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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 03:33

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XXXVIII

Nous étions inquiets. Si l'effet du poison semblait désormais contrarié, Sophia avait perdu beaucoup de sang. Trop.

Voici son récit, il fut entrecoupé de longues périodes de silence et parfois même d'inconscience, de larmes aussi.

 

 

« Après vous avoir quittés, nous avons mis le cap à l'Est ; Eloneloa et moi. Le monde était beau, l'automne donnait à plein. Nous avons chevauché deux semaines et avons abordé une forêt d'érables flamboyants. Ah que c'était beau. Nous étions heureuses comme des enfants. Nous vous avions aimés et ce souvenir restait pur et tendre. Nous parlions parfois de vous, sans jamais dire si nous aurions voulu rester en votre compagnie... Je ne crois pas... Ou alors un peu, une saison d'hiver par exemple. Mais je ne sais pas... Ou alors quelques jours... Peut-être mais pas plus. Nous n'avons pas osé demander et vous n'avez rien fait pour nous retenir... Alors... Nous chevauchions ainsi libres et gaies. Nous avions entendu au loin, du haut d'un col les cris brutaux des hommes bleus. Nous nous en étions toujours tenues éloignées. Nous ne les redoutions pas. Nous les savions à pied et incapables de nous menacer nous qui avions nos chevaux. Pourtant au détour d'une courbe nous les avons vus. Ils nous attendaient, et horreur, deux d'entre eux chevauchaient des montures, l'une rousse, et l'autre pommelée. »

Nous échangeâmes un regard avec Amogh : ces chevaux, c'était les nôtres !

(A SUIVRE)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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