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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 04:31

 

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Résumé : Bon les gars, si c'est comme ça, je vais durcir la position. Je romps les contacts avec "P'Tit Louis" délégué syndical CGT, et je vais désormais négocier avec "Gros Pierre"  délégué de l'autre syndicat. J'ai d'ailleurs une bonne  nouvelle à vous annoncer,  Gros Pierre, vient d'être promu "Monsieur Climat". C'est à lui de veiller à ce que le climat chez les résuméistes soit le plus harmonieux possible. Il me fera remonter vos doléances et nous verrons ce qu'il est possible de faire avant d'en arriver à ces blocages funestes. Et pour accompagner cette bonne nouvelle chacun aura droit à une pomme par semaine. C'est sain les pommes!

 

 

 

 

La météo restait froide, mais les esprits commençaient à s’échauffer. Les élections municipales approchaient. Charles-Henry  Hichlag s’agitait ferme. Le maire Maurice Gros ne comprenait pas bien. Pour lui, une campagne électorale, c’était une partie de boules avec les cheminots, un coup de Duhomard avec les commerçants sous les halles, un broyé poitevin bouffé avec les vieux de la maison de retraite. Or, voilà qu’en face, ils distribuaient des tracts, passaient des spots à la radio locale ( la F Meuuu qu’on aimeuuuu comme disait la pub). Ils avaient même publié un brûlot «  la ville qu’on aimerait aimer ».

 

Arriva alors de Paris Louis Legris Leblanc, coach. Depuis la capitale il téléguidait la campagne de Charles-Henry Hichlag, et comme il fallait passer à la vitesse supérieure il  venait s’installer à Thouars. Il prit ses quartiers à l’auberge du Moulin Bleu, chez Henri Mistrat, colistier qui en bavait de joie et lui ouvrit un crédit complet.

 

20120206 6436

                                           Putain ça caille ici !


Comment décrire autrement Louis Legris Leblanc qu’en le qualifiant de petit merdeux arrogant ? Vêtu d’un costume bleu anthracite il portait immuablement cravate gris perle et souliers vernis. Il vint se présenter à Balthazar avec une bouteille de vodka  à bon marché dans une pochette frappée à  l’enseigne « Hyper-Bouffe, des petits prix pour dire ouf ».

_ Cher ami, je me présente : Louis Legris Leblanc, spécialiste en communication. Charles-Henry Hichlag m’a demandé de venir l’épauler. Je connais bien quelques uns de vos confrères parisiens. Et il cita le présentateur d’une émission télévisée, un critique de cinéma dans un journal d’extrême droite, un chroniquer gastronomique. Il poursuivit en affichant un sourire complice. Je connais les traditions de la profession, acceptez ce modeste témoignage d’amitié. Il posa sur le bureau de Balthazar sa bouteille de vodka.

Balthazar ouvrit des yeux ronds. Il considéra la bouteille et la repoussa avec dégoût.

_ Je suis navré mais je ne bois jamais !

A SUIVRE ...

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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