre réseau pour payer des familles d’accueil qui n’avaient pas sa générosité et qui, elles, monnayaient leur aide. La totalité des sommes acquises lors des ventes de vin aux nazis fut donnée à notre organisation. Marcel n’en retira même pas le prix de base. Dire qu’il s’est enrichi est une pure calomnie, au contraire il s’est appauvrit. Voilà ce que vous pouvez écrire dans votre journal, si vous le voulez bien. Moi, je ne suis qu’un rouage dans cette affaire, je vais vous donner le nom du chef de notre réseau. Il s’agit de Clovis Achille. Allez le voir, il habite à Angers, allez-y de ma part. Je vous donne une lettre d’introduction. Vous en saurez beaucoup plus. C’est à lui de vous dire la suite.

 

coffre-fort.jpg

 

                                                                 "au contraire Marcel s'est appauvrit"

Louis Grandclerc retira du dossier une enveloppe qu’il poussa devant Balthazar dont le verre était vide, comme son âme. Le journaliste aurait tant aimé connaître la vérité quand Marcel était encore vivant, et lui exprimer son affection et son respect. Il fut son pote, il aurait aimé être son ami.

_ Resservez-vous, je vous en prie. Le Duhomard est un excellent remède à la mélancolie.

A SUIVRE...

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 05:04

 Episode 31

 

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Résumé :     Marcel était un chic type. Vous en doutiez ? Pas moi. Il est vrai que, moi, je connais l’histoire d’avance.

 

 

 

 

 

 

Louis Grandclerc poursuivait son récit. Balthazar en était à son troisième verre de Duhomard.

_ A cette époque, en 1943, la brigade de gendarmerie était commandée par un adjudant voué à la politique du maréchal, vous voyez le genre de bon français. Ce pétainiste bon teint était malin. Il avait reniflé l’entourloupe, mais il  n’arrivait pas à produire des preuves. Il venait souvent voir Marcel et Marcelle pour demander chaque fois plus de renseignements sur ce petit Francis. Et dans quel village il est né ? Et que faisaient ses parents ? Et quels étaient leur prénom respectif et les dates de naissance. Et où était son certificat de baptême ? Et que c’était bien ennuyeux tout ça, mais la mairie où il était sensé être né avait été bombardée en 40. Et que les registres avaient brûlés. Cela n’en finissait pas.

Louis Grandclerc servit un quatrième Duhomard sans interrompre son récit.

Vous comprenez maintenant de quand date l’aversion absolue de Marcel pour les « cognes », comme il les appelait. Déjà qu’il était anar de naissance... Heureusement, si l’on peut dire, ce gendarme bénéficia d’une promotion, il fut chargé de la surveillance du camp tzigane de Montreuil-Bellay. Tâche dans laquelle il excella jusqu’en janvier 1946. Oui mon cher Balthazar, le camp continua de fonctionner bien après la libération... Le gendarme qui lui succéda était... disons... moins zélé, mais pas dupe non plus. Il fit mine d’avaler la fable sur l’origine de Francis. A la libération, croyez-le ou non, Marcel alla lui serrer la main et lui proposa de le parrainer en maçonnerie. Ce brave homme accepta et devint même vénérable de la loge de Saumur dans les années soixante.

Louis Granclerc glissa sous les yeux de Balthazar la chemise cartonnée qu’il maintenait jusque-là sous son coude.

Vous trouverez dans ce dossier les documents qui prouvent la présence chez les époux Marcel d’un enfant juif, et vous comprendrez que la meilleure manière de le cacher était de mimer une amitié avec l’Allemand et de faire bonne figure. C’est en tout cas la manière choisie par  notre ami commun. Elle fut efficace, c’est bien ce qui compte.

Mais ce n’est pas tout.

A SUIVRE...

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 04:14

 

 

Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

3-tetes.jpg

Ses sandales légères sur la berge, ses pieds nus qui s'agitent dans l'eau claire du ruisseau, et le sourire mutin de fillette qu'elle m'adresse ; elle a une manière animale de savourer de menus plaisirs qui me ravit, moi je n'aurai pas la volonté de retirer mes souliers et de tirer mes chaussettes pour en faire autant, mais je l'embrasserai quand même.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 05:52

 Vu de près

Aucun homme n'est normal

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 05:30

 Episode 30

 

  marcel-30.jpg


Résumé :    Louis Grandclerc connaît les secrets de cette histoire. Et donc les secrets de Marcel et Marcelle Marcel. Il semble disposé à parler.

 

 

 

 

 

_ servez-vous encore un Duhomard et ouvrez grandes vos oreilles que je sais déjà grandes.

 Tout commence en début 1943. Je fais alors partie d’un réseau clandestin, notre mission est d’accueillir des enfants porteurs de l’étoile jaune et de trouver des familles pour les placer, en attendant la fin de la guerre. Un soir je vais frapper à la porte de Marcelle. Elle m’accueille gentiment, comme toujours. Je lui fais part des raisons de ma visite. Je lui dis que nous n’avons pas d’argent pour payer les frais de logement et de nourriture. Je lui dis les dangers que cela présente, si les nazis découvrent qu’un enfant juif est caché chez elle, elle sera déportée et son mari aussi.

Savez-vous ce que cette femme me répond monsieur Balthazar ? Elle me répond avec un merveilleux sourire : merci d’avoir pensé à nous. Magnifique n’est-ce pas ? Mais encore faut-il que son époux soit d’accord. Justement il rentre et me salue. Je répète mon discours. Sans un mot il se lève, quitte la salle, revient avec une bouteille, je me souviens une bouteille de 1873, une rareté, même à cette époque. Il dit : une nouvelle pareille cela s’arrose dignement.  

Je suis revenu le lendemain avec un petiot tout maigre qui fut appelé Francis. Naturellement ses papiers étaient faux. Il fut convenu que Francis était un parent éloigné de Marcelle, qu’il avait perdu ses parents lors de l’exode de 1940 et qu’il avait vécu jusqu’alors dans un orphelinat en zone interdite, orphelinat qui brûla malencontreusement. L’incendie avait été allumé par des gamins malheureux comme les pierres... Faire revenir Francis en Thouarsais avait pris du temps. Voilà le scénario qui fut imaginé.

L’officier SS ; Kurt K... vint naturellement enquêter. Marcel, toujours insolent, l’appelait KK... Kurt voulait voir les papiers du petit, il reniflait un coup tordu. Marcel entreprit de le saouler proprement. KK prit cela comme une marque d’amitié. Il vint souvent, se souvenait du dossier du petit Francis en arrivant et l’oubliait en partant. Il acheta même le vin de Marcel pour son casernement. Marcel joua le jeu du bon collabo intéressé. « Ach tu es un filou Marzellus. Tu nous le fend blus cher ton vin ! Blus cher qu’aux zôtres. »disait Kurt. « oui, mais pour toi il est gratuit mon gros KK » lui répondait le vigneron.

 

LA SUITE LUNDI ...

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 05:19

Episode 29

 

20 feuilleton 1


Résumé :     Ah ! Louis Grandclerc vient de décrocher son téléphone. Il n’est pas genre à faire cela pour parler de la pluie et du beau temps.

 

 

 


Le lecteur fidèle sait qui est Louis Grandclerc ; il vient d’appeler Balthazar. Il veut lui parler de Marcel Marcel. Louis Grandclerc est toujours intervenu dans les histoires précédentes pour dénouer les situations les plus inextricables. C’est un excellent connaisseur de l’âme humaine et du Thouarsais.

Il habite l’une de ces maisons bâties dans les quartiers nord de Thouars, derrière la gare, à la grande époque du rail. Un petit pavillon en pierre avec un jardinet à légumes derrière, et un parterre à roses devant. Sous la poignée de la sonnette un panneau : «  attention au chien ». Et une petite plaque de cuivre gravée au nom du propriétaire : Louis Grandclerc.

Il n’avait pas de chien.

 mains

Balthazar sonna, Louis Grandclerc l’accueillit. Le fit asseoir dans la cuisine. Lui servit un verre de Duhomard. S’assit en face de Balthazar les coudes sur la table, les mains croisées sous le menton. La cuisine sentait bon le propret. Louis fixa longtemps Balthazar d’un regard paisible.

_ Monsieur Forcalquier vous étiez ami de Marcel, je le sais. Il vous aimait bien. Je sais cela aussi. C’est la raison pour laquelle je vous ai demandé de venir. On ne peut pas laisser courir ces saloperies sur notre ami commun. Ce que je vais vous dire est la stricte vérité, je possède des documents qui le prouvent. Je vous demande d’écrire un article. Je vais tout vous dire, mais vous ne pourrez pas tout raconter dans votre journal. Voilà ... Si vous êtes d’accord donnez-moi votre parole d’honneur.

Balthazar s’engagea, sur l’honneur.

Cela suffisait à Louis Grandclerc,. Il se recula un peu et ouvrit le tiroir de la table de cuisine. Il en sortit un dossier hors d’âge. Et commença son stupéfiant récit.

A SUIVRE ...

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