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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 05:09

 

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Comme elle somnole, j’écarte la couverture, je me lève.

 

Je reviens avec ma flûte. Elle dort sur le côté, le visage vers la cheminée. Elle ne me voit pas. Je souffle, le son roule dans le roseau et s‘écoule dans la pièce. Elle s’étire et berce doucement sa tête au rythme de la musique.

_ «  Tu n’es pas sourde donc. Tu entends. Comme t’appelles-tu ? »

Elle me décroche un sourire magnifique et d’un geste éloquent, bras tendus, m’ordonne de la rejoindre.

 

Nous vivons ensemble depuis plusieurs jours, nous ne nous quittons pas. Elle m’embrasse toujours goulûment comme si elle ne connaissait pas d’autre manière de faire. Elle est très tendre, très attentive à me plaire aussi. Elle a très vite su que j’aimais tout particulière sa coiffure lorsque ses cheveux sont noués en queue de cheval et que, de chaque côté de son beau visage, s’écoulent des mèches folles. Quand elle s’apprête ainsi après l’étreinte, elle me dévisage en souriant. Elle ne parle pas. J’ai essayé de lui présenter une craie et une ardoise, elle n’a su qu’en faire. Cette femme est terriblement sensuelle, mais elle ne parle pas, n’écrit pas, ne chantonne pas, ne cuisine pas, en revanche elle embrasse furieusement et n’a aucune pudeur. Une louve en somme.

(la suite demain)

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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