Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 05:55

 

saletemps 18

 

 

Résumé : Dites les résuméistes, j'étais parti en week-end et qu'est-ce que je lis dans le résumé de la fin de semaine dernière : "l'ennemi me redoute, je ne dois pas le décevoir" se dit Balthazar qui puise cette belle idée chez René Char". D'accord pour René Char mais vous indiquez que pour Balthazar tous les élus sont des ennemis ? Vous dépassez vos fonctions ! Le résuméiste n'a pas à intervenir de cette manière.

" Quoi ? Quoi? Ce n'est pas dans nos fonctions ? GREVE ! GREVE ! Le patron veut réduire nos prérogatives! GREVE! Débrayage immédiat !"

 

 

 

 

C’est en effet un lecteur de Bressuire qui appela lorsqu’il vit la photo sur le journal.

_ C’est Baptiste Crémieux. Il était contremaître à la Cadrolex, l’entreprise fabriquait des  cadres de vélo. Il a été licencié parce qu’il voulait créer une section syndicale. Rien de méchant. La CFTC. Mais le patron n’a pas aimé. Il a été viré. Il y a longtemps. D’ailleurs la boite a coulé depuis. Et sans syndicat pourtant. Baptiste était un bon gars, mais, désœuvré il  a commencé à picoler. Sa femme l’a foutu dehors. Il s’est retrouvé à la rue. Mais je me demande comment il est arrivé chez vous, il ne quittait jamais le coin. Il y avait ses habitudes.

Legrandu fut informé le jour même, et le lendemain tous les lecteurs l’étaient aussi.

Dire qu’une psychose s’abattit sur la ville serait excessif. Après tout le tueur n’en voulait qu’aux clochards. Donc le meilleur rempart contre sa violence était un bon manteau de vison ou un moelleux loden. Les ouvriers, qui n’avaient pas les moyens de s’afficher ainsi, prenaient soin de se raser tous les jours. Les patrons étaient ravis en somme.

 Le temps passa un peu. La neige resta.

 

ursulines

C'est aux Ursulines que le troisième crime a été commis, devant le toboggan!

 

 

L’opposition municipale avait de nouveau éructé contre le laxisme de la majorité. Le maire reporta lâchement la faute sur la police, et  l’inspecteur Legrandu fut  contraint de venir rendre compte de l’avancement de son enquête au conseil municipal.

Il exposa longuement les faits, donna des détails légistes que tout le monde connaissait déjà et il conclut :

_ Nous explorons plusieurs pistes notamment dans le milieu des marginaux.

_ Pour résumer cette histoire de clochards,  vous êtes à la rue ! Clama Charles-Henry  HIchlag, ce qui fit rire aux larmes la grosse Matrille. Même quelques adjoints  du maire esquissèrent stupidement un sourire.

Mouloud essuya une larme.

Balthazar en fit un écho dans sa rubrique curieusement baptisée  « le chien »*.

 

A SUIVRE ...

·     

    Le chien

_ Alors le chien ? ça biche ?

_ GRRRRRR. Charles-Henry  HIchlag chef de l’opposition a fait rire en évoquant la mort des trois malheureux clochards. Comme la police est dans une impasse, il a trouvé amusant de constater : « vous êtes à la rue ».

_  En effet ça sonne faux.

_ Surtout que la cloche... c’est lui.

_ C’est ce qu’on appelle de l’humour glas.

 _ Quel braque alors !

Partager cet article

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les archives de Sapristi Balthazar sur l'ancien blog (over-blog)
  • : Allez sur http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/
  • Contact