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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 04:42

 

 

calibres 40

 

 

Résumé : On va bientôt s'arrêter là et au passage arrêter l'assassin, enfin... peut-être.
Le neveu de Louis Grandclerc avisa la police le soir assez tard et le commissaire fut bien étonné de lire, le lendemain, le papier fort bien documenté de Balthazar dans le Courrier de la République.
_ Ah Balt, tu nous as doublés mon fumier. Mais je ne t'en veux pas si tu paies ta tournée ce soir aux Arts et si tu m'invites ensuite au «Trait d'Union » ( le resto derrière l'églie Saint-Médard) je suis dingue de la cuisine d'Angèle et des vins de Vincent. Ah mille bordels j'aime de plus en plus cette bonne ville de Thouars.
Ce qui fut fait, en effet, en fait. Balthazar paya l'apéro, les repas, et même les fameux rhums de la maison ( il y en avait 5, et Vincent offrit le sublime dernier alcool). Belle soirée, Jérôme le commissaire accepta même de trinquer à la mémoire de Carlota. Il avait bien changé ce Jérôme, et en bien. Un phénomène bien connu à Thouars.

_Tu ne sais pas la dernière Balthazou ? dit le commissaire avant de savourer son sublime verre de poire de chez Cazotte, j'ai pris rendez-vous chez Karantec pour me faire soigner les dents.

_ Alors ça ! Ça c'est courageux !
L'analyse attentive des douilles retrouvées dans la cache fournit la dernière clef de l'ultime mystère. L'une d'elle révéla qu'elle contenait fort peu de poudre. Charles Grosbois qui, on s'en souvient, était membre d'un club de tir, était non seulement une fine gachette, mais il connaissait également les dosages de poudre. Il avait préparé une cartouche allégée qui ne lui fit qu'une blessure supportable. Un sondage de la rivière à l'aplomb du jardin permit de retrouver sous 30 cm de vase le petit boîtier télécommandé en plastique qui avait servi à déclencher les tirs à distance.
Un mandat d'arrêt fut lancé contre Charles Grosbois. Mais en vain. Charles avait changé de vie. Il s'appelait désormais Si Mohamed El Brahim, il était devenu intégriste musulman. La dernière fois qu'on l'avait vu, c'était en Afghanistan dans un groupe se réclamant d'al quaida.
En Thouarsais les licenciements allaient toujours bon train, même si le tarfic ferroviaire allait bientôt s'interrompre ; et les manifs des cheminots n'y changeraient rien.
_ Entre nous, elle nous manque cette Carla, dit au journaliste le chef de gare en tête du énième défilé
_ Pas qu'à vous, pas qu'à vous, répondit Balthazar soudain mélancolique.
                                           FIN

 



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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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commentaires

RENAISIO 27/04/2014 10:15

C'est dimanche et je viens de passer 1h30 à lire toute cette histoire...moi aussi suis mélancolique..je reste encore une fois sur ma "soif".....une pensée pour Carlotta en ce dimanche pluvieux...c'est bien dommage qu'elle ne soit plus là...car elle nous serait bien utile aujourd'hui....

Balthazar 27/04/2014 10:18

Ah oui, moi aussi je reste inconsolable ! Mais peut-être, j' y pense en ce moment, dans la prochaine histoire... qui sait... Moi même d'ailleurs je ne sais pas trop encore... Merci pour ce commentaire et vite : un vin d'Anjou !

Lucas 17/11/2013 17:32

In vino veritas, la vérité était dans la cave.

djbosstoo 14/11/2013 08:28

SNIF! je suis toujours un peu mélancolique a la fin d une bonne histoire...à quand la prochaine?
moi aussi Carla va me manquer!!
djbosstoo

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