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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 04:10

calibres 19

 

 

Résumé: Contact est pris avec Carlota qui, entre temps, vient de se faire une patronne, mais a loupé un patron ! Premier grain de sable dans cette mécanique si bien huilée.
Angeline Grosbois avait mauvaise réputation : on l'appelait « la négrière ». Elle n'avait d'ange que son prénom. Elle faisait travailler de pauvres gens et encaissait au passage de juteuses commissions. Mal aimable, vulgaire, elle n'avait rien pour plaire. D'une manière générale elle sentait assez mauvais, « crasse et pommade » comme l'écrivait Jean Lorrain. Elle disposait d'une confortable fortune personnelle qu'elle exposait volontiers en roulant dans des voitures de sport, et en achetant à Noël des kilos de foie gras et des dizaines de homards. De plus elle parlait fort une langue assez grossière. Mais est-ce une raison pour recevoir une balle dans la tête. Ah ? Non ? Bon...
Son mari hospitalisé n'avait pas encore pu être entendu par la police, encore moins par Balthazar.

 

Le soir tomba sans faire de bruit. Les heures passèrent. Le parc Imbert était fermé. Mais il était aisé de franchir la grille. A tâtons Balthazar trouva la section des cactus (aïe) et attendit. Un délicat parfum annonça la venue de Carlota. La lune se dévoila abandonnant son écharpe légère en écume de nuages ( c'est fou comme un rendez-vous secret rend romantique). Carlota était là, belle. Elle n'était pas bien grosse cette fille qui maniait les armes de guerre. Elle avait dans le nez un anneau d'argent. Le cheveu long sur le côté droit et rasé sur le côté gauche dégageant le pavillon de l'oreille. Cette oreille était grande et curieusement ourlée. A l'évidence Carlota avait choisi de l'exposer comme si elle voulait affirmer son mépris de toute coquetterie. Elle avait un charme fou. Elle était mince comme un fil pour attacher un piège. C'est elle que Balthazar avait remarqué de manière si fugace au monument aux morts, au début de cette histoire. Son visage était fin, mais son regard laissait filtrer une grande tristesse. 
A SUIVRE...

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Published by Balthazar Forcalquier - dans LE FEUILLETON
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