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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 03:07

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XXI

 

Le lendemain nous étions face à l'immensité d'eau.

 _« C'est donc cela ? » interrogea Amogh. L'air était d'une douceur extraordinaire. Nous longeâmes les vagues vers le sud.

_ «  Ce soir nous dînerons d'huitres ! »

_« De quoi ? »

 D'huîtres » je tirais de ma fonte un minuscule livre trouvé l'an passé bien plié dans une chiffon gras au fond d'un trou maçonné de pierres taillées, intitulé «  la physiologie du goût » Brillat Savarin, tome premier, Paulin éditeur 1846. Je lus en ânonnant  la fin de la page 102: « On se souvient qu'autrefois, un festin de quelque apparat commençait ordinairement par des huîtres, et qu'il se trouvait toujours bon nombre de convives qui ne s'arrêtaient pas sans en avoir avalé une grosse ( douze douzaines, cent quarante-quatre).J'ai voulu savoir quel était le poids de cette avant-garde et j'ai vérifié qu'une douzaine d'huîtres, eau comprise, pesait quatre onces, poids marchand, ce qui donne pour la grosse trois livres. »

_« Bigre quels ogres ! En quelle année c'était ?» demanda Amogh

_« 1846 ».

_«  En quelle année sommes-nous ? »

_« Aucune idée ».

_ " M'en moque je mangerai donc une grosse d'huîtres."

_ "Aimes-tu seulement cela? "

__ " Aucune idée... J'aime tout ce qui ce mange... Enfin je crois".

(A SUIVRE)

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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