Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 04:18

calibres 20

 

Résumé: Enfin Carlota après une nouvelle exécution sort de l'ombre, mais elle a loupé le mari d'Angeline Grosbois, qui n'avait pas d'autre rapport avec un ange que son prénom.
Balthazar parla le premier, il savait qu'il faut d'emblée poser des questions et ensuite laisser de longues plages de silence. Le silence suscite toujours des confidences, tous les interviouveurs savent cela.
_ Hé bien chère Carlota vous n'êtes pas au chômage vous ! et vous n'êtes pas sexiste. Angeline Grosbois ne dira plus d'insanités, mais vous avez loupé son époux.
_ Qui ?
_ Angeline et Charles Grosbois. Elle possèdait une boîte d'intérim, lui fait des affaires sur internet. Assez interlopes d'ailleurs ces affaires : sites pornos, sites échangistes et compagnie.
_ Je ne comprends pas. Ce ne sont pas mes cibles ces deux-là, en tout cas pas encore. Les autres oui, c'est moi, mais pas ces deux-là. Quelle arme a été utilisée ?
_ Je l'ignore encore mais c'est du gros, elle n'avait plus toute sa tête l'Angeline, si l'on peut dire.
_ Ce n'est pas moi, c'est tout.
_ Alors vous faites des émules !
_ Ce n'est pas moi, c'est tout... Si j'ai voulu vous rencontrer c'est en mémoire de mon père, René Hobo. Vous l'avez connu semble-t-il.
_ C'était mon ami.
_ Je vous crois. Vous l'avez écrit et ce n'était pas si simple dans le contexte actuel, je le sais. Papa m'a tout appris sur les armes. C'est grâce à lui si je suis une tireuse d'élite. Lorsqu'il est mort j'ai trouvé des papiers dans ses tiroirs. Des papiers sur lesquels il avait écrit son histoire.
_ Je sais son histoire, sa jeunesse meurtrie, ses douleurs, ses engagements dignes et sa foi dans l'anarchie. C'était mon ami, et il le reste.
_ J'accomplis ce qu'il aurait voulu faire.
_ Croyez-vous ?
_ Oui. C'est pourquoi j'ai voulu vous rencontrer. Ce monde est dirigée par des escrocs, des fripouilles, il est temps de passer à l'action armée. N'avez vous pas remarqué que le climat social s'est soudain adouci dans la ville ?
_ C'est le moins que l'on puisse dire. J'ai même vu le patron d'une usine laisser passer devant lui une femme de ménage à la boulangerie de la rue Saint-Médard.
_ Je sais qu'un ami de mon père ne peut pas me trahir. J'ai pris le risque de vous rencontrer pour cette raison : vous pouvez relayer mon message. Expliquer les bienfaits de ce... nettoyage salutaire. Pour l'instant seuls les notables, les bourgeois et les flics parlent dans votre journal. Allez donc demander aux humbles leur sentiment.
_ Oui... Peut-être, mais était-il nécessaire de tuer une femme, Angeline Grosbois, pour faire passer un tel message. Même si elle était infecte, vous n'aurez pas grand monde pour vous soutenir.
_ Je vous dis que ce n'est pas moi. Je ne tue pas les femmes. Et pour l'instant je suspends mon programme. Pour l'instant seulement. Je suis gnostique et je suis donc anarchiste. Sachez que je suis au monde, mais pas de ce monde.
_ Heu...
_ Lisez donc Jacques Lacarrière et vous comprendrez comment j'inverse les codes. Soyez avec moi Balthazar !

 

En un instant Carlota avait disparu. Balthazar resta seul avec le parfum de la dame.
A SUIVRE...

Partager cet article

Repost 0
Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Les archives de Sapristi Balthazar sur l'ancien blog (over-blog)
  • : Allez sur http://sapristi-balthazar.blogspot.fr/
  • Contact