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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 03:12

 

20120901 1083

 

IX

 _« Alors feu ou pas feu ? » me demanda Amogh , «  ce sont peut-être des femmes qui sont passées dans la sente aux branches brisées. Si des hommes viennent de toute façon nous mettrons nos cagoules, et je te parie une mandibule de chevreuil qu'ils déguerpiront comme des lapins. Avec un peu de chance je pourrais en percer un avec une flèche ».

 Pourquoi en tuer un, s'ils fuient. »

_« Mais parce que je suis chasseur et toi l'homme des soupes d'orties. Tu ne peux rien savoir de cette jouissance sublime. Donner la mort avec sang froid est un privilège rare et réservé aux seigneurs. »

_« Absurde ! »

_«  Ah bon ? Tiens vois cette cétoine dorée, la sur l'églantier, écrase-là entre tes deux doigts »

_«  Mais non, regarde ces moirures si tendres, ce vernis mordoré, et la joie paisible de cet animal qui s'en va dormir sous sa feuille, comme nous dans notre gîte sous terre. »

_« C'est bien ce que je dis tu es une herbe, mais je suis le sang ».

Il s'éloigna pour aller chercher quelques brindilles et branches mortes. Il avait décidé : ce soir serait feu. Et ma foi, si quelques femmes lointaines pouvaient nous voir et nous rejoindre, je ne dirais point non. 

(A suivre)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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