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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 04:26

 calibres 34

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Résumé : le temps qui passe est un beau salaud, il efface tout, même les beaux souvenirs.
Qu'était devenu Charles Grosbois ? On l'apprit un beau jour d'été. Balthazar reçut à la rédaction une carte postale avec cocotier, mer émeraude, et vahiné trémoussante.
Au dos ces quelques lignes.
« Un salut des pays ensoleillés. Je suis passé par Cuba saluer la statue de Carlota Machete. Je ne lui en veux pas finalement. Je passe des journées paradisiaques. Transmettez le bonjour aux amis du Thouarsais. Signé Charles Grosbois. »
Son épaule guérie après avoir reçu une balle de calibre 300 Winchester magnum Charles Grosbois avait touché l'héritage et se la coulait douce sous les tropiques. Comme il était orgueilleux il voulait que cela se sache. Quand on est con à quoi bon être heureux si tout le monde l'ignore. Il menait vulgairement grand train. Vous voyez le genre : voiture de sport inconfortable, compagnes botoxées de haut en bas, gros seins, grosses lèvres, grosse bêtise, cocktails et boîtes de nuit. Bref une vie à faire frémir Balthazar. D'ailleurs il frémissait en pensant que Carlota avait eu bien tort de manquer son coup ce jour là. Un salaud de moins c'est un petit gain tant ils sont nombreux, mais c'est un gain quand même.
Voilà cette histoire doit bien s'achever, sans morale certes, mais on arrive au bout. D'ordinaire il se passe quelque chose avant la fin. Mais là... Rien. D'habitude Louis Grandclerc téléphone à Balthazar et d'une manière plus ou moins détournée fait apparaître une lumineuse vérité. C'est comme ça dans les autres histoires. Mais là … Rien. Il restait bien ce mystère obsédant : pourquoi Carlota n'avait pas inscrit Angeline Grosbois à son tableau de chasse ? Et si elle était sincère qui donc avait tiré ? Et surtout pourquoi ? Par opportunisme ? Pour suivre le mouvement ? Mais alors pourquoi n'avoir pas continué ? Quand on flingue une fois on peut recommencer.
Le texte de la carte postale fut publié dans l'indifférence générale, ou presque.
Alors que Balthazar s'apprêtait à quitter le bureau pour s'enivrer seul, car en définitive il était plus seul que jamais, et parce que, comme l'écrivait Antoine Blondin "on boit avec les autres mais on est ivre seul", le téléphona sonna, Balthazar décrocha.
_ Allo ? Ici Louis Grandclerc, venez donc me voir c'est intéressant. Cela concerne Carlota Machete.
A SUIVRE ...

 



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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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