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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 04:39

 saletemps 5

 


Résumé : Les auteurs de résumé sont en grève. Que veulent-ils encore ?  Ils prennent les lecteurs en otage !

 

A Thouars, ils ont inventé  le vieux Thouars (comme s’il y avait un modern’Thouars !). C’est  beau et terriblement décrépi.  On ne serait pas surpris de trouver un vieux chat crevé derrière une poubelle (toujours renversée)  . Pour aller rue du Vicomte il faut prendre au choix la rue de Jérusalem ou la rue de l’abreuvoir. Balthazar opta, on ne sait pourquoi pour la seconde option.

 

DSCF0313

 

Ludivine était pâle, elle tremblait un peu. Il aurait dû la rassurer un peu. Au contraire il lui souffla : « tu pourras vomir si tu veux ».  Il était d’un con, parfois, ce Balthazar ! Et effectivement elle vomit son repas : une pizza à l’évidence surgelée et peu mastiquée, vite avalée, sans désir... Ce qui fit beaucoup de peine à Balthazar. Mais n’allons pas si vite !

La voiture fardée comme une pute avec les autocollants du  « Courrier de la République » glissa sur la neige. Lorsqu’on lui livra cette vieille bagnole usée, Balthazar rouspéta : «  mais merde, ce n’est pas un cirque le journal. J’ai pas envie de me faire repérer par les patrons quand je vais voir les syndicats, et pas envie de me faire remarquer par les cognes quand je vais saluer les manouches ! » , « moi j’y suis pour rien » répondit le livreur, « faut voir ça avec le service de la promotion ! » Lequel répondit outré «  il faut être fier de son journal ! ».  (Gros soupir de Balthazar).

Bref. Il n’était pas difficile de repérer le lieu qui agitait les flics : il y avait du gyrophare en abondance. C’était beau ces lumières bleues dans tout ce blanc de neige.

A SUIVRE ...

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 04:16

 saletemps-4.jpg

 

 

 

Résumé :  Pas de résumé, les auteurs de résumé se sont mis en grève. Que veulent-ils ? On le saura peut-être demain.

 


Ludivine rendit compte, mot pour mot à Balthazar qui la conseilla :

_ appelle les flics pour avoir l’adresse.

Ludivine s’exécuta et raccrocha avec un regard d’une tristesse infinie et un nez de plus en plus long.

_ Ils disent RAS ???

Balthazar était affligé, mais il ne le montra . RAS, elle ne savait pas ce que cela voulait dire. «  Heureusement que l’autre ne lui a pas dit RAB » (Rien  A Branler, je traduis pour les Ludivine)

_ RAS cela veut dire qu’il se fout de ta gueule, cela veut dire en langue de cogne : Rien A Signaler.  Appelle les pompiers, demande  de ma part « la moustache » et demande- lui l’adresse. 

Ludivine (avec l’air navré de ceux qui apprennent les ficelles de leur métier et se trouvent soudain – à tort - aussi stupides que démunis), composa le numéro. « Moustache » interrogea

_ De  la part de Balthazar ? Mais que boit-il ? Où ? Et quand ? Et avec qui ? »

En mettant la main sur le combiné Ludivine chuchota   

_ Il demande ce que tu bois, où, quand et avec qui ?

_ C’est un code : Duhumard, aux Arts, au trictrac avec Karantec.

Avec un sourire radieux Ludivine raccrocha au bout d’un court moment.

Diapositive1

_ Il dit qu’il faut aller rue du Vicomte. Il dit aussi que ce n’est pas beau à voir. Je peux venir ?

_ Si c’est moche... Bien sûr !

A SUIVRE...

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 05:12

 



saletemps 3

 

 

 

 

Résumé : participé passé de résumer, a été substantivé vers 1750 pour désigner un exposé condensé consistant en peu de mots (...) a servi à former le locution "en  résumé" (1803). Ductionnaire hystorique de la langue française. Alain Rey. Tome 2. Le Robert.

 

_ Et ben la voilà ton info ! Les pompiers n'ont pas de chaînes pour rouler sur la neige parce qu'ils n'ont pas obtenu le crédit pour ce matériel. Plus on fait chier le monde plus on est lu. C’est un vieux principe. Tu vas te foutre à dos l’élu en charge des investissements à la caserne? Tant mieux ! Mais tu vas te faire des potes chez les pompiers qui demandent cet équipement  de neige depuis des années.  Tu appelles l’élu qui va te trimbaler. Tu racontes tout ça, tu dis que c’est un scandale. Que si Mme Birdat s’était cassé le col du fémur en allant chercher notre journal, elle  aurait dû attendre pendant  des heures la venue des secours et ce serait la faute d’un adjoint au maire incompétent.  Tout est vrai... C’est quand même  moins chiant que ton «  offensive du bonhomme hiver ».Rappelle-toi : à journaliste compétent, élu mécontent. C’est mon principe.

DSCF0272.JPG

Sans équipements, les sapeurs-pompiers ne pouvaient pas sortir.Alors, ils faisaient des bonshommes de neige.

 

Ludivine piqua du nez (qu’elle avait assez long)
_ Tu as raison Balthazar, j’aurai dû y penser.
Moi aussi pendant des années j’ai écrit comme toi « un silence ouaté recouvre la cité ». Je n’étais pas le premier, tu ne seras pas la dernière. Dans ce boulot on n’a jamais fini d’apprendre. Ce qui est vrai aujourd’hui ne l’est plus demain. La seule règle, c’est qu’il n’y en a pas. La seule règle c’est de surprendre le lecteur. De le surprendre... et de foutre le bordel !
Le téléphone sonna. C’était le directeur départemental.
_ Allo Ludivine ?  On vient d’avoir connaissance d’un crime à Thouars. Il paraît que ce n’est pas beau à voir. Appelle Balthazar, ses congés sont annulés. Il te dira si tu peux aller avec lui. C’est du côté de l’Abreuvoir, Balthazar doit connaître sans aucun doute...
A SUIVRE ...

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 05:48

  Vous n'avez pas le temps de lire ? Balthazar est là. Il écrit pour vous des phrases romanesques qui valent des volumes entiers. Vous les lisez en moins de 30 secondes et votre imagination fait le reste.

 

marquepage

 

 

  Le sataniste dit aimer le diable. C’est bien con, car s’il y a un truc que n’apprécie pas le diable, c’est bien l’amour !
                 (Balthazar Forcalquier)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans PHRASES ROMANESQUES
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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 04:54

A bien y penser
l’enclume est très proche
de l’immortalité   
(Balthazar Forcalquier)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans L'aphorisme de la semaine
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 04:17

saletemps 2

 

                                                   

 

Résumé : n. m. Abgrégé, sommaire ( Larousse de poche).

 

 

Ce jour-là Balthazar était en congé, mais il passait quand même à la rédaction. Comme ça. Pour voir s’il n’y avait rien de particulier. Et aussi, et surtout, parce qu’il s’emmerdait ferme en repos, et particulièrement  en début d’après-midi, après la sacro-sainte sieste. Ludivine, qui était assez contente de son début d’article, lui lut cette « accroche » :
_ « Thouars s’est recouvert de son manteau blanc. Un silence ouaté recouvre la cité. Les habitants, surpris par cette soudaine offensive du bonhomme hiver, s’apostrophent volontiers : «  attention Mme Birdat, ça glisse aujourd’hui ! »
La neige devient soudain l’unique sujet de conversation...»

ville-neige.jpg

"Thouars s'est recouvert de son manteau blanc... C'est l'offensive de bonhomme hiver " On écrivait comme ça en 1950, et encore...

 

 

Balthazar fit une grimace :
_ Ludivine, excuse-moi de le dire :  mais c’est archi nul. On écrivait comme ça dans la Gazette de Thouars au XIXe siècle.  Bien sûr  il faut parler de la neige. Toute le monde l’a vue,  et  si tu ne fais rien, demain les gens diront : incroyable, il neige et le « Courrier de la République » n’en parle même pas.  C’est le genre d’info indispensable que tout le monde connaît pourtant. Donc ce que tu dois écrire c’est un truc inattendu sur la neige, et pas ce stupide enchaînement de lieux communs. T’as appelé les pompiers ?
_ Oui répondit tristement Ludivine en baissant ses beaux yeux. Ils ne peuvent pas sortir parce qu’ils n’ont pas de chaînes.
A SUIVRE ... LUNDI.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 05:31

Ceci est une fiction !

Tout est faux !

Pas de panique !

 

 

saletemps 1

 

 

 

Il neigeait sans répit depuis la nuit entière et la journée qui s’étirait. Thouars «  s’est recouvert de son manteau blanc » écrivait Ludivine dans l’article qu’elle entamait, quand Balthazar, le journaliste titulaire (on dit seul en poste), poussa la porte de la rédaction. Il fit la bise à Martine, la secrétaire, toujours là, toujours bougonne, toujours attentionnée.
DSCF0267.JPG
                 Lecteur, couvre-toi, enfile tes moufles, il va neiger sur tout le récit !

_ Tu veux du café ? Je viens d’en servir un à Ludivine.
_ Dame voui ! Je vais chercher la gnôle  dans le tiroir de mon bureau.

Ludivine était la jeune journaliste remplaçante. Une fille plutôt maigre, d’une légère rousseur, de grands yeux très clairs. Elle promenait dans son sillage un cortège de tristesse infini, de solitude cruelle. Elle était belle pourtant, mais à l’évidence ses compagnons de passage n’avaient pas su, ou pas voulu, la retenir. Balthazar n’était pas insensible à sa douceur naturelle, à cette manière qu’elle avait de lever sur lui son regard d’eau fraîche. Mais il était une vieille bête, incapable d’entamer une relation même fugace. Surtout avec une stagiaire ! Il était un vieux sanglier un peu butor. Que le siège, à Tours, lui ait envoyé une fille pour le remplacer c’était, pour lui, inconcevable.  La presse locale était, dans son esprit, une affaire brutale, rude, où l’on prenait des coups, où l’on en donnait. Un truc qui imposait des stratégies de combat, de longues heures au bistro, d’épuisantes soirées au bal des commerçants. Tout ça pour glaner une confidence, une de ces infos précieuses, qui bien envoyée  s’avérerait dévastatrice. Ces infos-là  n’étaient  jamais sur l’agenda du député ou dans le discours du maire.
 Ludivine se couchait trop tôt pour avoir accès à ces trésors enfouis.  Il fallait aller les débusquer à force de patience et  de beuveries. Ludivine buvait du lait ! Qui a jamais fait une confidence à quelqu’un qui boit du lait ?
A SUIVRE ...

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:55

 

avis annonces

 

 

 

Demain, jeudi, le nouveau feuilleton commence. Il se déroule à Thouars. On y boit du Duhomard ( l'apéro de tous les Thouarsais). On salue Karantec Plouendec le dentiste breton, grâce à qui cette enquête fera un pas décisif. Voilà, c'est tout...

Ah si... un message personnel à Dédé, ça va mon pote ?

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 04:32

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L'autre jour j'achète "le programme du front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélanchon l'humain d'abord"... Sacré titre. 2 €, ce n'est pas le prix d'un apéro, même si comme m'a dit ma cousine réac " ça me saoule"...

Mais ce n'est pas pour ça que j'interviens. Ce qui me surprend c'est que cet ouvrage a été imprimé en Italie. Les ouvriers du livre français, tous de la CGT, apprécieront.

Je dis ça juste pour emmerder le monde.

Moi je n'ai rien contre les Italiens j'ai même une tendresse particulière pour  Errico Malatesta, anarchiste.

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Published by Balthazar Forcalquier
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:30

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 "Libération", dans son édition du 13 février 2012, consacrait deux pages à la neige dans notre bonne ville de Thouars. Et, je ne sais pas comment, le journaliste, un gars très doué (la preuve) a entendu parler du "déblogueur à pleins tubes".

 

Enfin un journal qui parle de choses intéressantes

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Published by Balthazar Forcalquier - dans La vie Thouarsaise pour rire
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