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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 05:59

  20120901_1061.jpgbon

 

Nous étions sans force. Amogh assis les jambes écartées laissait filer le sable dans ses doigts avec un regard si vide qu'il m'a fait peur.


Je lui ai tendu la main. Il s'est levé et a dit  

_ Qui a eu la bone idée d' attacherles  chevaux ici?

_ C'est moi


« Bon, tant pis, on ne peut pas gagner tout le temps.

 


Nous avons repris notre route à pied. Il nous fallait retrouver les gibiers faciles, et pour cela regagner la montagne, sans tarder, avant les grandes neiges.


Nous avons couru trois jours le long de la rivière qui est peu à peu devenait un torrent. Nous avons grignoté des racines de bardane, du pissenlit, des carottes sauvages, du panais, onagre et quelques grosses ravenelles. Amogh a tendu quelques collets en vain. Mais il n'avait pas son pareil pour l'affût, immobile des heures, se métamorphosant en pierre, plus figé qu'une roche. Il avait ainsi capturé des ragondins si myopes qu'ils passaient le soir à portée de sa main.

Nous les avons dévorés, et avec leurs tendons nous avons pu tendre des pièges élaborés ; avec leurs dents affûtées sur des granits doux nous avons eu des pointes de flèche redoutables empoisonnées comme il convient pour n'avoir pas à courir des heures derrière le cerf blessé. 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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