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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:18

 

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  • XV

    Nous avions ainsi appris, à force de douleurs, ce que savaient jadis les sages : notre mental est notre pire ennemi, il ne sait rien faire d'autre que créer de l'illusion. Et jamais, jamais, il ne cesse sa besogne hardie et cruelle.

    Nous savions, désormais, comment le museler.

    Nous chevauchions plein ouest. Le plateau s'inclinait tendrement vers une plaine où l'été semblait avoir encore un peu de prise. Il y avait dans le vent une sorte de caresse et de parfum inhabituels. Je me penchais pour tenter de voir d'où venait cette odeur d'asparule odorante, ou plutôt d'iris ? Non, de chévrefeuille... Non, de jasmin... Non, de tubéreuse... Mais non pas de tubéreuse ici... Alors ? Rien que d'infini et de très délicat et de très doux. Nous allions plein ouest. Là où le gel n'a jamais prise.

    Nous avions hâte de retrouver cette femelle tiédeur quand, au détour du chemin, nous les vîmes.

    Elles étaient deux, comme nous. Une fille accorte blonde et souriante, et l'autre svelte, brune et grave.

    (A Suivre)

 

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Published by Balthazar Forcalquier - dans RECITS
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