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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 05:31

 

saletemps 22

 

Résumé : Charles-Henry Hichlag a dessiné un pin's. Il fait un tabac dans ses meetings. Sinon, ici chez les résuméistes, Monsieur Climat, l'ancien délégué syndical promu cadre a échangé sa veste bleue d'ouvrier du livre pour un costume trois pièces, et sa gamelle pour un attaché-case.

 

 

 

 

_ Mes amis, mes bons amis, vous qui aimez votre ville, le temps est venu ! Le temps est venu mes amis !

A la tribune Charles-Henry Hichlag  galvanisait ses troupes. Trois pauvres hères qui n’avaient jamais fait de mal à personne... Si ce n’est à quelques milliers de bouteilles... (Rires dans l’assistance) Ont été massacrés. Pourquoi ?

Ne posez pas la question au maire sortant, notre pauvre Maurice Gros. Il vous répondra : heu.... (Rires dans l’assistance). Oui, Heu, mais encore ? Il vous répondra : Ben.... (Rires encore).  Alors je dis : il suffit ! Non je ne le dis pas ! Je le hurle : IL SUFFIT. Et vous qu’en dites vous ? Et la foule hurla : « IL SUFFIT ! »Oui, il suffit. Assez  d’insécurité ! Assez de ce théâtre qui nous coûte les yeux de la tête pour quelques pièces modernes incompréhensibles où, des acteurs nus baragouinent des borborygmes ! Assez de ces expositions d’art contemporain qui réunissent deux parpaings peints en rose et deux bouts de ficelles. La foule gueula « Assez ! ». Assez de ces subventions aux jeunes qui ont besoin de travail, pas d’atelier de modelage ! Assez de ces commerçants dépouillés par des bandes de tziganes !

Alors, profitant de l’exaltation qui mûrissait comme un furoncle, Charles-Henry Hichlag porta l’estocade et creva l’abcès :

_ Et puis, et puis... Assez de laisser Bressuire nous passer devant parce que notre municipalité n’a aucune imagination, aucune volonté, aucune idée !

 Un mugissement terrible monta de la foule

 

DSCF0294.JPG

                      Notre ville mérite mieux , dixit Hichlag!

Charles-Henry Hichlag prit son temps. Il jouissait. Le silence revint. Alors un type ouvrit une porte, courut jusqu’à la tribune. Les gros bras de la sécurité le laissèrent passer. Il s’avança et chuchota quelque chose dans l’oreille de Charles-Henry Hichlag .

_ Mes amis, mes amis, on m’apprend une affreuse nouvelle. Ce n’est plus trois meurtres qui doivent nous inquiéter, mais quatre ! Maurice Gros, monsieur le maire, je vous le dis ici : ça suffit !

La foule était frappée de stupeur.

A SUIVRE LUNDI

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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commentaires

Balthazar 16/03/2012 12:32

Ce Lucas-là est en passe de gagner le prix du "meilleur commentaire" qui sera remis un jour... Dans le futur... Avec apéro... Et sans jus de pomme.
Avis aux lecteurs : à vos plumes, ne vous laissez pas plumer par Lucas ! Tentez votre chance.
Balthazar

Lucas 16/03/2012 12:23

Ce Hichlag a du bon sens, ce théâtre est une hérésie dispendieuse, une remorque stationnée sur la place Flandres-Dunkerque serait amplement suffisante.

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