Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 03:09

20120901_1139.jpg

 


 

XVII

Comme je m'approchais seul, la plus maigre esquissa un sourire d'une douceur si gracieuse que je tendis la main vers elle. Elle s'avançait et plaqua sa paume sur la mienne et me regardant droit dans les yeux. Je frissonnai. Elle le sentit, et sur le bord de ses paupières coula une larme...

 

A la lueur du feu notre étreinte fut d'une puissance à secouer la terre. Je crois bien d'ailleurs qu'elle vacilla. Nous avions perdu bien des choses, mais pas le sens des caresses.

 

 


Le souffle apaisé, comme je caressais ses cheveux, je lui murmurai :

« peut-être avons-nous lancé un enfant dans l'univers ? ». Elle soupira et répondit doucement :

« plus personne. Plus personne ne fait des enfants. Nous sommes toutes stériles. Le monde retourne d'où il vient. Tu devrais savoir cela. Voilà pourquoi il faut en jouir. Nous sommes les derniers à pouvoir le faire»

_ « Mais pourquoi que s'est-il passé ? Je ne parviens pas à me souvenir, et les quelques livres que j'ai pu trouver dans les ruines, et que j'ai bien du mal à lire, n'en disent rien. Regarde... »

Je tirais de ma besace une liasse sous une couverture de papier plus épais et j'ânonnais : «  ca-ta-logue de la ma-nu-fac-ture d'armes de Saint- E---tienne ».

_« Ce livre ne dit rien ! »

_ « Je n'en sais pas plus que toi. » dit-elle en s'enroulant dans sa couverture de fourrure «  je ne sais pas... Je suis fatiguée.»

(A SUIVRE)

Partager cet article

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les archives de Sapristi Balthazar sur l'ancien blog (over-blog)
  • : Allez sur http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/
  • Contact