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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 05:49

Etrange évolution : il y a quelques 30 années le public disait :" c’est vrai puisque c’est dans le journal".

Aujourd'hui il dit : «  les journalistes sont tous des menteurs ».

Dans le même temps, les journalistes qui jouissaient d’une totale liberté vis-à-vis des chefs on été peu à peu soumis à leur hiérarchie. Des impératifs de forme  d’abord, et de fond ensuite, ont sensiblement modifié la nature de la presse.

 

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Voilà comment cela s'est produit. Il a fallu construire des pages esthétiques, aux articles bien carrés, sans une ligne qui puisse dépasser, et illustrées de photos au format prédéfini. Par exemple sont apparues des rubriques telles que "3 questions à " ( 3 ! pas de 2 ni 4 ni 5)... Ensuite c'est le contenu que les chefs ont imposé: " tu feras une page sur telle ou telle manifestation ou entreprise ou commune parce qu'elle nous achète des journaux." Cette pratique qui s'appelle "vente en masse" ou " partenariat" permet de maintenir à peu près le chiffre de diffusion *. Le chiffre est faussé, mais il exsite. Bien sûr le client achète les journaux moins cher puisqu'il en achète beaucoup. Le journaliste féconde le monstre, bien obligé, et d'une manière gracieuse car il n'est pas question de griffer le client !

C'est ainsi que la vérité n'est plus dans la presse ( sauf dans le Canard Enchaîné et quelques autres titres rares ).

Voilà pourquoi le chef est plus funeste que bénéfique.

Vive l'anarchie!

* Le maintien d'un chiffre de diffusion est important ( même s'il ne renforce pas le chiffre d'affaires) pour une bonne raison : les annonceurs publicitaires y sont très sensibles.

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Published by Balthazar Forcalquier - dans En vrac
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commentaires

renard argenté 10/09/2012 12:17

la presse dite classique est soumise aux memes contraintes que la presse people : titres acrocheurs , vérités déformées et tout celà pour vendre.
Et il ya les journalistes qui cassent en fonction de leur opinion politique perso.
Certes le chef est un con , ça c'est dans la définition meme du chef puisque on devrait dre : ce con de chef mais dans la presse régionale et locale, on trouve encore quelques journalistes
récalcitrants qui passent outre les consignes du chef et il faut leut tirer un grand coup de couvre chef!!!

Anatole le pingouin 10/09/2012 09:12

La liberté de la presse passant avant tout par la liberté du journaliste in peut dire qu'elle a un coup dans l'aile mais que ce n'est pas la faute du Duhomard consommé par le journaliste. Donc
cherchons le coupable : le chef, le client, l'annonceur ? Trouvons plutôt un bouc émissaire c'est plus facile on en a deux sous la main : S...0 et H......E. Il ne reste plus qu'à trouver comment le
punir, car il ne saurait y avoir de bonne justice sans de bonnes sanctions. Ainsi les victimes (journalistes et public) retrouveront les uns le sommeil, les autres leur confiance en la presse.
Reste un détail il faut organiser un vote pour désigner le bouc émissaire sans dire aux victimes qu'il n'y est pour rien car seul le châtiment d'un coupable leur rendra le bonheur de vivre.

Karantec 10/09/2012 08:55

et Balthazar n'évoque pas les nombreux avantages et protections qui couvrent les journalistes et qui leur furent octroyés par la droite et encore plus par la gauche. Et pour profiter de tout cela
il faut que rien ne change. Liberté, égalité fraternité ne sont plus que des mots !!!

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