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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 03:11

calibres 5

 

 

Résumé : Le mort est le patron d'une obscure boîte (Michel Crapute de la RIGOMEX) où l'on gère le personnel comme au Moyen-Age. Ce n'est pas une raison pour crever dans un cageot de tomates quand même... A moins que...

Donc, il faut ici revenir un peu en arrière. Balthazar qui n'avait jamais entendu parler de Michel Crapute, et fort peu de la RIGOMEX, apprit incidemment que le personnel de cette usine était fort mal traité. Avec une pointe de jubilation il appela donc l'entreprise installée dans une impasse au fin fond d'une zone artisanale crasseuse qui sentait l'huile chaude et le caoutchouc brûlé. Il passa sans difficulté le barrage de la secrétaire lorsqu'il dit : " j'ai sous les yeux un communiqué de l'union départementale de la CNT qui met en cause brutalement votre patron." La CNT est ce syndicat anarco-syndicaliste qui ne fait pas dans la dentelle et qui venait juste de s'installer dans le département. Balthazar n'y avait que des potes. Bien sûr il n'y avait pas de communiqué, et la CNT ne savait rien de la RIGOMEX. Pieux mensonge pour noble cause.

_ "Allô? Ici le PDG Michel Crapute, qu'est-ce que c'est cette histoire ?"

Réponse ( au lecteur de remplir les blancs) : "CNT, syndicat intraitable... Personnel malmené ... Insalubrité patente... Menace de plainte... Et patati et patata... Bien embêtant... Impossible de laisser cela sous le coude... Tracts éventuels vendredi prochain sur le marché..."

Et le coup de Jarnac final de Balthazar délicieusement faux cul : " moi j'aimerais bien ne pas en parler parce que, je ne le sais que trop, les syndicats ne veulent que la mort des entreprises, mais je ne suis pas seul à décider". Là, cet imbécile de Michel Crapute, qui ne connaissait pas le journaliste, eut le sentiment que ce merdeux de scribouillard n'était peut-être pas si mauvais, qu'on pouvait s'entendre avec ce plumitif.

_ "Venez me voir cher monsieur Balthazar Forcalquier, je vous attends".

 

C'était dans la poche. Et de la bonne info allait sortir de là. Certes elle serait obtenue de façon peu orthodoxe, mais à l'heure du jugement dernier, il y aurait bien pire à plaider ! Un beau mensonge pour une cruelle vérité c'est tout de suite pardonné.

A SUIVRE

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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