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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 03:06

 

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XVI

 

Je ne sais comment, mais j'ai su tout de suite qu'elles nous suivaient depuis plusieurs jours. Elles nous observaient de loin. En filant le long de la crête, elles nous observaient. C'est la fille maigre dont j'avais aperçu la chevelure soudain soulevée par le vent d'Ouest. Elles nous avaient devancés et s'étaient placées là, dans cet épaulement de colline. Exactement sur notre route. Comme toujours elles nous avaient choisis après plusieurs journées d'un guet attentif. Nous étions à leur goût puisqu'elles consentaient à se dévoiler enfin. Si nous avions commis un acte jugé par elles désagréable elles auraient tourné bride. Qu'aurions nous pu faire ? Je me suis posé souvent la question, nous embrasser peut-être Amogh et moi ? Cette idée seule m'amusait tant elle était extravagante. Ou alors si nous avions tué un oiseau sans le manger ? Mais cela même Amogh ne le faisait pas.

 

Ce jour-là le rôle « d'ouvreur de route » m'était dévoulu. Je mis pied à terre, et me retournant à peine je vis Amogh enfiler une encoche de flèche dans son arc.

La femme blonde dit :

 Salut hommes, n'est-il pas l'heure du bivouac ? 

 _« Il est encore tôt » dit Amogh.

 _« Justement nous aurons plus de temps » répondit-elle avec une sorte de ravissante effronterie.

 

(A suivre)

 

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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