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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 04:15

 

calibres 28


Résumé : ça change, cette fois-ci Carlota a utilisé un pistolet. Elle tire bien quand même cette Carlota. Cela mériterait presque le respect s'il n'y avait pas mort d'homme.


Quelques jours passèrent mine de rien. On en avait presque perdu l'habitude. Balthazar se plongea avec délice dans le Mezcal à 50 ° ( non autorisé à la vente) avec dans le fond de la bouteille un petit scorpion pour faire beau. La classe ! Il préparait laborieusement les annonces de la foire Saint-Michel quand un appel le tira de ses exotiques méditations.
_ Balthazar rapplique ça tire à tout va rue Danton ! C'était le patron de l'hôtel des voyageurs, en face de la gare, au débouché de la rue Danton justement. Balthazar y avait quelques habitudes qui sont d'un autre registre et qui ne regarde personne ici.
Le quartier était bouclé. Mais en passant derrière la gare et en traversant les voies ferrées par le dépôt, le journaliste parvint à proximité d'une ancienne usine désaffectée. C'était là, et tout autour, que la fusillade faisait rage. L'inspecteur Legrandu aperçut Balthazar et vint le rejoindre en courant sous la protection du mur qui longe la rue Danton.
_ Qu'est-ce tu fous là ? C'est dangereux.
_ Mais qu'est-ce qui se passe ?
_ On a logé Carlota. Mais elle nous a vu venir, elle s'est retranchée. Les gars du Raid sont là, je ne sais pas comment tu es arrivé jusque là.
_ Ben couillon en passant par le buffet de la gare.
_ Tiens voilà le commissaire, il nous a vus.
En effet il arrivait sans trop se presser, assez courageusement il faut le reconnaître.
_ Ah monsieur Balthazar, je vous l'avais dit : les services secrets étaient sur le coup. Ils ont déniché notre Carlota je vais enfin pouvoir souffler. Bon ce n'est pas une interpellation facile, elle risposte la bougresse, mais je ne vois pas très bien comment elle peut s'en sortir désormais, c'est une question d'heure. Le psychologue de la police est là, c'est un expert. Il va faire appel à des souvenirs intimes, sa maman, son papa qui doit être bien navré de la voir dans une telle situation, bref la chanson ordinaire...
Balthazar était triste, il ne pipa mot sur l'échec certain de la tentative psychologique et plus encore sur l'appel au souvenir du papa. Au bout d'un moment il demanda :
_ On sait qui sait ?
_ Non, mais on va bientôt le savoir... quand elle n'aura plus de cartouches. On fait gaffe, elle a déjà blessé un brigadier à la main, rien de grave heureusement, mais on sait depuis un moment qu'elle tire bien la bougresse. Car c'est une femme. Sacrée femme tout de même. J'ai hâte de la connaître.
Balthazar serra les dents et s'il avait su prier peut-être... Il alerta le flic :
_ Quand même rappelez-vous Jules Bonnot ! Il a tenu tête à un régiment puis est mort sous les balles.
_ C'était un autre siècle. On use de psychologie désormais. De psychologie « le matérialisme est l'asymptote de la psychologie » : Lichtenberg.
_ N'empêche, la connerie tend toujours vers l'infini...
A SUIVRE ...

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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commentaires

Anatole le pingouin 24/10/2013 14:03

Bravo pour la formule et chez le con l'intelligence tend vers moins l'infini... La connerie c'est pas du manque, c'est de l'inversion.

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